Se libérer de son stress après un cambriolage

Un cambriolage peut provoquer chez les victimes un choc émotionnel, parfois important, et par la suite des conduites d’évitement voire une hypervigilance et des pensées négatives persistantes. Comment se libérer des tensions et du sentiment d’insécurité.

 

habitat IBS

©  Patrick Decorte



Le traumatisme psychique

 

L’hyperactivation neurovégétative

Les personnes traumatisées perçoivent le monde extérieur comme imprévisible, malveillant et dangereux. Dans cet univers hostile, elles se sentent vulnérables, soumises aux événements adverses de façon arbitraire et aléatoire, ce qui génère une hyperactivation neurovégétative. Elles manifestent une attitude d’hypervigilance, elles sont perpétuellement en alerte et sursautent au moindre bruit. Elles résistent à l’endormissement et souffrent d’insomnies ; elles dorment d’un sommeil léger, agité et non réparateur ; elles se réveillent en pleine nuit, inquiètes et aux aguets.

Si les victimes n’ont pas vu les malfrats parce qu’elles étaient absentes ou endormies au moment des faits, elles deviennent souvent suspicieuses. Elles s’interrogent sur l’identité des malfaiteurs et passent en revue tous les scénarios possibles. Par exemple, elles peuvent se convaincre qu’il s’agit d’un voisin qui connait leur mode de vie, ce qui accroit leur anxiété. Dans la rue et les endroits publics, elles observent les passants en se demandant si les cambrioleurs se trouvent parmi eux. Elles peuvent également se sentir épiées et avoir l’impression que des malfrats surveillent leurs allées et venues en vue de commettre un nouveau méfait.

L’hyperactivation neurovégétative se manifeste également par de l’irritabilité, des accès de colère et de l’agressivité ainsi que par des difficultés de concentration.

 

Pensées et émotions négatives persistantes

Les pensées négatives persistantes et exagérées entretenues à l’égard d’autrui et du monde extérieur sont une autre particularité de l’état de stress post-traumatique. Ainsi, les victimes peuvent être convaincues que nul n’est digne de confiance, que le monde est dangereux et qu’elles ne sont à l’abri nulle part.

Ces croyances négatives s’accompagnent d’un état émotionnel négatif persistant : elles éprouvent de la peur et de la colère. Elles peuvent également ressentir des sentiments de culpabilité, notamment si elles ont facilité le cambriolage par leur négligence. « C’est de ma faute, je suis vraiment nulle, j’avais oublié de fermer la fenêtre » me disait une patiente.

 

Les troubles connexes

L’état de stress post-traumatique survient rarement seul. Concomitamment aux symptômes décrits ci-dessus, un grand nombre de victimes souffrent d’angoisse, d’attaques de panique ou d’anxiété généralisée. D’autres présentent un trouble dépressif.

 

Les enfants

S’il est perturbant pour les adultes, un cambriolage l’est également pour les enfants. Après un tel événement, il est fréquent qu’ils refusent de rester seuls à la maison, qu’ils s’inquiètent de leur sécurité, qu’ils fassent des cauchemars et des terreurs nocturnes, qu’ils veulent dormir avec la lumière et la porte de leur chambre ouverte.

 

Se rétablir après un cambriolage


Renforcer la sécurité du domicile

Le renforcement de la sécurité de l’habitation est une des mesures qui permet de restaurer partiellement ou totalement le sentiment de sécurité. Changer les serrures, installer un système d’alarme ou de vidéosurveillance, placer une porte blindée et des barreaux aux fenêtres, utiliser un simulateur de présence ou un détecteur de mouvement sont quelques-unes des mesures qui aident à recréer un cocon sécurisant.

 

Retrouver une routine quotidienne

Il est important de retrouver rapidement une routine quotidienne. Se lever, se coucher et manger à heures régulières, participer aux activités professionnelles et de loisirs, fréquenter des amis, etc., aide à récupérer d’un cambriolage en contribuant à créer un sentiment de continuité et de sécurité.

 

Confier ses difficultés

Les personnes éprouvées par un cambriolage ont souvent le besoin de partager leur vécu avec leurs proches et la plupart d’entre elles déclarent ressentir un soulagement de s’être confiées. Discuter de ses difficultés aide à ventiler les émotions, libère les tensions et allège la charge émotionnelle. Les victimes devraient donc être encouragées à exprimer leur ressenti.

 

Le réseau de soutien

Dans certains cas, notamment lorsque le cambriolage a été violent, rejoindre une association d’aide aux victimes de cambriolage peut s’avérer d’une grande aide. Les participants peuvent partager leur expérience, entendre des témoignages d’autres personnes cambriolées et solliciter des conseils.

 

Les soins de santé mentale

Si les personnes ont été confrontées aux voleurs, un suivi psychologique s’avère souvent nécessaire. C’est également le cas si les symptômes perdurent au-delà d’un mois.

La méthode qui semble donner les meilleurs résultats pour réduire un traumatisme induit par un événement ponctuel est l’EMDR. EMDR est l’acronyme de « Eye Movement desensitization and reprocessing », en français « désensibilisation et retraitement par le mouvement des yeux ». L’appellation « EMDR » a été conservée même si la méthode ne se limite plus désormais à l’utilisation des mouvements oculaires. Cette approche psychothérapeutique a été découverte fortuitement aux États-Unis en 1987 par Francine Shapiro. Son efficacité a été scientifiquement prouvée depuis 1989 par de nombreuses études contrôlées. Depuis 2013, l’Organisation Mondiale de la Santé la préconise pour le traitement des troubles psychotraumatiques chez l’enfant et l’adulte.

L’hypnose constitue également un excellent moyen d’évacuer le traumatisme, de rétablir l’équilibre psychocorporel ébranlé par le choc émotionnel, de gérer le stress et les angoisses, et de retrouver un sommeil satisfaisant.

Les médicaments anxiolytiques tels les benzodiazépines ne devraient pas être prescrits pour réduire les symptômes aigus de stress post-traumatique ou les problèmes de sommeil au cours du premier mois suivant l’événement traumatisant, du moins pas plus de quelques jours. Ces médications pourraient même allonger le temps nécessaire pour se remettre psychologiquement. Sans compter que les personnes risquent de devenir dépendantes et de souffrir d’un syndrome de sevrage à l’interruption du traitement.

  

Evelyne JOSSE
Psychologue, psychothérapeute
Auteur du site résilience-psy.com

Source: secunews.be ©

 

 

Eviter un carjacking : être vigilant lors des déplacements

Comment éviter d’être victime d’un carjacking ? A travers une suite de quelques articles, nous énumérons les précautions à prendre avant, durant et à l’issue d’un déplacement en voiture, qu’il s’agisse de trajets habituels ou de voyages à l’étranger. La vigilance en cours de route est abordée plus particulièrement dans cet article.

Une première nouvelle a brièvement explicité la notion de carjacking (ou le vol d’un véhicule avec violences envers le conducteur) en le différenciant du home-jacking (vol avec violences, à l’intérieur d’une habitation, des clés d’un véhicule pour s’en emparer) et du vol garage (vol d’un véhicule mais sans contact avec la victime) et les mesures de prudence à prendre AVANT de partir.

Le présent article est consacré aux précautions usuelles lors de vos déplacements en voiture. Le but n’est évidemment pas de tomber dans la paranoïa des agressions, mais d’être suffisamment attentif au volant et d’éviter toute mauvaise surprise.

 

Parking train IBS

 © Berty Goudriaan



Quelques modes opératoires caractéristiques du carjacking 

- Le bon samaritain : càd la simulation d’un accident

- La collision légère : la voiture cible est soit à l’arrêt soit fait une manoeuvre

- La ruse : appel de phare de l’auteur pour faire croire que le véhicule de la cible a un problème et inciter le conducteur à sortir

- L’embuscade : dès l’arrêt du véhicule, les auteurs profitent de l’ouverture du garage/portail pour prendre possession du véhicule.

 

En cours de route, soyez vigilant 

• Dès le départ, bouclez votre ceinture et verrouillez vos portières

• Lorsque la circulation ralentit ou est à l’arrêt, observez ce qui se passe autour de vous et restez vigilant. Si quelqu'un vient déposer un flyer ou autre publicité sur la vitre du véhicule, il peut s'agir d'une diversion visant à vous faire sortir du véhicule ou ouvrir la portière

• Evitez de vous retrouver bloqué entre deux voitures. Gardez toujours une distance suffisante avec le véhicule qui vous précède afin de pouvoir vous dégager aisément

• Ralentissez progressivement à l’approche d’un carrefour ou d’un feu rouge ; vous aurez plus de chance de ne pas rester immobilisé ou de l’être un minimum de temps

• Si une personne vous fait signe pour obtenir un renseignement ou semble en panne, soyez méfiant. Si vous décidez de vous arrêter, gardez vos portières verrouillées et entrouvrez légèrement votre vitre pour lui parler

• Lorsque vous devez vous immobiliser, ne coupez pas votre moteur si vous avez l’impression de ne pas être en sécurité ou si les circonstances vous paraissent anormales ou suspectes

• Préférez les aires de stationnement et les parkings fréquentés et bien éclairés aux zones isolées et sombres.

 

Nos deux prochains articles consacrés au carjacking : quelles précautions en cas d’accrochage, au moment de reprendre son véhicule, de rentrer chez soi, etc., ainsi que les réactions en cas d’attaque effective ou de tentative de carjacking.

 

Christian Arnould
Commissaire divisionnaire e.r.

 

Source: secunews.be ©

 

 

L’impact psychologique d’un cambriolage

L’intrusion du domicile provoque presque toujours un choc émotionnel, voire engendre un syndrome psycho-traumatique, en particulier si les victimes ont vu les malfaiteurs et si le vol s’est accompagné de violences. Pourquoi un cambriolage génère-t-il un tel choc émotionnel ?

 

habitat IBS

© Kato Peeters



L’importance de l’habitat

Pour comprendre en quoi l’effraction d’un domicile est un événement bouleversant, il est essentiel de rappeler la place qu’occupe l’habitat dans notre équilibre psychique.

Premièrement, pour la grande majorité d’entre nous, la résidence est un cocon protecteur. C’est un refuge stable, un lieu sécurisant où l’on se sent à l’abri des dangers extérieurs. Rentrer chez soi, c’est retrouver ses repères dans une atmosphère unique et rassurante. Lorsque des étrangers font effraction dans ce lieu privilégié, les murs perdent leur rôle protecteur et le sentiment de sécurité des occupants s’en trouve compromis. Si les armoires ont été vidées, les tiroirs renversés, les lits retournés et les portes fracturées, l’impression d’insécurité et de chaos en est renforcé. C’est particulièrement vrai pour les personnes âgées chez qui le désordre de leur logement brouille les repères quotidiens.

Deuxièmement, notre domicile est le lieu de notre identité, celui où l’on peut être vraiment soi-même, détendu, sans fard, sans chichis. C’est un lieu pensé, choisi, décoré, soigné, marqué par nos habitudes, par nos goûts et par nos odeurs. C’est une part de nous-mêmes à laquelle nous nous identifions. C’est probablement la raison pour laquelle nous l’appelons volontiers notre « intérieur ».

Troisièmement, notre domicile est le lieu de notre intimité. Les voleurs pénètrent dans la salle de bain et la chambre à coucher. Ils accèdent à ces endroits privés, dont même les amis proches et la famille sont tenus à l’écart. Ils fouillent les effets personnels des occupants et touchent leurs sous-vêtements.

Quatrièmement, notre domicile est le lieu de nos trésors. Nous y gardons des objets de valeur : une télévision, un ordinateur, un téléphone portable, un appareil photo, des bijoux. Outre le préjudice financier, leur vol provoque souvent un sentiment d’injustice, surtout si leur propriétaire a travaillé durement pour pouvoir se les offrir ou s’ils contiennent des données importantes. Nous thésaurisons également des objets sentimentaux, irremplaçables, chargés de souvenirs en lien avec des personnes aimées, parfois décédées, ou à des moments marquants de notre histoire. Leur disparition provoque généralement une grande tristesse. C’est une sorte de deuil de leur passé que les cambriolés ont à opérer.

 

L’impact psychologique, du choc émotionnel au traumatisme

Il existe de grandes différences entre individus dans la façon de faire face à une effraction de leur domicile. Les réactions dépendent certes de leur personnalité et de leurs antécédents mais plus encore de la gravité du cambriolage.

Les répercussions sont différentes si le malfrat s’est emparé du butin dans une habitation inoccupée et si la victime a assisté impuissante au vol de ses biens. Lorsque les habitants étaient absents de leur domicile, la situation provoque un choc émotionnel, parfois important, mais conduit peu fréquemment à un traumatisme. Toutefois, si les lieux ont été dégradés ou si les objets dérobés étaient d’une grande valeur marchande ou affective, l’impact est généralement plus conséquent. Les femmes seules qui ne peuvent compter que sur elles-mêmes pour assurer leur sécurité et les familles responsables de jeunes enfants peuvent également présenter des réactions majorées.

Si les victimes étaient présentes au moment des faits, si elles ont été menacées de violence, si elles ont été malmenées et agressées physiquement, si elles ont été blessées ou si elles ont craint pour leur vie, elles risquent de développer un véritable traumatisme.

 

Le traumatisme psychique

 

Les reviviscences

Les reviviscences sont des manifestations du traumatisme par lesquelles la victime a l’impression d’être ramenée dans le passé et de réexpérimenter le cambriolage, voire même de le revivre.

Les souvenirs répétitifs et envahissants du vol surviennent indépendamment de la volonté de la personne. La victime ne désire pas se remémorer les faits mais l’événement s’impose sans arrêt à son esprit de façon involontaire et envahissante. « Je n’arrête pas d’y penser. Je revois toujours ce visage cagoulé devant moi » témoignait une patiente.

Flash-back est un mot anglais signifiant « retour en arrière ». Il s’agit d’une reviviscence reproduisant tout ou partie de l’événement traumatisant faisant brusquement irruption dans la conscience de la victime. Cette reviviscence est vécue comme réelle pendant un bref instant, tout au plus durant quelques secondes, mais elle plonge les victimes dans un grand désarroi, parfois pour de longues heures. Par exemple, une patiente a pris brièvement une branche agitée par le vent dans la pénombre du soir pour un cambrioleur surgissant des fourrés. Durant la nuit, le trauma s’impose également. Les personnes revivent l’événement en rêve et se réveillent généralement en sursaut.

Les victimes ont souvent l’impression que l’événement pourrait se renouveler et que le danger guette. Elles ont l’impression que l’événement pourrait se renouveler et que leur domicile pourrait à nouveau être cambriolé. Souvent aussi, les victimes craignent de quitter leur foyer pour se rendre au travail ou aller faire des courses et davantage encore, lorsqu’elles partent en vacances.

 

Les conduites d’évitement

L’évitement est une réponse innée. Il constitue une séquence comportementale défensive visant à accroître les chances d’échapper à une nouvelle situation traumatisante.

Pour prévenir une éventuelle intrusion des cambrioleurs, la majorité des victimes sécurisent leur domicile. Elles renforcent les accès du logement mais les personnes les plus anxieuses s’enferment à clé. Une patiente, vivant seule, se cloîtrait depuis l’effraction de sa maison ; elle verrouillait la porte et baissait les volets du rez-de-chaussée y compris en pleine journée.

Si les victimes craignent de laisser leur habitation sans surveillance, elles redoutent également d’y revenir après s’être absentées par peur de tomber nez-à-nez avec des voleurs. Elles n’osent plus y rester ou y dormir seules et il n’est pas rare qu’elles quittent leur domicile pour loger quelques nuits chez des amis ou à l’hôtel.

Dans les cas extrêmes ou lorsqu’un logement a été visité à plusieurs reprises, certaines familles décident de déménager.

Dans un article à suivre, nous expliciterons les autres manifestations possibles d’un traumatisme psychique (hypervigilance, pensées négatives persistantes, etc.) et nous donnerons quelques conseils afin de retrouver progressivement un sentiment de sécurité.

  

Evelyne JOSSE

Psychologue, psychothérapeute

Source: secunews.be ©

 

 

Au volant, tout appareil mobile désormais fixé sur un support 

Depuis le 3 mars 2022, des règles plus strictes s'appliquent à ceux qui veulent utiliser leur téléphone portable ou d'autres appareils mobiles au volant. Désormais, vous ne pourrez utiliser votre appareil avec écran que s'il se trouve dans un support approprié.

 

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© Secunews



La nouvelle règle

La distraction causée par l'utilisation d'un téléphone portable ou d'un smartphone au volant est l'une des principales causes de mortalité dans le trafic. Toutefois, outre les téléphones mobiles et les téléphones intelligents, il existe de nombreux autres appareils dotés d'un écran qui peuvent distraire les conducteurs et donc augmenter considérablement le risque d'accident. L'ancien article 8.4 du code de la route, qui limitait l'utilisation des téléphones portables, est donc étendu à l'utilisation de tous les appareils mobiles dotés d'un écran.

La nouvelle règle stipule qu'en tant que conducteur, vous ne pouvez pas "utiliser, tenir en main ni manipuler aucun appareil électronique mobile doté d’un écran, à moins qu'il ne soit fixé au véhicule dans un support destiné à cette fin". La règle ne s'applique pas lorsque votre véhicule est à l’arrêt ou en stationnement conformément aux dispositions du Code de la route.

Concrètement, cela signifie qu'en tant que conducteur, vous n'êtes plus autorisé à passer des appels téléphoniques lorsque votre smartphone est posé sur vos genoux, sur la console centrale ou sur le siège du passager. L'utilisation de votre smartphone pour la navigation ou comme lecteur de musique sera également interdite, sauf si l'appareil est fixé dans un support. Il en va de même pour les autres appareils mobiles dotés d'un écran, tels que les appareils GPS ou les lecteurs multimédias.

 

Des amendes plus élevées

Non seulement la règle elle-même sera plus stricte, mais les amendes seront également plus élevées pour ceux qui ne la respectent pas. L'utilisation non autorisée d'appareils mobiles au volant deviendra un délit de troisième degré. Les personnes prises risquent une amende immédiate de 174 euros, plus les frais administratifs. En cas de convocation devant le tribunal de police, le juge peut infliger des amendes allant de 240 à 4.000 euros, et le droit de conduire peut également être retiré.

Les contrevenants qui sont titulaires d'un permis de conduire B depuis moins de deux ans et qui résident en permanence en Belgique doivent au moins repasser l'examen théorique ou pratique avant d'être autorisés à conduire à nouveau. En cas de récidive, les sanctions sont encore plus sévères.

 

VLAAMSE STICHTING VERKEERSKUNDE

https://www.veiligverkeer.be/themas/afleiding

 

 

Que signifie à l’arrêt ou en stationnement ?

Selon le code de la route, vous êtes à l’arrêt lorsque votre véhicule n’est pas stoppé plus longtemps que nécessaire pour laisser embarquer ou débarquer des personnes ou pour charger ou décharger des marchandises.

Si vous laissez votre véhicule à l'arrêt plus longtemps que nécessaire pour l’embarquement ou le débarquement (ou chargement/déchargement), il sera alors question de stationnement.

Lorsque vous êtes immobilisé devant un feu rouge ou dans un embouteillage, votre véhicule n'est ni arrêté ni certainement stationné selon le code de la route.

 

GSM au volant, conseils utiles avant de partir …

Mettez si possible votre smartphone en silencieux avant le départ et rangez-le dans la boîte à gants, donc hors de portée et de vue. Ainsi, vous ne serez pas distrait par les appels ni tenté de saisir votre GSM.

Un outil très pratique est « l’Autoposition » de votre smartphone. Un message avertissant que vous conduisez et que vous rappellerez plus tard répond automatiquement aux appels. Si votre smartphone n'en est pas encore équipé, téléchargez l’application.

Utiliser le téléphone en mode mains libres (l’appareil étant fixé dans son support) n’est pas interdit mais le risque d’accident n’est pas négligeable car votre attention à la circulation diminue automatiquement. Si vous décidez de procéder ainsi, allumez votre Bluetooth avant de partir.

 

Christian ARNOULD
Commissaire divisionnaire er

 

Source: secunews.be ©

 

 

Les trottinettes électriques : règles et recommandation

Les trottinettes électriques en libre-service dans les villes présentent des avantages mais aussi des dangers en matière de sécurité routière. Quelles sont les règles applicables à la circulation de tels engins sur la voie publique ?

  

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© Quentin Peeters

 

 

Le phénomène et les risques

La location de trottinettes électriques en libre-service est aisée via un smartphone et leur localisation dans une ville est pratiquement aussi rapide grâce à des applications spécifiques. Après utilisation, il suffit de la laisser stationnée à peu près partout. Attention toutefois, il faut veiller à la manière d’effectuer ce stationnement : le code de la route interdit de gêner la circulation des usagers des voies publiques ou d’abandonner un objet qui constitue un obstacle. De plus, des règles peuvent être émises (voir infra) pour éviter l’encombrement des trottoirs dans les villes.

Pour pouvoir circuler sur la voie publique, les trotinettes électriques, comme les autres engins de déplacement à moteur, ne peuvent dépasser 25km/h. Cette vitesse peut donc présenter un danger. La configuration urbaine de la ville où elles cheminent est également une source de risques : les lignes de tram par exemple, peuvent se révéler très glissantes en cas de pluies.

Une étude américaine publiée dans la revue American Journal of Otolaryngology a constaté la multiplication du nombre de blessures au visage et à la tête en raison de l’utilisation de trottinettes électriques et en l’absence de casque.

Au-delà de ces éléments, la trottinette présente des avantages certains. En plus d’être compacte et plus rapide que la marche à pied, elle incarne une tendance de mobilité douce alternative facile et accessible à tous pour diminuer le nombre de véhicules automobiles en ville. Par ailleurs, contrairement au vélo, elle rencontre parfaitement des impératifs de multimodalité puisqu’elle permet l’accès aux autres moyens de transport (bus, train, voiture, …) sans supplément grâce à sa petite taille et à sa légèreté.

 

En Belgique, quelles sont les règles ?

Il est intéressant de se pencher sur les règles de circulation applicables à ces nouveaux moyens de déplacement. Le code de la route belge définit un engin de déplacement motorisé comme tout véhicule à moteur à une roue ou plus qui ne peut, par construction et par la seule puissance de son moteur, dépasser sur une route horizontale la vitesse de 25 km/h.

Dans un premier temps, le code de la route assimile l’engin de déplacement qui roule à l’allure du pas, à un piéton. Cela signifie que chaque fois que les usagers en trottinette ne dépassent pas l’allure d'un piéton, ils doivent se déplacer sur le trottoir. Toutes les règles applicables aux piétons leur sont transposables.

Lorsqu'ils circulent plus vite qu'à l'allure du pas, les utilisateurs de trottinettes électriques doivent rouler sur la piste cyclable tout comme les cyclistes[2]. À défaut de piste cyclable, le code requiert que l’utilisateur roule à droite sur la chaussée ou sur les accotements de plain-pied voire enfin, sur les emplacements de stationnement. Il peut également emprunter à contresens les rues à sens unique ou sens interdit lorsqu’un panneau additionnel (M2 ou M4) l’autorise pour les cyclistes.

Comme n’importe quel autre conducteur, l’utilisateur d’une trottinette électrique ne peut pas faire usage de son GSM en le tenant en main ou circuler en état d’imprégnation alcoolique. L'éclairage est obligatoire la nuit.

Si le port du casque n’est pas encore obligatoire pour l’utilisation des trottinettes électriques, il est chaudement recommandé par le SPF Mobilité et VIAS.

La règle de la majorité est imposée par nombre de distributeurs en vue de l’utilisation de trottinettes mises en location. Toutefois, le code de la route assimile les utilisateurs de trottinettes à des cyclistes, ce qui n’implique a priori pas d’âge limite.

 

Quelques recommandations pratiques

Outre le port du casque lorsqu’on utilise une trottinette électrique, VIAS conseille :

  • Choisir un produit qui porte la norme CE et donc une garantie de deux ans
  • En plus d’un casque, porter des protections pour les premières utilisations
  • S’entraîner à la maitrise de l’engin dans un endroit sans trafic et, si possible, accompagné
  • Adapter sa vitesse, garder la maîtrise de ses déplacements en toutes circonstances
  • La nuit, porter une veste fluo ainsi qu’une lampe blanche à l’avant et rouge à l’arrière si l’éclairage d’origine de l’engin est trop faible
  • Rester courtois avec les piétons, ne pas gêner les autres usagers
  • Restez vigilant en terrain inconnu pour éviter les ornières et autres surprises.

 

Encombrement des trottoirs ?

A l’instar de certaines villes, il est tout à fait possible pour les communes d'interdire le stationnement de trottinettes dans certaines zones pour éviter de créer des problèmes d’encombrement et par voie de conséquence des dangers pour les usagers des voies publiques. Il convient dès lors de rester vigilant à la signalisation et aux règles propres à chaque ville en la matière avant d’abandonner sa trottinette à l’usager suivant.

 

Ambre VASSART

Juriste à l’Union des Villes et Communes de Wallonie

Source: secunews.be ©

 

A PROPOS

 

IBS existe depuis plus de 35 ans. La société fut fondée dans le souci d'apporter à ses clients une sécurité optimale.

Avec de nombreux collaborateurs et installations à travers tout le territoire national, IBS est un des principaux acteurs sur le marché belge en matière de sécurité.

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