Cyberharcèlement entre jeunes : être attentif et réagir efficacement

Photos détournées, insultes proférées, menaces susurrées, un certain nombre de jeunes avouent être victimes de harcèlement à travers l’Internet. Vidéos volées, messages postés, cybergroupes créés, cette violence se voit démultipliée et propagée indéfiniment par les nouveaux médias. Que faire ?

  

Facebook Jeunes IBS

© Secunews.be

 

 

Le cyberharcèlement et ses répercussions

Le cyberharcèlement est un harcèlement, souvent pré-existant, qui se décline dans un monde virtuel. Ses conséquences sont quant à elles bien réelles, prolongées et amplifiées. Les réseaux sociaux et smartphones simplifient la propagation large, voire publique, d’un message violent. Telle une caisse de résonance pour un phénomène autrefois plus confiné : la vie à l’école ne s’arrête plus quand les cours finissent, la violence s’exporte.

Pire, impunément, elle s’éternise. D’autant plus quand l’identification de l’auteur est difficile et quand l’effacement des traces n’est pas garanti. Photos ou vidéos publiées sans accord, images modifiées, moqueries, création de groupes ou de pages à l’encontre d’un camarade de classe, les possibilités ne manquent pas.

 

Comprendre pour éduquer et responsabiliser

L’école et les parents ont un rôle primordial à jouer. Celui de l’éducation des enfants, et en particulier du développement d’un «vivre ensemble». Plus les projets d’école sont basés sur la coopération et la solidarité, plus les phénomènes de harcèlement en sont absents, constate-t-on. Espaces de parole, éducation à l’empathie, au respect, à la non-violence, il s’agit en définitive de ne pas faire sur Internet ce qu’on ne ferait pas dans la vie réelle.

Enseignants, éducateurs et parents doivent être attentifs : repérer les premiers signes de mal-être, d’isolement, être disponibles pour écouter le jeune, suivre ce que font les enfants sur Internet. Pour s’informer, comprendre, mais aussi accompagner, encadrer et responsabiliser. Le site Stop Cyberhate fournit divers conseils et ressources utiles pour ados mais aussi pour parents et professionnels de l’éducation.

 

Comment faire cesser le cyberharcèlement ?

Il est conseillé à la personne harcelée de :

o ne pas répondre aux sms/mails du harcelant dans l’idée qu’il se décourage ;
o enregistrer et imprimer les éléments de preuve du harcèlement : captures d’écran, sauvegarde des sms reçus, etc. ;
o chercher à identifier le harcelant et ses relayants afin de les (faire) interpeller.

D’autres acteurs peuvent entrer en jeu. La victime peut :

o demander le retrait des propos auprès de l’auteur ou de l’administrateur du site ;
o signaler l’abus comme nombre de réseaux sociaux le proposent aujourd’hui ;
o interpeller les divers acteurs de l’école ;
o signaler les propos illicites auprès du fournisseur d’hébergement, voire les dénoncer via une antenne de police.

Techniquement, il est également possible de faire bloquer le n° de gsm de l’agresseur via l’appareil ou l’opérateur. De même, les expéditeurs de mails non-désirés peuvent faire l’objet d’un filtre qui redirigera leur correspondance vers un dossier déterminé ou la poubelle de la boîte de réception.

Rappelons enfin le service « Ecoute-Enfants » de la Fédération Wallonie-Bruxelles et son numéro d’appel gratuit et anonyme 103, disponible 7 jours sur 7, de 10h00 à 24h00.

Olivier BOGAERT

Commissaire de police, Police judiciaire fédérale

Source: secunews.be ©

 

 

Incident nucléaire : les plans d’urgence à charge des autorités locales et collectivités

Le nouveau Plan d’urgence national nucléaire et radiologique pose un cadre de référence qui doit permettre de gérer le plus efficacement possible les interventions en cas de risque nucléaire. Pour son opérationnalisation, quels plans et procédures incombent aux autorités locales, fédérales et régionales ainsi qu’aux différents intervenants dans la gestion de crise ?

Vous trouverez ci-après une vue d’ensemble de ces différents plans.

  

SmurPolice IBS

© Patrick Decorte

 

Les plans des autorités locales

Le Plan d’urgence national nucléaire contient les principes généraux applicables, ainsi que les différentes actions de protection pouvant être décidées au niveau fédéral. Afin d’opérationnaliser ces actions, il incombe aux différentes autorités locales – Gouverneurs et Bourgmestres – concernées par une zone de planification d’urgence, d’en prévoir les modalités pratiques, le cas échéant dans des PPUI (plans particuliers d’urgence et d’intervention). 

Le plan d’urgence fédéral prévoit l’élaboration de plans zonaux concernant plusieurs communes et/ou provinces, mais n’en précise pas encore les modalités. En principe, chaque site nucléaire (Centrales et sites de recherche) fera l’objet d’un seul plan zonal, regroupant plusieurs provinces.

Ces plans particuliers décrivent l’organisation de la coordination stratégique et opérationnelle au niveau local, avec une attention particulière pour les secteurs socio-économiques spécifiques (vulnérables).

Par ailleurs, la nécessité de planifier les opérations de protection dépasse désormais les zones de planification d’urgence. Les gouverneurs (et l’autorité compétente de l’agglomération bruxelloise) et, le cas échéant, les bourgmestres, qui ne sont pas concernés par une zone de planification d’urgence devront également prévoir une annexe à leur Plan général d’urgence et d’intervention (PGUI), dans le cadre de l’appui de la gestion de crise.

Concrètement, il s’agira de prévoir les centres d’accueil et d’enregistrement nécessaires afin d’accueillir la population d’une autre province et/ou commune qui serait confrontée à un incident impliquant une évacuation.

Vu la spécificité du domaine nucléaire, le Gouverneur de la Province de Liège avait dès 2012 demandé aux Bourgmestres concernés par la zone de planification de 10 km de rédiger un PPUI communal. La zone de planification d’urgence nucléaire ayant été étendue, pour ce qui concerne la mise à l’abri, à 20 km, il s’avère maintenant nécessaire d’inclure dans le processus d’opérationnalisation du plan, les communes atteintes par cette nouvelle zone.

Les PPUI communaux élaborés dans la zone de 10 km suivent une structure commune, mise à disposition par le Gouverneur. Une nouvelle structure type tenant compte des modifications apportées au niveau fédéral devra être développée. Cela facilitera le travail des communes concernées et leur permettra de disposer d’un document harmonisé.

 

Les plans des autres départements fédéraux ou régionaux

La gestion d’une situation de crise nucléaire implique la participation d’autres autorités que celles dont la mission est la sécurité de la population. En effet, la santé publique, la mobilité ou encore la chaîne alimentaire seront affectées par une urgence nucléaire. De ce fait, ces différents acteurs seront amenés à mettre en œuvre des actions spécifiques, en fonction du danger représenté par une situation nucléaire.

Il pourra s’agir de :

La gestion des transports publics, et leur mobilisation en vue d’une évacuation de masse ;

La limitation ou l’interdiction de la consommation de certaines denrées alimentaires ou de l’eau potable ;

La gestion des personnes contaminées ainsi que leur décontamination.

Il sera par conséquent impératif de prévoir des procédures à l’avance permettant aux acteurs impliqués de disposer de lignes directrices claires quant à la gestion de la situation.

 

Les plans internes

Outre les plans des autorités, les collectivités (installations industrielles, écoles, maisons de repos, hôpitaux, prisons, …) doivent également établir un plan spécifique tenant compte des particularités qu’implique la gestion d’une situation d’urgence de type nucléaire.

Toute entreprise ou institution se doit déjà d’établir un plan interne d’urgence, lorsque les risques identifiés par le responsable de l’établissement lors de l’analyse des risques le justifient. Ce document doit prévoir les actions permettant de faire face aux risques identifiés (plan d’évacuation en cas d’incendie par exemple).

Pour les établissements situés dans une zone de planification d’urgence nucléaire, ce plan devra prévoir les procédures au niveau de l’établissement permettant de faire face à un incident nucléaire :

L’organisation d’une mise à l’abri (emplacement au sein de l’établissement),

Le stockage et la distribution de comprimés d’iode,

Une éventuelle évacuation.

Le plan contiendra à cet effet un recensement des moyens de transport disponibles en interne, ainsi que les besoins supplémentaires identifiés. De plus, en cas d’établissement médicalisé par exemple, il conviendra de prévoir les moyens à déployer afin d’évacuer les personnes en toute sécurité. Il en va de même pour un établissement pénitentiaire.

  

Les plans mono-disciplinaires

Chaque service d’intervention (services incendie, zones de police, secours médicaux, etc. également appelés «disciplines») concerné par la gestion de crise nucléaire a l’obligation d’établir un plan mono-disciplinaire afin de prévoir les procédures à mettre en œuvre en cas d’incident.

Ces plans contiennent l’organisation interne à chaque service, et viennent compléter les PPUI multidisciplinaires établis par les autorités par des procédures spécifiques. Devront dès lors y être consignées les actions particulières inhérentes à une intervention suite à un incident nucléaire, dont notamment la protection des intervenants contre les rayonnements radiologiques. Par ailleurs, de telles interventions impliquent la notion de volontariat, question qui devra également être réglée dans les plans mono-disciplinaires.

Il incombe au Gouverneur, avec sa cellule de sécurité, de veiller à l’établissement de ces plans ainsi qu’à leur concordance avec le plan multidisciplinaire (provincial ou zonal).

 

L’articulation entre les différents plans

L’ensemble des plans décrits ci-dessus doivent être élaborés en concertation étroite afin de permettre une articulation optimale entre les actions et procédures, stratégiques et opérationnelles. Cette cohérence sera notamment assurée par l’établissement de structures types, garantissant ainsi un contenu homogène pour chaque niveau de compétence.

In fine, il appartiendra au Centre de crise fédéral de veiller à ce que les prochaines étapes de la planification d’urgence nucléaire se déroulent de manière concertée, suivant des principes et philosophies communes.

 

Mafalda RENDAS BELO

Master en Gestion juridique des risques et développement durable

Service de planification d’urgence, Gouverneur de la province de Liège

Source: secunews.be ©

 

 

1 JOUR SANS : Journée nationale contre les cambriolages le 26 octobre!

Est-il possible de réduire les risques de vols dans les habitations ? Quelles sont les bonnes habitudes à encourager à titre individuel et quelles actions peut-on organiser au sein d'un quartier pour prévenir les cambriolages résidentiels ? Les réponses avec 1 JOUR SANS !

L'opération 1 JOUR SANS (cambriolages) initiée en 2014 par un groupe de professionnels en Belgique, offre à chacun, particulier comme collectivité locale, la possibilité de proposer des initiatives et de partager les bonnes pratiques dans la lutte contre les cambriolages. 

1 JOUR SANS fête sa cinquième édition du 22 au 28 octobre avec comme point d’orgue de cette semaine de sensibilisation, la journée du vendredi 26 octobre 2018. Le passage à l’heure d’hiver est une période critique pour les cambriolages, il est donc utile de rappeler les bonnes habitudes de prévention aux citoyens.

 

1 jour sans CAMBRIOLAGE IBS

© SLIV-IBZ



Le succès est démontré : 617 initiatives en 2017 !

Les communes, zones de police, provinces, partenaires privés et Partenariats locaux de prévention qui participent à l’action sont de plus en plus nombreux. 

Les citoyens sont donc davantage sensibilisés à la prévention des cambriolages et c’est bien là, l’objectif de l’action : leur faire prendre conscience qu’il existe de nombreuses mesures de prévention qui ne coûtent pas cher et peuvent augmenter la cohésion sociale au sein des quartiers.

Des actions de sensibilisation auront lieu tout au long de la semaine. Sessions d’information, stands lors du marché, opérations Rosace, stands dans les grands magasins, promenade avec l’agent de quartier, les actions ne manqueront pas. Certains magasins de matériel de sécurité ne seront pas en reste car ceux-ci offriront de nombreuses réductions sur le matériel de sécurité.

N’oubliez donc pas de poster votre initiative sur 1joursans.be. Les citoyens pourront ainsi facilement retrouver les initiatives classées par province et par date.

 

Accent sur les médias sociaux

Cette année 1 JOUR SANS met l’accent sur les réseaux sociaux. Plusieurs actions sont prévues dans ce cadre :

Un concours de selfie sur Facebook

Le principe est simple : chaque citoyen peut tenter sa chance en se faisant photographier devant une initiative de prévention. Il suffit alors de poster publiquement le selfie sur Facebook en mentionnant le #1joursans. Un tirage au sort désignera le gagnant qui pourra ainsi bénéficier d’un foodtruck pour organiser sa fête de quartier.

Un des objectifs de 1 JOUR SANS est de mettre l’accent sur la cohésion sociale au sein des quartiers, facteur essentiel dans la prévention des cambriolages. L’idée était donc d’avoir un prix qui permette de rassembler les habitants grâce à un événement convivial.

  

Une session d’information d’un conseiller en prévention vol en Facebook Live

Le jeudi 25 octobre à 20h, un conseiller en prévention vol donnera des conseils de prévention et présentera du matériel de sécurisation. Les citoyens pourront également poser leurs questions en live.

Alors aimez, suivez et partagez – Facebook 1 jour sans – Twitter : @1joursans - #1joursans !

Agissons tous ensemble, le 26 octobre prochain, contre les cambriolages dans les habitations en collaborant à la journée d’action 1 JOUR SANS !

  

Cathy GRIMMEAU

Conseiller local – DG Sécurité et Prévention– SPF Intérieur

 

Source : https://www.1joursans.be/1joursans/

 

 

 

Prévenir les cambriolages : avez-vous pensé à protéger l’étage et les caves ?

 

Pour pénétrer dans une habitation, le cambrioleur s’attaque généralement aux portes et fenêtres du rez-de-chaussée. Il y a cependant d’autres accès auxquels on ne pense pas toujours, à savoir l’étage et les caves. Les caves constituent un endroit idéal pour le cambrioleur car il peut œuvrer sans être vu ni dérangé.

Quelques conseils utiles pour la protection de ces entrées possibles.

cambriolage Maison IBS

 © Pascal Pintsch



Pourquoi et comment protéger l’étage ?

Il est nécessaire de protéger les accès à l’étage d’une habitation si le cambrioleur a la possibilité d’atteindre une fenêtre, une coupole ou une lucarne de toit, par escalade avec l’aide ou non de matériaux trouvés à proximité.

Des structures annexes, de faible hauteur, situées à l’arrière de l’habitation peuvent notamment offrir au cambrioleur un accès aisé aux fenêtres de façade et de toiture : véranda dont le toit est accessible facilement, terrasse avec balustrade qui permet l’escalade, muret de séparation, etc. 

Vérifiez donc avec soin les fenêtres de façade et de toiture accessibles afin de les protéger efficacement.

Pour rappel (voir nos articles précédents), vous pouvez :

  • placer une poignée (clenche) à clef, un verrou ou un clapet de sécurité, fixer un verrou à clef à vos fenêtres de toiture. Au besoin, optez pour un vitrage feuilleté et/ou grillage amovible intérieur.
  • placer des taquets antivol en dessous ou des renforts de paumelles (voir Ref Livios) pour éviter que le cambrioleur ne puisse dégonder la fenêtre fermée.
  • utiliser des vis à têtes spéciales indémontables pour vos coupoles, poser un grillage solidement ancré aux murs à l’intérieur, du verre anti-effraction ou une plaque de polycarbonate résistante. Il existe aussi des coupoles anti-effraction.

 

Qu’en est-il des caves ?

Il est fréquent que l’on puisse pénétrer en divers endroits dans les caves. Il s’agit d’espaces où le cambrioleur n’est que très peu visible et dont les accès sont évidemment à sa portée. 

 

Les portes des caves 

Comme pour les autres portes de votre maison, il ne faut pas négliger celles des caves.

Soit vous y placez une serrure sécurisée (cylindre protégé par une rosace ou une plaque de sécurité, serrure avec pêne pénétrant dans la gâche d’au moins deux cm) ou, pour réduire les frais, s’il s’agit d’une porte par laquelle vous ne rentrez pas d’habitude, placez deux verrous, l’un au niveau du sol et l’autre dans la partie supérieure de la porte.

Si vous avez une porte dont une partie est vitrée, il est vivement conseillé d’y placer des barreaux ou un panneau en bois, côté intérieur. Toujours enlever la clef de la serrure et, le cas échéant, opacifier la vitre au moyen d'une feuille statique.

S’il y a du jeu entre la porte et le chambranle, installez un profilé métallique afin d’éviter qu’on puisse y insérer un tournevis ou pied de biche dans le but de forcer la porte. (Taper «sécustrip» sur votre moteur de recherche).

 

Les fenêtres des caves 

Pour les fenêtres formées de briques en verre, il n’y a pas de protections spécifiques à mettre en place.

Pour les fenêtres traditionnelles, plusieurs solutions existent pour les protéger :

Placez une clenche à clef, un ou plusieurs verrous, ou s’il s’agit d’une fenêtre que vous n’utilisez que rarement, vous pouvez la visser et la rendre inutilisable.

Vous pouvez placer des barreaux à l’extérieur, sans oublier qu’il faudra les sceller avec un écartement maximum de 12 cm.

Si vous optez pour des barreaux intérieurs, utilisez des barres carrées (plus faciles à manipuler), forez un trou aux extrémités, placez des chevilles et vissez les barres sur le mur. Vous pourrez ainsi les enlever facilement si vous avez besoin d’avoir accès à votre fenêtre. En regardant par la fenêtre, le voleur verra les barres et ne sera pas tenté de pénétrer par cette ouverture.

Les soupiraux

Le soupirail est également une entrée possible pour un voleur, il ne faut donc pas le négliger.

On peut le bloquer à l’aide d’une chaîne (ou une barre) fixée à la grille puis solidement ancrée, le plus bas possible, au mur situé en-dessous de cette dernière. Un cadenas évitera toute manipulation par le voleur. 

Si le soupirail fait plus de 50 X 50 cm, placez deux chaînes ou barres + cadenas.

Si vous n’avez pas besoin d’utiliser ce soupirail, vous pouvez toujours le bloquer définitivement par une soudure ou en y plaçant une plaque métallique.

 

Pascal PINTSCH

Commissaire de police,

Conseiller en prévention vol de la zone de police de Semois et Lesse

 

Source: secunews.be ©

 

 

Les agents de gardiennage sur la voie publique : quelles compétences?

Récemment, les compétences des sociétés privées de gardiennage ont été étendues en ce qui concerne plus précisément leur pouvoir d’action dans les lieux ouverts au public. Voyons, dans ce cadre, quelles sont les interventions possibles des agents de gardiennage, plus particulièrement en ce qui concerne l’utilisation des caméras de surveillance fixes et la surveillance de périmètres.

  

Maitre Chien IBS

© G4S Belgium

 

 

Utilisation de caméras de surveillance fixes

Dans tous les lieux accessibles librement au public comme par exemple les voiries, le visionnage d’images en temps réel n'est admis que sous le contrôle des services de police afin de permettre leur intervention.

Désormais, les agents de gardiennage pourront, à certaines conditions, visionner les images de ces caméras en temps réel.

Ce visionnage sera possible pour des images provenant de caméras de surveillance qui, depuis le site surveillé, sont dirigées vers la voie publique (1), par le gestionnaire du lieu sur lequel l’activité de gardiennage se déroule.

De même, le visionnage des images provenant de caméras de surveillance directement installées sur la voie publique pourra avoir lieu s’il est effectué au bénéfice de l'autorité publique gestionnaire du lieu mais uniquement dans les locaux que celle-ci met à disposition et sous la supervision effective et la direction des fonctionnaires de police présents.

 

 

Périmètre de surveillance autorisé

Une activité de surveillance sur la voie publique est envisageable dans différents cas.

Ainsi, la surveillance et le contrôle de personnes dans le cadre du maintien de la sécurité peut avoir lieu :

Sur le périmètre des parties de la voie publique attenantes aux bâtiments d'institutions internationales ou d'ambassades, déterminé par le ministre de l'Intérieur et dont l'accès au public est limité de manière temporaire

Dans des zones industrielles, lorsque d'autres immeubles habités ne s’y trouvent pas à l’exception des occupations liées aux sociétés qui y sont établies

Dans les lieux accessibles au public appartenant aux infrastructures des sociétés de transport public ou aéroports

À l’intérieur d’un périmètre déterminé par une commune à certaines conditions

À l'intérieur d'un périmètre de sécurité et en cas d’urgence déterminé une commune.

Ces deux dernières possibilités méritent un développement ci-après.

Le périmètre en question doit être clairement délimité par les signaux suivants, déterminés par l’arrêté royal du 10 novembre 2017.


Zones

 

Périmètre déterminé par une commune

Les communes peuvent désigner, par un règlement de police, un périmètre où la surveillance privée sera autorisée à condition que la zone couverte ne soit pas principalement résidentielle et ne puisse pas s'étendre sur l'ensemble du territoire, et pour autant que ce périmètre ne soit établi que temporairement et dans des circonstances exceptionnelles.

Ce périmètre ne peut donc pas être une voirie urbanisée ni les alentours d’une maison d’habitation. Il est ainsi impossible de faire effectuer un contrôle d’accès à une rue résidentielle par des agents de gardiennage. Il ne serait donc pas possible d’installer un tel périmètre de manière périodique (par exemple pour le marché hebdomadaire).

 

 

Périmètre de sécurité

Il s’agit d’un périmètre de sécurité instauré, en raison d'une situation d'urgence, sur la voie publique temporairement et dans des circonstances exceptionnelles uniquement (catastrophe, incendie, inondations, fuite de gaz etc.). Par exemple, un tel périmètre aurait pu être instauré suite à la catastrophe ferroviaire et gazière survenue à Wetteren le 4 mai 2013 ou encore à la catastrophe de Ghislenghien en 2004.

La surveillance et le contrôle de personnes est autorisée à l'intérieur du périmètre déterminé par le conseil communal à condition que les autorités communales ne disposent pas d'indications selon lesquelles l'ordre public y sera perturbé.

Dans de telles circonstances, les agents de gardiennage peuvent exercer une surveillance à la limite de ce périmètre afin d'éviter que des personnes non autorisées n’y pénètrent ainsi qu’assurer une surveillance dans la zone délimitée afin que les services d'urgence puissent se concentrer sur leurs tâches principales d'assistance.

  

Fernand Hollevoet

Senior Advisor Law Enforcement

G4S Belgium

 

(1) Conformément à la loi caméras

 

Source: secunews.be ©

 

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IBS existe depuis plus de 30 ans. La société fut fondée dans le souci d'apporter à ses clients une sécurité optimale.

Avec de nombreux collaborateurs et installations à travers tout le territoire national, IBS est un des principaux acteurs sur le marché belge en matière de sécurité.

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