Centre d'appels d'urgence 112 : restez en ligne 

Centre d’appels d’urgence, restez en ligne. – Pour l’ambulance ou les pompiers, appuyez sur 1 – Pour la police, appuyez sur 2. Vous entendez ce message lorsque vous composez le 112. Mais comment communiquer efficacement en cas d'urgence ?

 

112

© Astrid
 

Le seul numéro 112 en Belgique

 Les numéros d’appel d’urgence sont jusqu'à présent, en Belgique, le 112 (numéro d’urgence en Europe), le 101 pour la police et le 100 pour les pompiers et les ambulances.
Le 112 est le numéro d’appel d’urgence gratuit partout en Europe (ainsi qu'en Suisse et en Afrique du Sud). Il est valable pour tout type d’urgence. Il faut donc que l’opérateur transfère l’appel vers la bonne centrale police ou pompiers/ambulances car les procédures des policiers sont différentes des autres services de secours.
Depuis le 11 février 2020, un menu à options a été instauré pour le n°112. Le temps d’attente de l’appel 112 est ainsi mis à profit pour déjà orienter automatiquement l’appelant vers la bonne centrale. Tout appel d’urgence doit être traité avec rapidité et par conséquent, toutes les secondes gagnées lors de l’appel peuvent être précieuses.
Le 112 devient donc le seul numéro d’appel d’urgence en Belgique. Afin d'éviter les pertes de temps, les anciens numéros 100 et 101 restent actifs pour les personnes qui s’en serviraient encore.

 

Comment appeler le 112 ?

Il est important que le préposé du centre d’appel puisse traiter votre appel rapidement et de manière adéquate. Pour ce faire, il a besoin de renseignements corrects que seul l’appelant peut lui fournir.

Il faut donc s’efforcer de garder son calme et s’attacher aux faits. A retenir :

Attendre que le préposé soit bien en ligne et vous écoute
Il arrive que, sous stress, des appelants parlent au robot qui leur demande de patienter …

Communiquer sur l’événement et son ampleur (quoi, comment)
Comment cela s’est produit, ce que vous ou les témoins avez vu, sans entrer dans les détails.
L’adéquation des moyens à envoyer dépend de l’évaluation de l’ampleur de l’accident dont, notamment le nombre et l’état des victimes. L’appelant est le premier évaluateur de cette situation, ses indications sont primordiales. Les premiers secours arrivant sur les lieux rectifieront le dispositif si nécessaire.
Chaque type d’intervention déclenche un envoi des secours adapté. Un, deux ou trois véhicules de pompiers, des ambulances (secouristes), un ou des SMUR (urgentistes), un renfort de police. Tout doit être bien envoyé au départ sans pour autant gaspiller des moyens.

Le lieu où les secours doivent se rendre (où)
… doit être bien précisé avec les moyens dont disposent les témoins (adresse, configuration des lieux, itinéraire pour y parvenir, point marquant du paysage, coordonnées GPS).
Si vous n’appelez pas du lieu de l’accident, signalez-le au préposé. Vos appels d’un téléphone fixe ou d’un GSM sont localisés automatiquement par la centrale mais le système n’est pas fiable à 100%, donc votre communication permet au préposé d’être certain de la localisation et qu’il n’a pas affaire à un appel suspect.
Si possible, allez accueillir les services de secours pour les emmener vers les victimes.

L’état et le nombre des victimes
Il s'agit d'une rapide évaluation, sans nécessairement faire un diagnostic exhaustif : un, trois ou des dizaines de blessés, du sang, des blessés inconscients et/ou coincés.
L’état de conscience des blessés les plus graves est important. L’envoi d’un SMUR n’intervient que pour des blessures graves ou des personnes inconscientes. Il est important de donner de bonnes informations pour ne pas perdre de temps à la prise en charge des victimes, surtout si elles sont gravement blessées et que leur vie est en danger.
Le préposé aura besoin de renseignements complémentaires que l’appelant devra lui fournir. Il faut donc rester en ligne jusqu’au moment où le préposé invitera lui-même l'appelant à raccrocher.
Le numéro du téléphone d’appel étant enregistré, il devra rester disponible pour permettre au préposé de communiquer avec le lieu de l’accident en attendant l’arrivée des secours.

 

En bref, je communique au 112 :

  • L’événement : que se passe-t-il ?
  • L’adresse exacte où les services de secours doivent se rendre.
  • Le nombre de victimes et l’évaluation de la gravité des blessures.
  • Je reste en ligne aussi longtemps que l’opérateur le demande.
  • La ligne téléphonique doit rester libre : l’opérateur peut demander de plus amples informations.
  • Si la situation devait s’aggraver ou s’améliorer, je reprends contact avec le 112 pour le signaler.

Jean-Paul CHARLIER
Commandant des services d’incendie er

Source: secunews.be

 

 

Prévenir les vols de vélo ? Quelques pistes …

Des précautions individuelles (cadenas, marquage, …) combinées à des initiatives locales ciblées (box sécurisés) peuvent endiguer les vols de vélos commis sur la voie publique. La prévention des cambriolages de magasins de vélos est aussi abordée.

  

velo IBS

© Secunews.be
 

Vols de vélos sur la voie publique

Précautions individuelles

Quelques règles immuables sont à rappeler aux propriétaires de vélos qui les stationnent sur la voie publique :

  • Acheter des cadenas antivols efficaces (en forme de U ou pliants résistants) ;
  • Laisser le vélo à un endroit fréquenté et bien visible ;
  • Toujours cadenasser le vélo, même pour un bref moment ;
  • Utiliser si possible deux cadenas et attacher le cadre à un point fixe ;
  • Conserver la facture d’achat de son vélo, noter le numéro du cadre et le faire graver (via le marquage gratuit de son numéro national) ;
  • Contracter une assurance contre les vols de vélo ;
  • Déposer toujours plainte à la police ou déclarer le vol via l'e-portail https://www.police.be/fr/e-loket/porter-plainte .

 

Initiatives prises sur le plan local

Au-delà de ces précautions individuelles de bon sens, certaines villes belges, particulièrement exposées, ont pris des initiatives propres dans le but de contrer les vols de vélos.

Il en est ainsi, par exemple à Gand, le chef-lieu de la Flandre Orientale. Face aux nombreux vols de vélo, les autorités locales ont autorisé la police locale gantoise à dissimuler des « vélos-appâts » (lokfietsen) à travers la ville. Ceux-ci sont équipés d’un système de géolocalisation qui permet aux forces de l’ordre de pister les auteurs et d’en savoir davantage sur leurs modes opératoires et sur leurs repères.

D’autres villes, comme Anvers ou Bruges, confrontées aux mêmes problèmes, ont marqué leur intérêt pour ce procédé au sujet duquel les autorités gantoises communiquent peu, dans un souci de discrétion par rapport aux auteurs. Bruxelles s’y est intéressée également, mais sa réglementation régionale laisse peu de latitude à ce processus.

La ville de Liège, principale cité wallonne touchée par ce type de vols, a mis en place des box à vélos sécurisés, créé un grand parking à vélos au centre de la ville et organise régulièrement des actions gratuites de marquage des bicyclettes.

Dans la capitale, des mesures spécifiques ont également été prises par certaines zones de police locale, soit en marquage de cadres de vélos soit dans l’optique d’aides à l’enquête, afin de faciliter la récupération du vélo volé. Ainsi, la zone de Bruxelles-Ixelles dispose d’un service ‘VéloFlic’, qui via le réseau social Facebook, encourage toute victime de vol à déposer plainte, afin qu’un maximum de caractéristiques du vélo concerné puissent être partagées sur l’application. En outre, les autorités bruxelloises ont développé un sticker ‘mybike.brussels’, indécollable et muni d’un QR code personnalisé.

Quant au Gouvernement fédéral, il a mis sur pied ‘BeCyclist’, un plan d’action 2021-2024, pour promouvoir l’utilisation du vélo. Une des composantes du projet vise à intensifier la lutte contre les vols de vélo, par exemple par le biais d’un registre national.

 

Autres pistes pour retrouver un vélo volé

  • velosretrouves.be (uniquement en Flandre) ;
  • la page Facebook de Mybike.brussels ;
  • le site ou la page Facebook de votre zone de police locale ;
  • les brocantes et sites de seconde main ;
  • les dépôts de vélos retrouvés gérés par les communes.

 

Cambriolages dans les magasins de vélos

Compte tenu des cambriolages opérés actuellement par des bandes organisées dans les magasins de cycles, certaines mesures de prévention spécifiques peuvent être recommandées aux gérants de ces établissements :

  • En cas d’agissements suspects autour d’un magasin, par le fait d’un véhicule ou d’une personne, toujours en avertir la police et essayer de retenir un numéro de plaque ou tout autre élément important (ou prendre une photo) qui pourrait aider les forces de l’ordre à rechercher les auteurs.
  • Installer un bon système d’alarme et de vidéos de surveillance. Il est crucial que lors d’un cambriolage, l’éclairage du magasin soit actif afin de pouvoir disposer d’images claires et exploitables.
  • Contacter le conseiller en prévention vols de sa police locale pour obtenir des suggestions utiles et, si besoin, une visite sur place.
  • Fournir, en cas de vol ou cambriolage, le numéro de série de chaque vélo dérobé et mettre des photos de ceux-ci à la disposition des forces de police.

Vous pouvez obtenir des informations et des conseils supplémentaires sur la prévention des vols de vélos auprès de votre zone de police locale : Police.be | Portail de la Police Belge

 

Nicolas CALLANT & Vincent VANDERKELEN
Criminologues et conseillers police judiciaire fédérale

Source: secunews.be

 

 

Intoxication au CO : des gestes simples peuvent vous sauver la vie

Rebaptisé "le tueur silencieux", le monoxyde de carbone (CO) fait chaque hiver plusieurs milliers de victimes en Europe, dont un certain nombre de décès. Les causes, les symptômes, comment le prévenir et les bonnes réactions en cas d’accident.

 

Intoxication CO

© Patrick Decorte

 

 

Les causes

D’après les données de l’Institut de veille sanitaire, la chaudière représente la principale source d’accidents. En Belgique, le Centre Antipoison pointe également du doigt les petits chauffe-eau à gaz installés dans la salle de bain. A noter que les groupes électrogènes utilisés à l’intérieur d’un bâtiment tendent à devenir une cause importante d’intoxication au CO.

Tous les appareils à combustion, c’est-à-dire fonctionnant au gaz, au bois, au charbon, à l’essence, au fuel, aux granulés, aux pellets ou à l’éthanol ont besoin de beaucoup d’oxygène pour brûler correctement. Si la présence d’oxygène devient trop faible dans la pièce, il se forme alors du gaz toxique : le monoxyde de carbone.

 

Les symptômes

Ce gaz toxique est d’autant plus grave qu’il est difficile à détecter. Invisible, inodore, non-irritant, il peut pourtant se diffuser dans une pièce et en tuer les occupants en moins d’une heure.

Certains symptômes donnent l’alerte, surtout s’ils sont partagés par plusieurs personnes ou s’ils disparaissent hors de la pièce : maux de tête, nausées, vertiges, fatigue, vomissements, évanouissement.

Certains signes dans la maison peuvent aussi signaler le danger :

- La présence de suie sur les murs près d’un chauffe-eau
- Des flammes jaunes au lieu de bleues
- Un taux d’humidité anormalement élevé.

 

Les bons réflexes

En cas d’intoxication au CO, il est recommandé :

- d’aérer la pièce immédiatement (portes et les fenêtres extérieures)

- si la victime est inconsciente : la sortir de la pièce et la coucher sur le côté pour éviter qu’elle ne s’étouffe dans ses vomissements

- éteindre l’appareil

- appeler le 112 en précisant qu’il s’agit d’une intoxication au CO

- Faire vérifier l’installation par un professionnel avant de la remettre en service.

 

Les habitudes qui sauvent:

• Faire entretenir les appareils de combustion chaque année par un homme de métier : les chaudières et les poêles, mais aussi les systèmes de production d’eau chaude et les cheminées.

• Aérer au moins 10 minutes chaque jour

• Vérifier que la salle de bain possède une «ventilation basse» (p.ex. une grille dans le bas de la porte) et une «ventilation haute» (p.ex. cheminée d’évacuation du chauffe-eau)

• Ne jamais boucher les entrées ou sorties d’air et maintenir le système de ventilation en bon état

• Respecter les consignes d’utilisation des appareils à combustion et ne pas faire fonctionner les chauffages d’appoint en continu

• Placer les groupes électrogènes hors du bâtiment

• Ne jamais se chauffer avec des appareils qui ne sont pas prévus pour cet usage (cuisinière, barbecue, brasero, etc.)

• Eviter les appareils mobiles qui ne sont pas reliés à une cheminée. Ou alors ne pas les allumer plus d’une heure d’affilée.

• Installer des détecteurs de CO conformes aux normes européennes (munis de l’étiquetage CE) dans les pièces équipées d’un appareil à combustion (avec flamme).

 

Michèle Orban, Information Broker
De Herdt Frank, Major des Services Incendie er

Source: secunews.be

 

 

Victime d’un cybercriminel : Comment déposer plainte ?

 

Les statistiques de la police fédérale indiquent une forte augmentation des infractions liées à la cybercriminalité et aux arnaques qui y sont associées. Comment et auprès de quel service de police porter plainte ?

Notre intense activité sur le net, que ce soit via un ordinateur ou un smartphone, augmente la probabilité d’être victime de l’une ou l’autre forme de cybercriminalité. Qu’il s’agisse de messages de haine, d’harcèlement, d’escroqueries, de diffusion de contenus pédopornographiques, de pratiques d’intrusion et vol de données ou de ransomware (logiciel conçu pour bloquer et crypter des données personnelles aux fins d’obtenir une rançon), la cybercriminalité revêt en effet un caractère protéiforme et préjudicie de plus en plus de personnes qui en deviennent victimes à titre privé ou professionnel.

 

Victime d’un cybercriminel

© Wikimedia

 

 

Où et comment déposer plainte ?

Concrètement, en tant que victime, après avoir fait bloquer vos comptes bancaires ou votre carte de crédit, vous devez dès que possible vous rendre dans un commissariat, idéalement celui de votre zone de police locale.

Rassemblez auparavant un maximum d’éléments afin que le policier qui vous reçoit comprenne au mieux votre situation et puisse prendre les mesures adéquates. Tout dépend évidemment des faits dont vous avez été victime. Néanmoins, il sera toujours utile d’imprimer les mails reçus, les messages qui vous ont été transmis sur vos profils (éventuellement en réalisant une capture d’écran) ou encore, des photos de SMS qui se sont affichés sur votre smartphone. Pensez aussi à communiquer toutes les données bancaires impliquées.

Enfin, soyez attentif à ne rien effacer sur votre ordinateur ou votre smartphone car les données enregistrées pourront permettre ensuite une recherche plus approfondie.

 

Le rôle de la police locale

L’enquêteur de la police locale recueillera un maximum d’informations précises que vous pourrez lui fournir telles que l’adresse du mail d’origine, les dates et heures d’expédition ou encore, le numéro de téléphone qui serait en lien avec les SMS reçus. Autant de données qui sont susceptibles d’aider à l’identification de l’auteur des faits.

Pour mener à bien son enquête, ce policier va également pouvoir consulter une plateforme d’assistance interne à la police, désormais accessible à tous les membres de la police intégrée, mais aussi, aux magistrats qui en font la demande. En plus de contenus documentaires, cet outil constitue un guide pour les policiers qui sont contactés par un citoyen et impliqués dans la rédaction des procès-verbaux de plaintes en rapport avec la cybercriminalité.

A noter que dans certaines zones de police, un service est dédié à cette forme de criminalité. Néanmoins, les suites de l’enquête seront en général confiées à la police fédérale par le magistrat compétent. Le procès-verbal contenant la plainte et les actes d’enquête par la police locale est en effet transmis au parquet de l’arrondissement judiciaire concerné.

 

Les services spécialisés de la police fédérale

Une fois le dossier transmis au parquet, le magistrat peut requérir au sein de l’arrondissement judiciaire, l’appui de la RCCU (Regional Computer Crime Units) ou d’une équipe OSINT locale (Open Source Intelligence ou Renseignement en Sources Ouvertes, c’est-à-dire les informations accessibles à chacun) de la police judiciaire fédérale lorsque, par exemple, une première recherche a permis de constater la présence d’éléments pouvant mener à une identification via un réquisitoire transmis à un opérateur télécom. Une fois l’identification reçue, le service de police concerné transmet la réponse au magistrat. Sur base de cette information, le magistrat pourra poursuivre l’enquête et faire entendre les suspects.

La police fédérale dispose également d’une équipe spécifique d’investigation sur Internet. Dans le cadre d’un dossier judiciaire, ce service i2-IRU peut venir en appui aux magistrats ou aux services de police. Cette équipe a pour mission de collecter et mettre à disposition des informations venues de sources libres d’accès comme les sites web, des comptes ou des profils sur les réseaux sociaux, des images satellites, etc.

 

La Cyber Emergency Response Team fédérale, ou CERT.be

Le « Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB) » a pour objectif de superviser, de coordonner et de veiller à la mise en œuvre de la stratégie belge en matière de cybersécurité. Le CERT.be constitue son service opérationnel chargé de détecter, d’observer et d’analyser les problèmes de sécurité en ligne ainsi que d’informer le public à ce sujet.

Il prodigue des conseils et formule des avertissements concernant des dangers récents sur le Web : comment répondre à une attaque en ransomware, tester la vulnérabilité d’un système, premiers secours en cas de cyberattaque, etc.
Il propose aussi de signaler un incident ou de recevoir une aide : https://www.cert.be/fr/signaler-un-incident .

 

Relisez nos conseils précédents pour éviter d’être victime de la cybercriminalité ainsi que le site https://www.safeonweb.be/fr/surfez-en-toute-securite.

 

Olivier BOGAERT
Commissaire de Police – Police Fédérale - DJSOC
Chroniqueur "Surfons tranquille" sur Classic 21

 

Source: secunews.be ©

 

 

Les drogues du viol, de quoi parle-t-on ?

 

Le viol ou les attouchements sexuels sous influence de substances psychoactives. De quelles drogues s’agit-il ? Quels sont leurs effets ?

Le mouvement initié par #Balancetonbar en 2021, et suivi par d’autres, a ouvert la voie de l’expression aux victimes de viol et d’attouchements sexuels sous soumission chimique. Ce phénomène longtemps considéré comme marginal, voire comme relevant de la rumeur, apparaît aujourd’hui en augmentation.

Le GHB et le GBL surnommés « drogue du viol », sont des substances psychoactives utilisées pour soumettre une personne à son insu, en les diluant dans une boisson. D’autres médicaments, détournés de leur usage premier, sont également concernés.

 

porte a porte IBS

© Kato Peeters

 

GHB et GBL, de quoi parle-t-on ? 

  • Le GHB (gammahydroxybutyrate) est à l’origine un anesthésiant utilisé en médecine pour ses qualités sédatives. Il est également utilisé dans le traitement de certains troubles du sommeil, de la perte soudaine de tonus musculaire sans perte de connaissance (cataplexie), de la fibromyalgie, des dépendances à l’alcool et aux opiacés.
    Il est classé dans la catégorie des stupéfiants en France et en Belgique.
    Le GHB est un dépresseur (il ralentit le fonctionnement du corps). Bien qu’appelé parfois « ecstasy liquide » ou « MDMA liquide », le GHB n’a aucune parenté chimique avec l’ecstasy qui est un stimulant.
  • Le GBL (gamma-butyrolactone) a remplacé progressivement le GHB. Une fois absorbé, il est métabolisé dans notre organisme en GHB. C’est pourquoi on dit qu’il en est son précurseur.
    C’est un produit industriel utilisé dans les solvants et décapants. Bon marché, il est d’un accès plus aisé que le GHB classé comme stupéfiant. Sa vente reste légale en Belgique alors qu’il est interdit à la vente « grand public » en France. Il est possible de s’en procurer sur Internet. Il est usuellement appelé GHB.

 

Présentation

  • Le GHB, destiné à être dilué, se présente sous forme liquide et plus rarement sous forme de poudre ou granules, en capsules, rapidement solubles. Le GHB est incolore et inodore. Son léger goût salé et savonneux passe inaperçu lorsqu’il est dilué dans une boisson sucrée ou dans un alcool.
  • Le GBL se présente uniquement sous la forme d’un liquide visqueux. Tout comme le GHB, il est incolore mais présente une odeur forte et un goût chimique prononcé. Le goût est toutefois souvent indétectable en raison de la dilution importante du liquide dans le contenu d’une boisson sucrée ou alcoolisée.


Effets

Les effets du GHB et du GBL sont identiques. Ceux du GBL peuvent toutefois être plus rapides, plus puissants et plus imprévisibles que ceux du GHB, selon les individus. L'utilisation excessive et prolongée conduit à la tolérance et à la dépendance physique.

  • A faible dose, le GHB relaxe, euphorise, désinhibe. Il amplifie l’empathie et le désir de contact, facilite la communication et stimule le désir sexuel.
  • A dose modérée, il occasionne des vertiges, une incoordination motrice, des difficultés à s’exprimer, de la confusion, des nausées et des vomissements, des étourdissements et de la somnolence.
  • A forte dose, il entraîne des tremblements incontrôlables, des troubles de la coordination, des convulsions, une dépression respiratoire et un ralentissement de la fréquence cardiaque.
  • Dans les cas d’intoxication aiguë, il peut provoquer une perte de connaissance et/ou de conscience communément appelée « G-Hole », pouvant durer une ou deux heures, le coma, voire le décès par arrêt cardiaque ou respiratoire.

De la période où la victime était sous l’effet de la substance, elle ne conserve que de vagues souvenirs, le plus souvent sous forme de flash, voire aucune trace. Les victimes disent fréquemment : « je me souviens avoir pris un verre et puis, c’est le black-out. »

 

Les facteurs contribuant aux effets du GHB/GBL

  • La quantité. Plus la quantité consommée de GHB / GBL est importante, plus les risques de G-Hole, de coma et de décès sont accrus. L’écart est très faible entre la dose générant les effets recherchés (par le consommateur volontaire ou pour l'agresseur chez sa victime) et une dose toxique.
  • La qualité. Si le produit a été acquis sur le marché noir, son réel contenu reste une inconnue quant à sa concentration, à la présence d’autres substances.
  • Le rythme d’absorption. Ainsi, une boisson contenant du GHB / GBL aura des effets plus rapides si elle est bue d'une traite plutôt que par petites gorgées.
  • Les caractéristiques individuelles. Une même dose de GHB / GBL peut entraîner une intoxication aiguë chez une personne et pas chez une autre. Elle aura des effets plus importants chez un primo-consommateur que chez un « régulier ». Le poids, l’âge, la taille, le sexe, l’état de santé, la condition physique et mentale, la personnalité, le mode de vie, la génétique, etc… ont également une influence.
  • La synergie entre le GHB / GBL et l'alcool, des calmants, des opiacés potentialise fortement leurs effets dépresseurs et donc les risques d’overdose.

 


Apparition et durée des effets du GHB/GBL

  • Les effets du GHB apparaissent habituellement endéans les 30 minutes après l’ingestion. Dans les 5 à 10 minutes, si la victime est à jeun, ou si la quantité absorbée est importante, ou si la boisson est consommée d’une traite.
    Les effets perdurent de 1 à 4 heures pour des doses faibles à modérées et jusqu’à 24 heures en cas d’intoxication grave. Généralement, la rémission est complète dans les 8 heures suivant la consommation.
  • Les effets du GBL apparaissent et s'estompent plus rapidement (en 1 à 2 heures) que ceux du GHB.

 


La détection du GHB/GBL dans le corps

Le GHB / GBL, étant rapidement métabolisé par l'organisme, reste décelable 6 à 8 heures dans le sang ,10 à 18 heures dans les urines et durant 2 semaines dans les cheveux.

 

Les autres drogues du viol

Derrière l’appellation générique de « drogue du viol » se cachent également différents types de médicaments détournés de leur usage. On y retrouve ainsi les :

  • Benzodiazépines : substance myorelaxante, anxiolytique, antidépressive, sédative, hypnotique, anticonvulsivante et/ou amnésiante.
  • Analgésiques,
  • Anesthésiques
  • Antihistaminiques (plus rarement).
    Ces molécules lèvent l'inhibition, provoquent des pertes de connaissance et induisent des amnésies, en particulier lorsqu'elles sont prises avec de l'alcool. Elles sont détectables plus facilement que le GHB/GBL, même au-delà de 24 ou de 48 heures.


Le cannabis, les opiacés et autres drogues (la cocaïne, par exemple) sont également fréquemment impliqués dans les cas d'agression commis sous l'influence d'une substance, avec ou sans GHB/GBL. Il n'est pas rare que les agresseurs mixent différents produits.
Dans certains cas, l'alcool est l'unique substance psychoactive décelée à l'origine de la soumission chimique.

 

Les autres usages détournés du GHB

  • Certains culturistes utilisent le GHB pour ses qualités euphorisantes et pour ses prétendues propriétés anabolisantes.
  • Dans les milieux récréatifs nocturnes, en particulier dans le milieu « Gay », il est apprécié comme substitut aux amphétamines et à l’ecstasy, pour ses effets d’amplification des sensations physiques et tactiles ainsi que la stimulation du désir sexuel.

Evelyne JOSSE
Psychologue, psychothérapeute

Source: secunews.be ©

 

A PROPOS

 

IBS existe depuis plus de 35 ans. La société fut fondée dans le souci d'apporter à ses clients une sécurité optimale.

Avec de nombreux collaborateurs et installations à travers tout le territoire national, IBS est un des principaux acteurs sur le marché belge en matière de sécurité.

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