Métro, gare : prévenir l'agression

Que ce soit en Belgique ou en Europe, se déplacer en transport en commun n’est pas insécurisant a priori, mais on ne peut jamais exclure une agression à certains moments de la journée, lorsque les stations de métro, gares ou parkings sont moins fréquentés, notamment. Quelques réflexes de vigilance.

Sans tomber dans la paranoïa, il est donc préférable de rester vigilant lors de certains trajets en métro ainsi que dans les lieux adjacents (gares, parkings, arrêts de bus et de trams).

 

metro agression ibs

© Patrick Decorte

 

Les bons réflexes si vous prenez le métro:

• Evitez de vous faire remarquer, ne manipulez pas d’argent en public, ou des objets de valeur, un mobile coûteux, ...

• Pas d’attitude provocante mais donnez toujours l’impression d’être sûr de vous, n’ayez pas l’air perdu ou timoré

• Attendez au milieu du quai et non au bord de la voie, si possible près d’autres personnes et dans une zone bien éclairée. Repérez où se trouve la borne d’appel d’urgence

• Avant de monter dans une rame, choisissez un compartiment fréquenté

• Une fois dans le wagon, restez vigilant, en particulier si quelqu’un vient s’asseoir près de vous ou vous aborde sans raison apparente

• Si vous ne vous sentez pas en sécurité, n’hésitez pas à changer de compartiment, voire à sortir au prochain arrêt pour ensuite, attendre le métro suivant

• En fin de trajet, orientez-vous rapidement et dirigez-vous vers la sortie d’un pas décidé

• Veillez à garer votre voiture à un endroit bien éclairé si vous devez rejoindre votre domicile, la nuit tombée.

 

Christian Arnould
Commissaire divisionnaire er

Source: secunews.be ©

 

 

Evitez les vols dans les véhicules !

 

Les services de police ont enregistré près de 48.000 vols dans ou sur un véhicule en 2017, sac-jackings non compris, mais le nombre de vols non déclarés est également important. Que recherchent les voleurs ? Avant tout des objets de valeur (ordinateur portable, smartphones, etc.) qui ont été laissés en vue à l'intérieur du véhicule … 

L’intérêt des auteurs peut aussi se porter sur les documents de bords voire des pièces du véhicule : airbags, jantes, plaques d’immatriculation, … Notons à cet égard que des fixations (vis, écrous, boulons …) antivols pour plaques d’immatriculation sont proposées dans les magasins spécialisés ; les plaques ainsi fixées ne peuvent être enlevées sans un outillage spécifique.

vol voiture IBS

 © IBS



Comment prévenir le vol dans un véhicule ?

  • Avant le départ, vérifiez si tout ce que vous emportez dans votre voiture est indispensable et rangez déjà, dans le coffre fermé à clé, les vêtements et objets qui se trouveraient à l’intérieur du véhicule.
  • Evitez de vous garer dans un endroit isolé ; optez a priori pour des lieux fréquentés ou des endroits bien visibles des riverains, et en outre bien éclairés s’il fait nuit. Sinon, n’hésitez pas à trouver un parking secure à proximité, quitte à faire un peu de marche à pied !
  • Ne laissez strictement rien à l’intérieur de la voiture, même pas une veste ou un sac sans contenu : un voleur pourrait briser une vitre en espérant y trouver un objet ou document ayant de la valeur. Si vous déposez quelque chose dans le coffre au moment de quitter le véhicule, faites-le à l’abri des regards.
  • Enlevez également le GPS mobile et son support, utilisez le code PIN pour le bloquer ; faites de même avec la dashcam, etc.
  • Eteignez les fonctions blue-tooth et wifi de votre GPS, ordinateur portable, etc. afin d’éviter que leur signal ne soit capté et incite un voleur à casser une vitre ou forcer le coffre.
  • Emportez toujours les objets de valeur et vos documents de bord (certificat d’immatriculation, certificat d'assurance du véhicule, contrôle technique, certificat de conformité).
  • Fermez les vitres, verrouillez portières et coffre, même en cas d’absence brève.

 

Tenez compte aussi :

Ne pas fermer les portières d’une voiture stationnée sur la voie publique et/ou laisser les vitres ouvertes, etc., est passible d’une amende, car le code de la route prévoit qu’un conducteur doit éviter tout usage abusif par un tiers lorsqu’il quitte son véhicule (art 8.5).

Votre assurance vol n’interviendra pour les objets volés dans votre voiture que s’il y a eu effraction, à moins que vous ne puissiez prouver efficacement (témoignages, …) le vol en question.

 

Massimo SPADARO

Licencié en criminologie

Premier Inspecteur de police, Zone POLBRUNO

Source: secunews.be ©

 

 

Une nouveauté : les rues scolaires. Qu’est-ce que cela implique ?

Innovation dans le code de la route, la rue scolaire a fait son apparition dès ce 20 octobre 2018. Il s’agit d’un nouveau procédé d’usage de la chaussée permettant une réservation de la voie publique à des fins de sécurité. Voyons comment elle peut être mise en place et ce qu’elle implique.

 

enfant securite IBS

© Patrick Decorte



Mise en place : pourquoi et comment ?

Une pratique dans plusieurs villes et communes de Flandre, pour assurer la sécurité routière à l’entrée des écoles, consistait à fermer les rues longeant les écoles aux heures de pointe. Jusqu’aujourd’hui le Code de la route ne prévoyait pas de fondement légal pour cet aménagement.

Selon le législateur, « la plus-value de la rue scolaire réside dans le fait qu’elle permet d’améliorer considérablement la sécurité routière à l’entrée des écoles, principalement pour les piétons et les cyclistes mineurs, en ce que l’accès à ces rues est généralement interdit, à titre temporaire, aux voitures, aux motos et aux cyclomoteurs. Cette interdiction permet d’améliorer considérablement la sécurité des usagers faibles de la route, notamment de nombreux mineurs.»

La mise en place d’une rue scolaire dépend bien évidemment de la volonté du gestionnaire de la voirie. La plupart du temps il s’agira de l’autorité communale. Le conseil communal sera compétent en vertu de la loi relative à la police de la circulation routière pour l’adoption d’un règlement spécifique de circulation. Les modalités d’adoption et de tutelle sur ces règlements sont propres à chacune des Régions.

 

Signalisation

Toutefois, le code de la route précise encore que le terme "rue scolaire" désigne une voie publique située à proximité d'un établissement scolaire qui est temporairement et à certaines heures, pourvue à ses accès d'une barrière déplaçable sur laquelle est apposé le signal C3 complété par un panneau additionnel portant la mention "rue scolaire".

Cela signifie donc que la signalisation ne peut être placée que dans les rues dans lesquelles se situe une école au moins et que d’autre part cette signalisation reste déplaçable. Il conviendra de bien désigner l’autorité qui sera en charge du placement des barrières.

Enfin, le législateur recommande une signalisation routière dynamique supplémentaire aux endroits désignés, par exemple aux endroits où l’aménagement d’une rue scolaire empêcherait de tourner dans une autre rue à certaines heures de la journée.

 

Les véhicules autorisés à y circuler

Dans les rues scolaires, la voie publique est réservée aux piétons et aux cyclistes. Il s’agit d’une nouvelle forme de rue piétonne.

Il est néanmoins permis aux conducteurs de véhicules à moteur habitant dans la rue concernée ou à ceux dont le garage se trouve dans ladite rue d’y circuler.

Il en va de même des véhicules prioritaires visés à l’article 37 du code de la route qui sont admis à y circuler également lorsque la nature de leur mission le justifie.

Il reste également possible pour le gestionnaire de voirie de délivrer une autorisation spécifique à certains véhicules sur demande expresse. Ces véhicules auront alors accès à la rue scolaire.

  

Comment circuler dans une rue scolaire ?

Les conducteurs qui sont admis à la circulation sur base des règles précitées doivent circuler au pas dans la rue scolaire.

De même, il est prévu par le code de la route que ces derniers doivent céder le passage aux piétons et aux cyclistes ainsi que la priorité et, au besoin, ils doivent s’arrêter.

D’une manière générale, les conducteurs de véhicules à moteur ne peuvent mettre en danger ni les piétons, ni les cyclistes et ils ne les gênent pas à l’instar du comportement qui doit être tenu dans les zones de rencontre par exemple.

 

Ambre VASSART

Juriste spécialisée en droit administratif

Union des Villes et Communes de Wallonie

Source: secunews.be ©

 

 

Comment l’organisation de l’habitat rend-elle la ville sûre ?

 

Consciemment ou inconsciemment, l’habitant joue un rôle important par rapport à la sécurité et à sa perception. L’organisation de son habitat est à cet égard déterminante. Mais de plus, cette organisation affecte l’ensemble des personnes vivant dans l’environnement de cet habitat.

Il importe dès lors de bien comprendre que toutes les habitations et toutes les parties des habitations ne sont pas à égalité face à l’insécurité.

habitat IBS

 © Secunews.be



La richesse de l’habitat dépend de sa différenciation

Une des caractéristiques majeures que l’on retrouve dans toutes les formes d’habitat humain est la différenciation de leur organisation spatiale en rapport avec les déterminants naturels, culturels et sociaux. L’histoire de notre habitat est particulièrement marquée par une distinction entre un ‘avant’ en relation avec l’espace public et un ‘arrière’ sans relation à celui-ci. Ce couple avant-arrière nous permet de vivre dans les meilleures conditions tantôt des moments d’intimité et tantôt des moments de sociabilité publique, entre scène et coulisses, chacun de ces moments étant dépendants des autres.

Des habitations tout en avant, et donc sans arrière, – c’est le cas d’immeubles, en général des immeubles à appartements, isolés et entourés d’espaces publics - ou tout en arrière, et donc sans avant, – c’est le cas de logements en intérieur d’îlot ou de logements situés dans les étages supérieurs d’immeubles tours – sont trop indifférenciées et réduisent de facto la palette des modalités d’habiter. Ces réductions affectent négativement l’appropriation des espaces extérieurs de l’habitation et affaiblissent dès lors la participation implicite des habitants au contrôle social des espaces publics.

 

Le poids suffisant des yeux de la rue

L’arrière de l’habitation accueillant les pratiques relevant de la sphère intime et familiale, c’est donc l’avant qui contribue à assurer le contrôle social ou la surveillance informelle et spontanée de l’espace public qu’il conviendrait plutôt de qualifier de veillance puisqu’a priori, il n’y a pas de relation hiérarchique et de responsabilité entre habitants et passants.

Pour évoquer cette veillance, moins pesante que la surveillance, Jane Jacobs parlait des yeux de la rue. Or ces yeux de la rue ne sont à même de jouer leur rôle préventif qu’à condition que la façade de l’immeuble soit suffisamment habitable, c’est-à-dire suffisamment ouverte pour que le regard puisse passer de l’intérieur vers l’extérieur et suffisamment fermée pour que l’habitant se sentant chez lui soit concerné par son environnement immédiat. 

Cette qualité complexe de la façade se concrétise par l’architecture des baies des immeubles, les fenêtres et les portes, et par les dispositifs permettant de se tenir de part et d’autre de ces baies, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, les balcons, terrasses, porches, perrons, jardinets avant (dont les clôtures à rue ne doivent pas être hautes)… mais aussi les pièces habitées donnant sur l’espace public. Les façades aveugles ou donnant sur des locaux inhabités, et en particulier au rez-de-chaussée, représentent à cet égard des points faibles et susceptibles de produire un sentiment d’insécurité chez les passants.

Les effets de ces dispositifs de l’avant sont d’autant plus puissants lorsqu’ils forment un ensemble ; une rue activée par des façades avec portes d’entrée tournées vers elle réduit les risques de cambriolage grâce à l’intervisibilité entre ces baies.

De même, de nombreuses études démontrent que, toutes choses égales par ailleurs, le risque de cambriolage augmente avec le nombre de façades du logement, confirmant ainsi l’intérêt du principe de groupement d’habitations : la maison 4 façades est plus exposée que la maison 3 façades (extrémité de rangée) qui l’est à son tour plus que la maison mitoyenne 2 façades laquelle enfin l’est plus que l’appartement d’étage dans un immeuble.

A cet égard, les tendances contemporaines en faveur de l’îlot ouvert (immeubles isolés et non mitoyens formant des îlots urbains) relèguent trop souvent au second plan, quand elles ne les négligent pas totalement, ces enjeux structurels invoquant des raisons énergétiques et environnementales qu’il convient pour autant de ne pas ignorer.

Pierre VANDERSTRAETEN

Architecte-urbaniste et sociologue,
Professeur à l’Université Catholique de Louvain (UCL)

Source: secunews.be ©

 

 

Code de la route : quand et comment appliquer la tirette ?

Le principe de la « tirette » ou rabattement alternatif des automobilistes en cas de rétrécissement de la chaussée, est d’application depuis plus de quatre ans en Belgique. Mais concrètement, dans quelles circonstances la tirette est-elle d’application ? Comment doivent se comporter les conducteurs des files concernées ?

 

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© Patrick Decorte



Quand l’appliquer ?

La «tirette» s’applique en présence d’une circulation fortement ralentie à l’approche d’un rétrécissement qui diminue le nombre de bandes disponibles. Le code de la route est clair : les conducteurs qui, lorsque la circulation est fortement ralentie, circulent sur une bande de circulation qui prend fin ou sur laquelle la circulation est interrompue, peuvent s’intercaler sur la bande libre adjacente seulement juste devant le rétrécissement.

Première observation, si la circulation est assez fluide, la tirette ne s’applique donc pas, ce qui veut dire qu’on en revient au respect de la signalisation en place et des autres règles du code de la route, notamment celles qui concernent la priorité.

Deuxième observation, il faut un rétrécissement de la chaussée qui diminue le nombre de bandes de circulation, et ce quelle qu’en soit la cause (accident, travaux, aménagement permanent, etc.).

La tirette ne s’applique donc pas à d’autres types de ralentissements, pour accéder à une autoroute encombrée par exemple, ce qui ne vous empêche pas de vous en inspirer par courtoisie lorsque des files se sont formées, par exemple, pour laisser passer devant vous un conducteur qui n’a pas la priorité mais qui voudrait s’insérer dans un trafic encombré.

 

Comment l’appliquer ?

Une fois les conditions réunies, chaque conducteur qui circule sur la bande qui se prolonge normalement a l’obligation de laisser, juste avant le rétrécissement, une place suffisante pour qu’un véhicule de la file qui va prendre fin puisse s’insérer. C’est le principe de la fermeture Eclair. Et puisque c’est une obligation, ne pas la respecter constitue une infraction (1er degré), par exemple en collant au parechoc du véhicule qui vous précède ou en se positionnant à cheval sur les deux bandes de circulation …

L’intégration des conducteurs qui sont dans la file qui va disparaître ne se fait qu’à un et un seul endroit, là où le rétrécissement est effectif, au contraire de ce qui se passait auparavant dans ce type de situation, et pour un seul véhicule à la fois. Il est donc devenu inutile de se rabattre très tôt en vue d’un rétrécissement pour former une longue file d’attente sur la bande qui va continuer tout droit, puisque vous aurez le loisir de le faire de manière tranquille et fluide juste avant le rétrécissement.

Et l’idéal, pour que tout se passe dans le meilleur esprit, est que les conducteurs de la file qui doit disparaître s’accordent à temps avec ceux de l’autre file, au plan de la vitesse tout d’abord, et ensuite en se plaçant légèrement en quinconce par rapport à ceux-ci de manière à faire comprendre qu’ils ne vont pas chercher à brûler la politesse de qui que ce soit. Quant à ceux de la file qui continue, ils doivent céder le passage à un autre conducteur sans ambiguïté, et sans se laisser prier.

Si la circulation est interrompue à la fois sur la bande de gauche et celle de droite (un rétrécissement en forme de goulot de bouteille, avec 2 voire 3 bandes concernées), l’obligation de céder le passage à un véhicule de l’autre bande s’applique alternativement aux conducteurs des différentes bandes, et comme il faut bien commencer quelque part, ce sont les conducteurs qui sont situés le plus à droite qui bénéficient en premier de cette priorité, ensuite vient le tour de ceux qui roulent sur la bande de gauche, et enfin ceux se trouvant sur la bande centrale. Et ainsi de suite…

 

Que dois-je donc faire pour me rabattre correctement ?

En bref, le conducteur qui circule sur la bande de circulation qui disparaît :

Poursuit sa route jusqu’au bout de sa bande de circulation, c’est-à-dire à hauteur du rétrécissement lui-même ; se rabattre avant est inutile

A l’approche du rétrécissement, il adapte sa vitesse de manière à se positionner en quinconce par rapport aux véhicules qui roulent sur la bande qui se prolonge

A la fin du rétrécissement, il s’intègre alternativement dans la file qui continue et ne se rabat pas en même temps que le conducteur qui le précède.

 

Moins de frustrations !

Le système de la tirette vise une plus grande fluidité de la circulation, ce qui diminue l’énervement dû au temps perdu à cause d’un rétrécissement, puisque la longueur des 2 files devient bien plus équilibrée à hauteur du celui-ci. Cela évite que certains automobilistes, frustrés par leur attente, ne fassent de l’obstruction à l’encontre des conducteurs qui respectent le système de la tirette et continuent leur route jusqu’à la fin de la bande qui disparaît !

Commissaire Olivier QUISQUATER

 

Source: secunews.be ©

 

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