Les mesures à prendre après une inondation

 

Après avoir été inondé, vous devrez intervenir le plus rapidement possible pour limiter les dégâts matériels et préparer votre dossier de dédommagements. Mais assurez-vous au préalable que vous ne courez aucun risque en revenant sur les lieux.

 

IBS

 © Steve Closset



Votre sécurité avant tout

  • Il est recommandé d’agir rapidement après une inondation mais à condition que l’accès au bâtiment ne représente pas un danger pour votre intégrité physique.
  • Renseignez-vous auprès de votre commune et des pompiers si votre habitation est accessible. Des maisons effondrées, des rues obstruées par des coulées de boue, des amas de véhicules accidentés peuvent en bloquer l’accès.
  • Une fois sur les lieux, vérifiez avant d’entrer s’il y a eu des dommages structurels, tels que des fissures ou des affaissements. En cas de doute, informez-vous auprès des pompiers ou des professionnels mis à disposition par la commune ou votre compagnie d’assurance. De manière générale, pour votre sécurité et la défense de vos droits, coordonnez votre retour ainsi que toutes vos opérations de pompage et de nettoyage avec les services de secours et votre assureur.
  • Si vous n’avez pas coupé l’électricité avant l’inondation, faites appel à un électricien pour qu’il vérifie s’il n'y a pas de danger d’électrocution. Si votre fournisseur d’électricité a coupé l’électricité dans votre rue, désactivez vous-même le disjoncteur principal et tous les fusibles. Ne pénétrez pas non plus dans l’habitation en cas d’odeur de gaz, prévenez votre compagnie de gaz.
  • Si votre cuve à mazout a perdu son contenu, prévenez votre assureur qui vous indiquera la procédure à suivre. Ne videz jamais le contenu de votre cave polluée vers les égouts, les eaux de surface ou l'environnement proche, il s’agirait d’une pollution grave et par conséquent d’une infraction environnementale.
  • A l’intérieur, déplacez-vous prudemment, des meubles renversés, des objets cassés et des éclats de verre peuvent vous blesser. Portez des bottes en caoutchouc s’il y a plus de 5 cm d’eau dans votre maison.
  • Protégez-vous lorsque vous êtes en contact avec l’eau accumulée. Celle-ci est probablement contaminée par l’eau des égouts ou d’autres substances polluantes.
  • Ne buvez pas l’eau du robinet avant de vous être informés, auprès des autorités ou de la compagnie des eaux, que celle-ci est toujours potable.

 

Tenir compte des assurances et dédommagements

  • Contactez votre assureur le plus rapidement possible. Vous pouvez intervenir d’initiative pour éviter que le sinistre ne s’aggrave (bâcher votre toiture, sécuriser les accès …) mais ne modifiez pas les lieux sans l’accord de votre assureur qui doit au préalable estimer les dommages. De même, demandez son accord avant de faire appel à un corps de métier (prise en charge des frais).
  • Avant de commencer à remettre de l’ordre, dressez une liste exhaustive et prenez des photos des dégâts subis. Rassemblez également un maximum de documents utiles (factures d’achat, photos antérieures au sinistre, etc.).

 

Remettre les lieux en état

En agissant au plus vite, vous limiterez l’étendue des dégâts dus à l'inondation.

  • Évacuez l’eau avec une pompe. Néanmoins, n'utilisez jamais une pompe ou une génératrice à moteur thermique à l'intérieur de l'habitation.
  • Ouvrez portes et fenêtres pour évacuer l’humidité.
  • Evacuez tout le contenu sinistré dans des containers disponibles.
  • Lavez à grande eau la saleté sur les murs et les meubles en bois massif, puis rincez-les plusieurs fois.
  • Lavez et essuyez toutes les surfaces et les structures avec de l'eau et un détergent. Rincez le tout.
  • Il existe des sociétés de nettoyage professionnel pour enlever de grandes quantités de boue, assécher et décontaminer votre maison plus rapidement. Vous éviterez ainsi l’apparition de moisissures.

 

Précautions à prendre

  • N'utilisez pas les électroménagers, les prises et les panneaux électriques qui ont été immergés tant qu’ils n’ont pas été contrôlés par un électricien.
  • Quel que soit votre système de chauffage, s’il a été immergé, un technicien qualifié doit l'inspecter de façon approfondie avant que vous ne l'utilisiez à nouveau.
  • Faites remplacer les filtres et l'isolation du chauffe-eau, du réfrigérateur et du congélateur s'ils ont été mouillés.
  • ​​Jetez tous les médicaments, les produits cosmétiques et les autres articles de toilette qui ont été exposés.
  • S’ils ont été touchés par l'inondation, jetez les contenus du congélateur et du réfrigérateur, notamment toutes les viandes ainsi que les fruits et les légumes frais.

 

Article précédent : Les bons réflexes en cas d'inondation

 

Stéphane Peeters
IMPACT 360

 

Source: secunews.be ©

 

 

Intoxication au CO : des gestes simples peuvent vous sauver la vie

Rebaptisé "le tueur silencieux", le monoxyde de carbone (CO) fait chaque hiver plusieurs milliers de victimes en Europe, dont un certain nombre de décès. Les causes, les symptômes, comment le prévenir et les bonnes réactions en cas d’accident.

 

Intoxication CO

© Patrick Decorte

 

 

Les causes

D’après les données de l’Institut de veille sanitaire, la chaudière représente la principale source d’accidents. En Belgique, le Centre Antipoison pointe également du doigt les petits chauffe-eau à gaz installés dans la salle de bain. A noter que les groupes électrogènes utilisés à l’intérieur d’un bâtiment tendent à devenir une cause importante d’intoxication au CO.

Tous les appareils à combustion, c’est-à-dire fonctionnant au gaz, au bois, au charbon, à l’essence, au fuel, aux granulés, aux pellets ou à l’éthanol ont besoin de beaucoup d’oxygène pour brûler correctement. Si la présence d’oxygène devient trop faible dans la pièce, il se forme alors du gaz toxique : le monoxyde de carbone.

 

Les symptômes

Ce gaz toxique est d’autant plus grave qu’il est difficile à détecter. Invisible, inodore, non-irritant, il peut pourtant se diffuser dans une pièce et en tuer les occupants en moins d’une heure.

Certains symptômes donnent l’alerte, surtout s’ils sont partagés par plusieurs personnes ou s’ils disparaissent hors de la pièce : maux de tête, nausées, vertiges, fatigue, vomissements, évanouissement.

Certains signes dans la maison peuvent aussi signaler le danger :

- La présence de suie sur les murs près d’un chauffe-eau
- Des flammes jaunes au lieu de bleues
- Un taux d’humidité anormalement élevé.

 

Les bons réflexes

En cas d’intoxication au CO, il est recommandé :

- d’aérer la pièce immédiatement (portes et les fenêtres extérieures)

- si la victime est inconsciente : la sortir de la pièce et la coucher sur le côté pour éviter qu’elle ne s’étouffe dans ses vomissements

- éteindre l’appareil

- appeler le 112 en précisant qu’il s’agit d’une intoxication au CO

- Faire vérifier l’installation par un professionnel avant de la remettre en service.

 

Les habitudes qui sauvent:

• Faire entretenir les appareils de combustion chaque année par un homme de métier : les chaudières et les poêles, mais aussi les systèmes de production d’eau chaude et les cheminées.

• Aérer au moins 10 minutes chaque jour

• Vérifier que la salle de bain possède une «ventilation basse» (p.ex. une grille dans le bas de la porte) et une «ventilation haute» (p.ex. cheminée d’évacuation du chauffe-eau)

• Ne jamais boucher les entrées ou sorties d’air et maintenir le système de ventilation en bon état

• Respecter les consignes d’utilisation des appareils à combustion et ne pas faire fonctionner les chauffages d’appoint en continu

• Placer les groupes électrogènes hors du bâtiment

• Ne jamais se chauffer avec des appareils qui ne sont pas prévus pour cet usage (cuisinière, barbecue, brasero, etc.)

• Eviter les appareils mobiles qui ne sont pas reliés à une cheminée. Ou alors ne pas les allumer plus d’une heure d’affilée.

• Installer des détecteurs de CO conformes aux normes européennes (munis de l’étiquetage CE) dans les pièces équipées d’un appareil à combustion (avec flamme).

 

Michèle Orban, Information Broker
De Herdt Frank, Major des Services Incendie er

Source: secunews.be

 

 

Ne communiquez jamais vos codes Digipass !

Encore trop souvent, des personnes communiquent leur code Digipass à des escrocs qui réussissent de ce fait à prendre le contrôle de leur compte courant. Les stratagèmes les plus fréquents.

 

 IBS

© Patrick Decorte

 

 

Scénario 1 : un service public souhaite vous rembourser

Parmi les arnaques courantes, l’appel d’un soit-disant fonctionnaire mandaté par une structure officielle.

Exemple : vous êtes contacté par une personne affirmant représenter le SPF Finances, le SPF Santé ou la Commission Européenne. On vous explique que vous avez droit à une indemnité, à la suite des appels téléphoniques publicitaires que vous recevez régulièrement.

Vous êtes donc invité à fournir un numéro de compte sur lequel un montant déterminé pourra être versé. Un ou deux jours plus tard, un nouvel appel mais cette fois du service comptable de l’institution qui vous précise devoir vérifier si vous êtes bien titulaire du compte sur lequel les fonds doivent être versés.

Pour cette authentification, l’appelant vous demande de vous servir de votre Digipass. Il vous communique ensuite un code à introduire sur le boitier et il insiste sur le fait que par sécurité, vous ne devez jamais communiquer votre code PIN. Mais vous êtes prié toutefois de donner le code réponse.

 

Scénario 2 : vous vendez ou achetez via un site de vente en ligne

Les arnaqueurs profitent également des sites de petites annonces de particulier à particulier.

Exemple : vous avez changé de smartphone et vous vendez le précédent. Rapidement, quelqu’un se dit intéressé. Il précise ne pas pouvoir venir chercher le téléphone et faire appel par conséquent à une société de courrier express qui viendra le prendre et vous paiera en cash la somme demandée.

Vous recevez ensuite un appel de DHL EXPRESS qui vous demande de valider votre identité avec votre Digipass afin de pouvoir garantir que vous êtes le bon destinataire.

L’inverse est possible également : vous souhaitez acheter un bien sur un site de deuxième main et votre interlocuteur vous demande de finaliser la vente en dehors du site de petites annonces et vous propose ensuite de procéder à une vérification bancaire.

 

Scénario 3 : le service d’assistance de Microsoft vous offre son aide

Vous recevez un appel émanant, soi-disant, du service d’assistance de Microsoft. L’interlocuteur signale un grave problème de sécurité sur votre ordinateur. Outre la prise de contrôle de la machine, il propose une solution de sécurité payante. Et, dans ce cas également, il sera fait appel au Digipass pour confirmer, par exemple, que vous êtes bien titulaire de la licence du programme.

Voyez l’article que nous avons déjà consacré à ce sujet.

 

Comment les escrocs parviennent-ils à prendre le contrôle de votre compte ?

Beaucoup de gens donnent suite à la demande d’utiliser leur Digipass, parce qu’ils savent qu’il faut introduire 2 codes pour générer la signature électronique qui permet d’accéder à leur compte courant.

Dans toutes ces situations, la mauvaise surprise, c’est que leur compte est ensuite débité car le seul code réponse qu’ils ont communiqué aux escrocs a permis à ceux-ci de l’associer à l’application de la banque qu’ils avaient préalablement installée sur un smartphone.

 

Recommandations

Ne vous fiez pas au numéro de téléphone qui s’affiche sur votre récepteur. Il a pu être acheté ou loué sur Internet.

Soyez vigilant et rappelez-vous qu’un service officiel, votre opérateur ou encore votre banque connaissent déjà votre numéro de compte et ne vous demanderont jamais de leur communiquer ; de toutes façons, tous les documents officiels sont communiqués par courrier ou par mail officiel.

Ne donnez jamais suite à une demande d’utilisation de votre Digipass et ne communiquez jamais d’information liée à cet appareil. Demandez plutôt les coordonnées de votre interlocuteur, son nom, le service auquel il affirme appartenir et proposez un rendez-vous dans votre agence bancaire. Celui-ci vous dira que la procédure ne le permet pas et il raccrochera.

Si vous avez communiqué vos coordonnées bancaires ou des données apparaissant sur votre Digipass, faites bloquer votre carte immédiatement via Card Stop (070 344 344) ou une agence bancaire.

Signalez l’escroquerie (ou la tentative) à https://pointdecontact.belgique.be/meldpunt/fr/bienvenue. Au terme de votre enregistrement, vous obtiendrez un document synthèse à imprimer qui vous permettra de contacter le service de police compétent.

 

Olivier BOGAERT
Commissaire de Police – Police Fédérale - DJSOC
Chroniqueur "Surfons tranquille" sur Classic 21

Source: secunews.be ©

 

 

Shouldersurfing : soyez vigilant au bancontact

 

Procédé classique, le shoulder surfing est un stratagème utilisé pour connaître votre code secret et dérober votre carte de banque, puis l'auteur retire aussitôt de l'argent à un bancontact ou effectue rapidement des achats avec la carte en question.

Concrètement, cette technique consiste à regarder par-dessus votre épaule (shoulder surfing) au moment précis où vous effectuez une opération bancaire devant un distributeur, dans un commerce, restaurant, etc., puis à subtiliser votre carte afin de retirer le plus d'argent possible en un minimum de temps. Le plus souvent, les malfrats utilisant cette technique agissent à deux, voire à trois.

Les auteurs peuvent intervenir dans les self bankings bien entendu, mais aussi dans les autres lieux où se trouve un terminal de payement : magasins, restaurants, etc. Une fois le code secret détecté, ils parviennent à dérober la carte bancaire en détournant l'attention de la victime sous divers prétextes, soit lorsqu'elle termine son opération au bancontact, soit à proximité, sur le parking lorsqu'elle charge ses courses dans sa voiture par exemple, soit même à son domicile après l'avoir suivie discrètement.

D'autres procédés frauduleux liés aux distributeurs automatiques existent : un équipement difficilement détectable est intégré à l'automate de manière à ce que les cartes restent bloquées à l'intérieur (card trapping) ou les espèces (cash trapping), un lecteur de carte enregistre les données de la carte magnétique et un clavier falsifié ou une caméra miniature saisit le code (skimming), des enregistrements vidéo camouflés, etc.

  

IBS Bancontact

© IMPACT 360

 

A quoi devez-vous être attentif au distributeur automatique ?

- A toute personne qui vous parle au moment où vous effectuez votre retrait, aussi aimable et serviable soit-elle. Redoublez d’attention à cet instant précis. La personne qui vous parle n’est probablement pas seule ; surveillez votre environnement immédiat.

- Les «trucs» utilisés par les auteurs pour vous distraire sont multiples : vous avertir que vous avez laissé tomber un billet, entamer une conversation, vous proposer de recommencer votre opération à la suite d'un message apparu sur l'écran ou de lui montrer comment vous procédez, etc.

- Un tiers vous propose d'appeler Card Stop avec son téléphone parce que votre carte bancaire est bloquée dans l'appareil ou parce que vous n'avez pas pu terminer votre opération correctement. N'acceptez pas car en réalité il appellera un complice qui vous "confirmera" que votre carte a bien été bloquée.

- Si un automate ne vous est pas familier ou n'est pas situé à un endroit habituel (agence bancaire par exemple).

- Si une personne vous aborde après que vous ayez effectué un payement avec votre carte bancaire ou retiré de l'argent. Quel que soit le motif, ne lui permettez pas d'approcher ni de vous aider.

 

Les bons réflexes

- Ne choisissez pas un code secret facile à deviner. Dans tous les cas, mémorisez le ;

- Au bancontact, n’hésitez pas à demander à la personne qui vous suit immédiatement de s’écarter un peu, le temps de composer votre code. Si elle reste néanmoins très proche de vous, n'entamez pas votre retrait d'argent, invitez-la à passer devant vous ;

- Lorsque vous effectuez votre opération, ne vous laissez pas distraire par un tiers. Cachez le clavier avec votre main libre ou avec votre portefeuille lorsque vous tapez votre code ;

- Au moindre doute, stoppez votre opération et retirez votre carte de l'appareil. Et, bien évidemment, ne retapez jamais votre code à la demande d’un quidam ;

- En cas de problème - carte retenue, avalée, volée, etc. - appelez immédiatement Card Stop au numéro 070 344 344 afin de faire bloquer votre carte. Formez le numéro vous-même, refusez qu'un tiers le fasse à votre place

- Contactez immédiatement le 101 ou le poste de police le plus proche si vous êtes témoin ou victime d'agissements suspects.

 

Frédéric MOSER et Christian ARNOULD

Source: secunews.be

 

Diminuer les risques de cambriolage, est-ce réaliste ?

Comment réduire effectivement le risque d’intrusion dans une habitation ? Cela implique-t-il un coût financier important ? La prévention a-t-elle un sens ? Quelques pistes pour limiter les risques de cambriolage.

 

habitat IBS

© Secunews

 

 

Lors de l’évaluation du risque de cambriolage, il faut tenir compte de plusieurs niveaux de critères. En effet, les cambrioleurs recherchent avant tout un quartier approprié, ils choisissent ensuite une rue adéquate et optent enfin pour une maison individuelle. Chacune de ces catégories a des caractéristiques spécifiques, pertinentes pour mesurer le risque.

Le quartier

Tous les quartiers ne sont pas égaux face au risque de cambriolage. Les plus vulnérables sont ceux qui ont un accès facile et un niveau de prospérité élevé. Les zones à proximité du centre-ville, caractérisées par la combinaison de différentes fonctions (zones d’habitations et zones de travail) courent un plus grand risque d’effractions. Il s’agit, dans ce cas, de lieux de passage particulièrement fréquentés.

D’une part, cela permet aux cambrioleurs de repérer une cible intéressante alors qu’ils sont, par exemple, sur le chemin du travail ou en route pour faire des courses. D’autre part, le passage d’un non-résident n’éveille pas les soupçons. Les cambrioleurs se font donc à peine remarquer lorsqu’ils explorent un tel quartier.

Par contre, on observe moins de cambriolages dans un quartier qui bénéficie d’un Partenariat Local de Prévention ou dans le voisinage d’un poste de police.

 

La rue

En ce qui concerne la rue, il y a également différents critères importants. Les rues à grand trafic sont particulièrement vulnérables, ainsi que celles qui possèdent de nombreux carrefours. Les impasses également sont des zones à haut risque.

Les rues bien éclairées sont moins attrayantes pour les cambrioleurs : le risque de se faire voir et de se faire reconnaître est effectivement plus élevé.

 

L’habitation

Les études ont mis en évidence toute une série de critères pertinents dans le choix d’une habitation par des voleurs. Il s’agit premièrement des signes de présence. Une voiture dans l’allée (surtout s’il n’y a pas de garage), des lumières allumées dans la maison ou à proximité, des jouets dans le jardin, etc. sont autant de paramètres démotivant le cambrioleur. Une boîte aux lettres remplie, par contre, est clairement un signe de (longue) absence et augmente dès lors le risque.

Une deuxième série de critères est liée aux possibilités de surveillance. Si de hautes haies offrent une certaine intimité en réduisant la visibilité, les cambrioleurs peuvent également profiter de cette protection. De la même manière, les habitations en lisière d’un bois, au bord d’une plaine de jeu ou d’un parc, seront plus vulnérables parce que les voleurs peuvent se cacher pour les observer. Les logements en bordure d’une rue, proches d’autres maisons, ou simplement visibles depuis d’autres maisons, courent donc moins de risque de cambriolage.

Enfin, une troisième série de critères concerne l’accessibilité de l’habitation. Le risque est plus important lorsque les cambrioleurs peuvent pénétrer par l’arrière ou par le côté du bâtiment, entre autre parce qu’ils sont ainsi dissimulés. La présence d’un chien, d’une alarme et une fermeture efficace sont autant de facteurs qui renforcent la sécurité d’une habitation.

L’association des critères concernant le quartier, la rue et la maison montre que l’exposition d’une habitation au cambriolage peut être un processus complexe. Lors d’un prochain article, nous approfondirons les mesures de prévention.

 

Comment les cambrioleurs choisissent leur cible

Le risque de cambriolage est déterminé par toute une série de critères liés à l’environnement. Ce n’est pas un hasard si les vols se concentrent généralement dans certaines zones.

Comme nous l’avons examiné dans l’article précédent, les cambrioleurs tiennent compte des spécificités de l’espace urbain (ou rural) en l’observant du général au particulier : ils visent avant tout un quartier où leur présence n’éveillera pas les soupçons, ensuite une rue fréquentée dont la configuration leur est favorable et enfin la cible adéquate, maison ou appartement, en fonction des accès offerts, des signes d’une présence, des possibilités de surveillance et du butin potentiel.

Chacune de ces catégories a des caractéristiques spécifiques, pertinentes pour mesurer le risque.

Sur certains de ces paramètres, les habitants n’ont que peu d'emprise. Par exemple, ils ne peuvent pas modifier un accès facile ou le type de zone (combinaison de zones d’habitation et de travail). De même, il leur est difficile d’agir sur le bon fonctionnement de l’éclairage public. Toutefois, ils peuvent influencer le risque de cambriolage dans le quartier ou dans la rue. L’exercice d’un contrôle social, et donc non formalisé, par un Partenariat Local de Prévention (PLP) joue ici un rôle important.

 

Quelques astuces pour réduire le risque

Il existe tout un éventail de possibilités pour diminuer le risque de cambriolage. De grandes baies vitrées ou le fait de pouvoir regarder à l’intérieur d’une maison permet aux cambrioleurs de savoir quel butin intéressant il peut y trouver. Réduire cette visibilité est dès lors approprié. Il n’est toutefois pas conseillé de protéger complètement les environs directs de l’habitation à l’aide de hautes clôtures ou de haies. De telles mesures profitent également aux voleurs lorsqu’il s’agit de rester discret. Ils rendent donc le contrôle social plus difficile.

D’autres facteurs, comme une alarme, un chien, des charnières ou des serrures solides réduisent le risque de visiteurs indésirables.

Il existe également d’autres moyens efficaces que ces mesures physiques : la simulation de présence est une excellente tactique. La plupart des cambrioleurs tiennent à éviter une confrontation avec les habitants et préfèrent dès lors des cibles désertes.
Relever la boîte aux lettres et laisser une lumière allumée en cas d’absence (surtout durant les mois d’hiver) peuvent déjà suffire pour donner l’impression que la maison est habitée. Pendant les mois d’été, laisser des jouets d’enfant dans le jardin peut aussi susciter cette impression. Il faut par contre éviter d’y laisser traîner des outils. Les échelles ou autre matériel peuvent en effet être utiles aux cambrioleurs pour pénétrer dans la maison.

 

Une combinaison optimale

Enfin, il est important de garder à l’esprit que la prévention n’est pas une science exacte et comprend toujours une part de probabilité. Déménager dans une impasse ne signifie pas un cambriolage assuré. De même, investir des milliers d’euros en prévention n’est pas une mesure obligatoire et ne livre aucune garantie de sécurité optimale.

La simulation d’une présence peut se révéler utile, surtout lorsqu’elle est combinée avec un robuste verrouillage des portes et des fenêtres. Une recherche néerlandaise nous apprend que la combinaison de plusieurs facteurs : verrous supplémentaires, lumière allumée en cas d’absence, une alarme et un éclairage externe diminue par seize le risque de cambriolage. Toutefois, ces mesures ne doivent pas exiger un investissement financier trop important.

 

Stijn VAN DAELE
Docteur en criminologie
Dienstverantwoordelijke Mobiliteit en Security Ghent University hospital

Source: secunews.be ©

 

A PROPOS

 

IBS existe depuis plus de 35 ans. La société fut fondée dans le souci d'apporter à ses clients une sécurité optimale.

Avec de nombreux collaborateurs et installations à travers tout le territoire national, IBS est un des principaux acteurs sur le marché belge en matière de sécurité.

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