Eviter un carjacking : être vigilant lors des déplacements

Comment éviter d’être victime d’un carjacking ? A travers une suite de quelques articles, nous énumérons les précautions à prendre avant, durant et à l’issue d’un déplacement en voiture, qu’il s’agisse de trajets habituels ou de voyages à l’étranger. La vigilance en cours de route est abordée plus particulièrement dans cet article.

Une première nouvelle a brièvement explicité la notion de carjacking (ou le vol d’un véhicule avec violences envers le conducteur) en le différenciant du home-jacking (vol avec violences, à l’intérieur d’une habitation, des clés d’un véhicule pour s’en emparer) et du vol garage (vol d’un véhicule mais sans contact avec la victime) et les mesures de prudence à prendre AVANT de partir.

Le présent article est consacré aux précautions usuelles lors de vos déplacements en voiture. Le but n’est évidemment pas de tomber dans la paranoïa des agressions, mais d’être suffisamment attentif au volant et d’éviter toute mauvaise surprise.

 

Parking train IBS

 © Berty Goudriaan



Quelques modes opératoires caractéristiques du carjacking 

- Le bon samaritain : càd la simulation d’un accident

- La collision légère : la voiture cible est soit à l’arrêt soit fait une manoeuvre

- La ruse : appel de phare de l’auteur pour faire croire que le véhicule de la cible a un problème et inciter le conducteur à sortir

- L’embuscade : dès l’arrêt du véhicule, les auteurs profitent de l’ouverture du garage/portail pour prendre possession du véhicule.

 

En cours de route, soyez vigilant 

• Dès le départ, bouclez votre ceinture et verrouillez vos portières

• Lorsque la circulation ralentit ou est à l’arrêt, observez ce qui se passe autour de vous et restez vigilant. Si quelqu'un vient déposer un flyer ou autre publicité sur la vitre du véhicule, il peut s'agir d'une diversion visant à vous faire sortir du véhicule ou ouvrir la portière

• Evitez de vous retrouver bloqué entre deux voitures. Gardez toujours une distance suffisante avec le véhicule qui vous précède afin de pouvoir vous dégager aisément

• Ralentissez progressivement à l’approche d’un carrefour ou d’un feu rouge ; vous aurez plus de chance de ne pas rester immobilisé ou de l’être un minimum de temps

• Si une personne vous fait signe pour obtenir un renseignement ou semble en panne, soyez méfiant. Si vous décidez de vous arrêter, gardez vos portières verrouillées et entrouvrez légèrement votre vitre pour lui parler

• Lorsque vous devez vous immobiliser, ne coupez pas votre moteur si vous avez l’impression de ne pas être en sécurité ou si les circonstances vous paraissent anormales ou suspectes

• Préférez les aires de stationnement et les parkings fréquentés et bien éclairés aux zones isolées et sombres.

 

Nos deux prochains articles consacrés au carjacking : quelles précautions en cas d’accrochage, au moment de reprendre son véhicule, de rentrer chez soi, etc., ainsi que les réactions en cas d’attaque effective ou de tentative de carjacking.

 

Christian Arnould
Commissaire divisionnaire e.r.

 

Source: secunews.be

 

 

Rouler sur la neige ou le verglas : les bons réflexes ...

La neige et le verglas sont au rendez-vous sur tout ou partie de la Belgique ? Ce n'est pas chose courante et nous ne sommes guère préparés à rouler dans ces circonstances très particulières. Afin d’éviter autant que possible un accident, voici quelques recommandations liées au comportement efficace sur des routes enneigées ou verglacées …

 

Neige Hiver IBS

 © Secunews



Neige et risque de verglas sur la route : adaptez votre conduite ! 

- Roulez à vitesse modérée, augmentez la distance de sécurité avec le véhicule qui précède

 

- Evitez les manœuvres brutales, roulez souplement sans coups de volant ni freinage brusque, accélérez ou ralentissez graduellement

 

- Redoublez de prudence aux endroits propices à la formation du verglas, autrement dit exposés aux courants d’air glacés : entrées et sorties d’autoroutes, au-dessus et en-dessous des ponts, les traversées de forêts, aux fonds des vallées, etc.

 

- Réduisez votre vitesse en ligne droite, avant d’aborder un virage, cela vous permettra de ne pas devoir freiner dans le virage et d’y maintenir une vitesse constante

 

- Laissez la priorité aux chasse-neige et engins de salage, roulez dans leurs traces

 

- N’utilisez pas le régulateur de vitesse, gardez en permanence le contrôle du véhicule.

 

Les bonnes réactions en cas de problème

• Si vos roues patinent au départ, démarrez en deuxième en donnant le moins de gaz possible. Evitez bien entendu de vous arrêter dans une côte

 

• Si vous dérapez, restez calme, retirez votre pied du frein ou de l’accélérateur, débrayez et ramenez doucement les roues dans la bonne direction. Regardez et orientez le volant vers l’endroit que vous voulez atteindre (mains et regard suivent la même direction)

 

• Sur une plaque de verglas, il n’y a pratiquement rien à faire. Gardez le volant dans sa position initiale et surtout, ne touchez pas aux freins.

Si votre voiture est équipée d’un ESP, les risques de dérapage sont évidemment moindres. Mais, si vous roulez trop vite, ESP ou pas, vous risquez de perdre le contrôle du véhicule …

 

 

Christian Arnould
Commissaire divisionnaire e.r.

 

Source: secunews.be

 

 

La communication de crise : on ne peut plus se passer d’internet?

Pourquoi utiliser internet en communication de crise ? A côté de la presse dite traditionnelle, le monde d’internet (de la presse numérique aux réseaux sociaux, en passant par les sites internet) modifie les pratiques de communication. La multiplication des outils à disposition et l’impression de perte de contrôle de l’information peuvent donner le vertige aux communicateurs.

 

Protection civile IBS

 © Protection civile



Site internet 

Le site internet d’une commune, ou d’une autre Autorité, peut constituer un espace adéquat pour poster des messages à destination de la population et/ou à destination de la presse. Régulièrement utilisé pour la communication Autorités/population, il est à ce titre, un espace de référence.

En matière d’autoprotection du citoyen, deux sites internet spécifiques offrent de nombreux conseils à la population face aux risques (en situation d’urgence ou pour prévenir ceux-ci) ; les sites communaux peuvent donc s’en inspirer ou y renvoyer :

http://www.info-risques.be/fr

Ce site web donne une information sur différents risques auxquels peut être confrontée la population, ainsi que sur les comportements à adopter face à ces risques et en cas de crises. Il est réalisé et mis à jour par le Service public fédéral Intérieur, en collaboration avec les Services fédéraux des Gouverneurs, les autorités locales et régionales, les services publics fédéraux et autres partenaires concernés par la gestion de crise.

http://www.autoprotectionducitoyen.eu/

Ce site a été réalisé par la Croix-Rouge française, associée aux sociétés nationales Croix-Rouge autrichienne, britannique, espagnole et finlandaise, dans le cadre d’un projet Européen visant à développer des «pratiques et kits de secours pour l’autoprotection des citoyens de l’Union européenne en cas d’accident domestique ou de catastrophe».

 

Réseaux sociaux 

Les médias dits sociaux sont souvent opposés aux médias dits traditionnels. En réalité, plus qu’ils ne s’opposent, ils se complètent et s’entremêlent.
Pour les Autorités, chargées de la communication, les médias sociaux offrent, par rapport aux médias traditionnels, un espace de parole direct et sans intermédiaire vers la population.
Facebook/Twitter sont aujourd’hui les médias sociaux les plus utilisés chez nous, du moins par les plus de 18 ans.
L’utilisation de ces deux médias sociaux en période de crise nécessite d’avoir créé les comptes et pages au préalable, d’avoir des abonnés (Twitter) ou des «amis» (Facebook) qui pourront lire les messages et les partager ensuite. L’effet viral devient alors intéressant en termes de nombre de personnes touchées.

Lors d’une crise, la cohérence entre messages est essentielle ; aussi faut-il éviter de multiplier les messages ou de changer de vocabulaire entre Facebook, Twitter, le site internet et même les communiqués de presse... Le même message peut donc être publié sur Facebook et sur Twitter en adaptant style et vocabulaire pour permettre notamment de rentrer dans le format Twitter (140 caractères).

Ces messages doivent accompagner les communiqués de presse. Ces deux canaux peuvent servir à renvoyer vers les sites internet (ou l’inverse) pour plus d’informations. L’ensemble des outils doit former un système qui permet de dispenser une information rapide et complète.


Catherine Delcourt

Commissaire d’arrondissement pour la province de Liège

Source: secunews.be

 

 

La légitime défense ou le droit de tout citoyen de se protéger.

La légitime défense est souvent invoquée pour justifier la résistance face à l’agresseur. Mais jusqu’où peut aller l’auto-défense ? Les conditions pour pouvoir invoquer la légitime défense sont-elles identiques pour les particuliers et les commerçants ? Quelles sont les conséquences à prévoir sur le plan judiciaire ?

Nous nous attellerons, dans un premier article, à passer en revue le champ d’application et les conditions, souvent méconnues, de la légitime défense.

Dérogation à l’interdiction de se faire Justice à soi-même, les articles 416 et 417 du Code pénal permettent de justifier toute infraction, qui aurait été commise dans le cadre d’un acte de défense contre une agression. Une seule exception demeure en la personne des infractions involontaires. Partant du principe qu’ «on ne se défend pas involontairement, par imprudence ou défaut de précaution», un coup de feu partant tout seul et blessant l’agresseur ne pourrait ainsi être couvert par la légitime défense.

 

legitime defense ibs

 © Sofia Sforza



Se défendre, oui, mais pas dans n’importe quelle situation

Parfois perçue comme un permis de blesser, voire de tuer, la légitime défense est strictement encadrée. Le droit à la légitime défense s’ouvre lorsqu’une personne est victime d’une agression. Celle-ci doit, tout d’abord, être actuelle, c’est-à-dire imminente ou en train de se réaliser. Tirer sur un agresseur en fuite est donc exclu. En outre, la simple éventualité d’une agression est insuffisante.

L’agression doit ensuite être injuste. La légitime défense ne pourrait être invoquée par une personne qui a elle-même commis une faute. Ainsi, l’agresseur qui se voit repoussé et qui, en réponse, attaque de plus belle ne pourrait invoquer la légitime défense pour s’exonérer de sa responsabilité.

L’agression doit en outre être grave, soit de nature à faire craindre un péril sérieux pour l’intégrité physique ou psychique. Enfin, l’agression doit avoir lieu contre les personnes, soi-même ou autrui. Il n’est donc pas question d’invoquer la légitime défense pour protéger son animal de compagnie, ses bijoux ou d’autres biens matériels.

Ainsi agressée, la personne doit en outre être démunie de tout autre moyen de protection, sans possibilités raisonnables de recourir à l’autorité publique.

 

Se défendre, oui, mais pas à n’importe quel prix

Être victime d’une agression ne permet toutefois pas les violences inutiles. La défense doit, en toute hypothèse, être proportionnée à l’agression. Riposter à des violences légères par des violences graves, voire mortelles, ne peut être admis. 

Une fois ces conditions remplies, toute personne peut invoquer la légitime défense, sans qu’il y ait de distinction à faire entre les particuliers ou les commerçants. Si le juge conclut à l’existence d’une légitime défense, la conséquence sera l’acquittement de la personne agressée, de même que des personnes qui l’auraient aidée à se défendre.

Dans un article à suivre, nous examinerons les cas spécifiques de la légitime défense employée la nuit, après effraction de l’habitation par l’agresseur et celle employée en réponse à un vol avec violences, tel qu’un hold-up.

 

Marie Forthomme
Substitut du Procureur du Roi près le TPI de Liège

Source: secunews.be

 

 

Dans quels cas est-il obligatoire de disposer d’une licence ou d’une attestation pour la conduite d’un drone ?

L’arrêté royal du 10 avril 2016 fixe les conditions à remplir pour la détention d’un drone selon leurs caractéristiques et leur usage. Nous avions abordé précédemment les lignes directrices de la nouvelle législation drone et revenons à présent sur la question des certificats à détenir pour pouvoir les piloter.

 

Drone IBS

 © Patrick Decorte



L’attestation obligatoire pour exploiter la «classe 2» à risques faibles

Pour rappel, la classe 2 couvre tous les usages récréatifs (photographie aérienne, arpentage, etc.) d’un drone (RFA), de masse maximale au décollage strictement inférieure à 5kg, présentant des risques faibles pour la sécurité aérienne, les personnes et les biens au sol.

Pour obtenir l’attestation, le télépilote doit :
- Avoir au moins 16 ans ;
- Suivre une formation théorique en matière de réglementation aéronautique, météorologie, connaissances générales de la technologie de l’aéronef, navigation ainsi qu’en matière de protection de la vie privée ;

Des dispenses sont prévues pour certaines de ces matières lorsque le télépilote dispose déjà de licences spécifiques (JAR-FCL, PART-FCL, etc.) ou d’un brevet militaire.

A l’issue de l’examen pratique au sein d’un organisme agréé [1], l’examinateur délivrera l’attestation de télépilote qui certifie que les conditions de délivrance ont bien été remplies par le pilote, qu’il a intégré les connaissances pratiques et s’engage à respecter les conditions de l’arrêté royal.

La licence de télépilote : quelle différence avec l’attestation ?

Le poids du RFA, la hauteur de vol et le degré de risque qui en découle déterminent si le télépilote doit posséder une attestation ou une licence. Cette dernière permet en effet des activités à risques modérés ou accrus (survol de personnes, routes, etc.). Tant les classes 1 et 2 sont concernées.

Les conditions à remplir sont :
- Avoir au moins 18 ans ;
- Disposer d’un certificat médical d’aéronautique (classe LAPL minimum) préalablement à la formation pratique ;
- Avoir suivi une formation théorique et pratique auprès d’un instructeur agréé ou d’un organisme de formation agréé. La liste de ceux-ci peut être consultée sur le site www.beuas.be.

L’examen théorique à la DGTA porte sur la réglementation aéronautique, la météorologie, les performances et limitations humaines ainsi que la communication. Les connaissances dans les matières restantes qui étaient notamment données dans le cadre de la délivrance de l’attestation (technologie de l’aéronef, navigation et protection de la vie privée) sont quant à elles testées lors de l’examen pratique.

Qu’il s’agisse de l’attestation ou de la licence, le candidat doit tenir à jour un carnet de vol qui permettra à son examinateur de constater son expérience sur les drones. Le carnet reprend entre autres la date de chaque vol, les zones et les heures de décollage et d’atterrissage, le temps de vol, le type d’activités, etc. (art. 16)

Enfin, l’attestation et la licence de télépilote sont valides à vie après la réussite des examens pratiques. Au niveau des frais administratifs, seule la licence induit des coûts : examen théorique (75 euros), la délivrance de la licence (250 euros) et l’ajout de qualification sur la licence (75 euros).


Sébastien Dormaels
Master en criminologie, Zone de police Entre Sambre et Meuse

 

Source: secunews.be

 

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