Diminuer les risques de cambriolage, est-ce réaliste ?

Comment réduire effectivement le risque d’intrusion dans une habitation ? Cela implique-t-il un coût financier important ? La prévention a-t-elle un sens ? Les effractions ont un profond impact sur notre sentiment d’insécurité, il est donc logique de se poser de telles questions. Quelques pistes efficaces pour limiter le risque de cambriolage.

 

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© Secunews



Comment les cambrioleurs choisissent leur cible

Le risque de cambriolage est déterminé par toute une série de critères liés à l’environnement. Ce n’est pas un hasard si les vols se concentrent généralement dans certaines zones.

Comme nous l’avons examiné dans l’article précédent, les cambrioleurs tiennent compte des spécificités de l’espace urbain (ou rural) en l’observant du général au particulier : ils visent avant tout un quartier où leur présence n’éveillera pas les soupçons, ensuite une rue fréquentée dont la configuration leur est favorable et enfin la cible adéquate, maison ou appartement, en fonction des accès offerts, des signes d’une présence, des possibilités de surveillance et du butin potentiel. 

Chacune de ces catégories a des caractéristiques spécifiques, pertinentes pour mesurer le risque.

Sur certains de ces paramètres, les habitants n’ont que peu d'emprise. Par exemple, ils ne peuvent pas modifier un accès facile ou le type de zone (combinaison de zones d’habitation et de travail). De même, il leur est difficile d’agir sur le bon fonctionnement de l’éclairage public. Toutefois, ils peuvent influencer le risque de cambriolage dans le quartier ou dans la rue.

L’exercice d’un contrôle social, et donc non formalisé, par un Partenariat Local de Prévention (PLP) joue ici un rôle important.

 

Quelques astuces pour réduire le risque

Il existe tout un éventail de possibilités pour diminuer le risque de cambriolage. De grandes baies vitrées ou le fait de pouvoir regarder à l’intérieur d’une maison permet aux cambrioleurs de savoir quel butin intéressant il peut y trouver. Réduire cette visibilité est dès lors approprié. Il n’est toutefois pas conseillé de protéger complètement les environs directs de l’habitation à l’aide de hautes clôtures ou de haies. De telles mesures profitent également aux voleurs lorsqu’il s’agit de rester discret. Ils rendent donc le contrôle social plus difficile.

D’autres facteurs, comme une alarme, un chien, des charnières ou des serrures solides réduisent le risque de visiteurs indésirables.

Il existe également d’autres moyens efficaces que ces mesures physiques : la simulation de présence est une excellente tactique. La plupart des cambrioleurs tiennent à éviter une confrontation avec les habitants et préfèrent dès lors des cibles désertes.

Relever la boîte aux lettres et laisser une lumière allumée en cas d’absence (surtout durant les mois d’hiver) peuvent déjà suffire pour donner l’impression que la maison est habitée. Pendant les mois d’été, laisser des jouets d’enfant dans le jardin peut aussi susciter cette impression. Il faut par contre éviter d’y laisser traîner des outils. Les échelles ou autre matériel peuvent en effet être utiles aux cambrioleurs pour pénétrer dans la maison.

 

Une combinaison optimale

Enfin, il est important de garder à l’esprit que la prévention n’est pas une science exacte et comprend toujours une part de probabilité. Déménager dans une impasse ne signifie pas un cambriolage assuré. De même, investir des milliers d’euros en prévention n’est pas une mesure obligatoire et ne livre aucune garantie de sécurité.

La simulation d’une présence peut se révéler utile, surtout lorsqu’elle est combinée avec un robuste verrouillage des portes et des fenêtres. Une recherche néerlandaise nous apprend que la combinaison de plusieurs facteurs : verrous supplémentaires, lumière allumée en cas d’absence, une alarme et un éclairage externe diminue par seize le risque de cambriolage. Toutefois, ces mesures ne doivent pas exiger un investissement financier trop important.

 

Stijn VAN DAELE

Docteur en criminologie 

Source: secunews.be ©

 

 

IOCTA 2018 : quelles sont les menaces cyber en Europe ?

 

Europol a présenté fin 2018 son dernier rapport sur la cybercriminalité : l’usage de rançongiciels est en progrès, de même que l’emploi des techniques de cryptomining, l'acquisition illégale de données et les attaques par déni de service. L’emploi des chevaux de Troie est en recul, mais le volume de matériel pédophile en ligne augmente.

 

EUROPOL IBS

© EUROPOL


Rançongiciels, cryptomining et malwares : le tiercé gagnant

D’après IOCTA, les rançongiciels (Ransomware) ont poursuivi leur propagation. Les attaques de WannaCry et NotPetya ont mis en évidence, en 2017, la gravité de cette menace. 300.000 victimes ont été recensées pour ces deux attaques dans plus de 150 pays. WannaCry a causé à lui seul quatre milliards de dollars de dommage.

Quant à l’usage des chevaux de Troie, leur emploi est en diminution, un cinquième des Etats membres ayant été touchés contre un tiers précédemment.

D’après le rapport d’Europol, le cryptomining pourrait dépasser les ransomwares du point de vue des revenus générés. Ce procédé permet d’obtenir des gains financiers substantiels à travers l’usage intempestif du navigateur des victimes : l’usage de codes malveillants détournent la puissance de traitement d’un ordinateur, à l’insu de son propriétaire, de manière à générer de la cryptomonnaie. Ce type de procédé, très discret, suscite l’intérêt des cyberdélinquants, les risques pris étant faibles et le prix des cyber-devises élevé.

Quant aux malwares qui se propagent via les smartphones, ils sont considérés par Europol comme une menace à venir. Pour l’instant, ils sont concentrés essentiellement hors d’Europe. Avec le succès des services financiers sur smartphone, une recrudescence de ce type de malware est attendue.

 

Acquisition illégale de données et attaques par déni de service en hausse

L'acquisition illégale de données prend de l’ampleur aux yeux d’Europol. Ainsi, Equifax - société d’analyse financière et de risques dans le domaine des crédits – a annoncé en septembre 2017 avoir été victime d’une cyberattaque massive, les délinquants ayant fait main basse sur les données de 145,5 millions de consommateurs.

Les attaques par déni de service (DDoS) se poursuivent, notamment dans le secteur financier. L’agence européenne de sécurité des réseaux (ENISA) précise qu’un tiers des établissements ont été confrontés en 2017 à une attaque DDoS, contre 17% en 2016. Ces attaques sont menées à des fins diverses et variées : lucratives, mais aussi politiques, idéologiques, voire malveillantes.

 

Le volume de matériel pédophile largement disponible

Le volume des photos et vidéos de type pédophile échangées dans le cadre des plates-formes P2P s’accroît au fil du temps. Une partie se retrouve sur le Darknet. Cette augmentation s’explique de différentes manières : performance des outils de détection, expansion d'Internet et multiplication de l’offre concernant les plates-formes et les services disponibles, possibilité d'anonymat en ligne, recours aisé aux outils de cryptage et utilisation plus fréquente du Darknet pour l’échange de matériel pédophile. L’absence de sensibilisation des enfants (et de leurs parents) quant à la diffusion des photos et vidéos qu’ils réalisent eux-mêmes, est aussi à l’origine d’une plus grande disponibilité de ce matériel en ligne.

Pour sa part, la technique dite du skimming (l'écrémage), c’est-à-dire le piratage de cartes bancaires, à l'aide d'un lecteur spécifique aux distributeurs d’argent, tend à devenir un grand classique de la cybercriminalité. Europol note à ce propos un recours régulier à ce type de pratique depuis plusieurs années, notamment par des groupes criminels en provenance des pays de l’Est de l’Europe ainsi que de la région des Balkans. Les criminels sévissent sur les lieux touristiques, lorsque les clients suppriment temporairement les mesures de géoblocage pour réaliser des retraits d’argent à l’étranger.

La fraude au péage tend à se multiplier. Les groupes criminels ont recours notamment à des cartes de carburant contrefaites pour réaliser des fraudes aux systèmes de péage automatique.

 

Le rôle des crypto-monnaies dans les trafics criminels

Un précédent rapport d’Europol avait mis en évidence l’emploi des crypto-monnaies notamment sur les sites de commerce en ligne. En 2016, 650 crypto-monnaies avaient été répertoriées. En deux ans, ce nombre a augmenté d’environ 250%, pour atteindre le chiffre de 1.600.

A la suite de la généralisation et de la hausse récente de la valeur des crypto-monnaies, les utilisateurs sont désormais sujets à des attaques semblables à celles ciblant les instruments financiers traditionnels. Par exemple, les cybercriminels ont recours au phishing pour s’approprier les identifiants de connexion de la victime en vue d’accéder à leurs comptes en ligne. Des logiciels malveillants sont propagés pour s’approprier le contenu des portefeuilles électroniques de cryptomonnaies.

En outre, l'ingénierie sociale est un phénomène en pleine croissance. Il s’agit d’une technique destinée à tromper la vigilance de personnes de manière à contourner des dispositifs de sécurité (par exemple, l’envoi de mails destinés à abuser de la confiance, de l’ignorance ou de la crédulité des utilisateurs) reste largement utilisée. C’est le cas notamment du phishing via emails, du vishing (via téléphone) et smishing (via SMS). Cela étant, le phishing (hameçonnage) reste la principale pratique employée dans les attaques d'ingénierie sociale. Le secteur financier est particulièrement visé. Sont ciblés non seulement le personnel des établissements financiers, mais aussi les clients. Les criminels s’efforcent de capter leurs identifiants ou leurs données personnelles.

Les fraudeurs sont essentiellement issus de l’Afrique de l’Ouest. Ils ont néanmoins recours à des techniques de fraude plus sophistiquées, comme le détournement des courriers électroniques professionnels. En outre, si les arnaques traditionnelles d’ingénierie sociale illustrent toujours les cyberattaques en provenance de cette région, l’ingénierie sociale tend désormais à être combinée à des attaques plus techniques impliquant des logiciels malveillants.

 

Dans les profondeurs du Darknet…

Le commerce illicite reste toujours aussi florissant. Si les principaux marchés du Darknet (AlphaBay, Hansa et RAMP) sont éliminés, d’autres structures apparaissent. Ces marchés criminels en ligne continuent à se développer, notamment ceux à destination de groupes linguistiques particuliers ou de nationalités spécifiques.

Parmi les produits illicites proposés, la drogue est l’article le plus échangé. Le commerce de stupéfiants constitue d’ailleurs la priorité des services répressifs et le nombre d’enquêtes liées au Darknet est en augmentation.

 

Pierre BERTHELET

Docteur en droit public (France), Postdoctorat à l'Université Laval – Québec

Auteur du site Sécurité intérieure

 

Source: secunews.be ©

 

 

Comment recharger mon (futur) véhicule électrique ?

 

Les véhicules hybrides deviennent de plus en plus fréquents dans nos villes. Toutefois, la question de savoir où la recharge peut avoir lieu n’est pas toujours évidente. En tant que particulier, comment puis-je recharger mon véhicule électrique ? Qui décide de la mise en place d’une borne sur la voie publique ?

 

 

Vehicule electrique ibs

© Patrick Decorte


Le rechargement d’un véhicule électrique

Les propriétaires de véhicules électriques disposent de plusieurs solutions de recharge des batteries. Ainsi, certains disposent à leur domicile de prises adaptées à la charge de leurs véhicules ou en disposent sur les parkings de leurs lieux de travail.

À côté de ces cas, il est également parfois possible de charger son véhicule sur les parkings de grandes surfaces. Mais cette solution n’est pas suffisante pour compenser l’impossibilité d’une recharge à domicile.

Comment faire lorsqu’aucune possibilité de chargement à domicile n’existe, parce que par exemple, mon habitation se situe à front de voirie et je ne dispose d’aucun garage ?

Placement de bornes sur la voie publique

La mise en place de bornes sur la voie publique est tout à fait possible à certaines conditions.

Tout d’abord se pose la question du raccordement au réseau électrique : le particulier (1) devra contacter un distributeur d’énergie électrique et recevoir ses propositions quant à la mise en place d’une borne de recharge et les différentes possibilités de facturation de la distribution d’énergie (2).

Ensuite, la commune doit être sollicitée pour toute implantation de borne sur son domaine public. En cas d’occupation privative de la voirie, le gestionnaire de la voie publique doit en effet accorder une autorisation spécifique au particulier ou à la société privée visant l’installation d’une série de bornes de recharge. 

Enfin, la commune ou une firme privée pourrait mettre à disposition la borne de rechargement, après analyse des besoins et du marché afin qu’elle soit utilisée à suffisance pour garantir une certaine rentabilité.

 

La question du stationnement

La réservation d’emplacements aux véhicules électriques est une question importante également. Pour un particulier, le placement d’une borne de rechargement dans la rue de résidence n’aura aucune utilité si le lieu de stationnement est monopolisé par un véhicule classique. Il importe donc que l’emplacement soit exclusivement réservé aux véhicules électriques. Il n’est pas possible aujourd’hui de réserver un emplacement de stationnement public à un seul citoyen devant son domicile mais des alternatives existent d’un point de vue légal.

Le code de la route permet la réservation de places de stationnement aux véhicules électriques. Un panneau spécifique avec la mention « P » doit être additionné d’un panneau sur lequel est reproduit le symbole ci-après :

Panneau P de parking Signal Raccord Veh electriques

La catégorie de véhicules peut être reprise sur ce panneau additionnel.

 

Signal2 Raccord Veh electriques

Pour éviter le stationnement au-delà du temps requis pour la charge d’un véhicule, il est également possible pour la commune d’opter pour un système de stationnement payant sur ces emplacements destinés aux véhicules électriques. La signalisation adéquate doit être apposée.

Signal Payant

L’emplacement peut aussi être mis à disposition à durée limitée. Ainsi, aujourd’hui, le code de la route permet d’imposer l’usage d’un disque bleu. La distribution au riverain d’une carte communale de stationnement lui permettra à lui seul de se stationner au-delà du temps requis pour la charge avec son véhicule électrique.

Signal carte horodateur

Pour réaliser ces aménagements de stationnement, la commune doit adopter un règlement communal spécifique. Il est donc important d’en faire la demande et de signaler cette nécessité à la commune qui accepte le placement d’une borne de recharge privée sur la voie publique.

 

Conclusion

On peut donc classer les recharges en quatre catégories complémentaires :

  • La recharge en résidentiel individuel qui ne pose a priori pas de problème et qui vise le particulier disposant d’un espace suffisant
  • La recharge en entreprise pour les flottes de véhicules le plus souvent au sein des parkings de l’entreprise
  • La recharge en résidentiel collectif, cas dans lequel une borne est mise en place au sein d’un quartier, soit par la commune, soit par un opérateur privé désireux de se lancer dans le marché soit par un citoyen qui dispose du besoin de recharge en voie publique
  • La recharge en espace public, lorsqu’une borne est mise à disposition en un lieu fréquenté (3).

 

Aujourd’hui, les réseaux de distribution d’énergie n’ont pas encore fait face à énormément de demandes et il est difficile de dégager des principes généraux quant à ce type d’aménagements. Certains ont déjà mis en place des critères et des conseils d’utilisation (4). Les modes de paiement, d’accès aux bornes, la rentabilité de ce type d’aménagements coûteux, … doivent donc encore faire l’objet d’études découlant de la pratique.

 

Ambre VASSART

Juriste à l’Union des Villes et communes de Wallonie

Source: secunews.be ©

 

 

Securail : comment la sécurité dans les gares et les trains est-elle assurée ?

 

Si vous prenez le train, vous aurez probablement croisé des hommes ou des femmes vêtus de gilets de sécurité rouges frappés dans le dos d’un « Securail » bien visible. Quelles sont leurs missions précisément ? Ont-ils des prérogatives ? Comment la surveillance du réseau est-elle assurée ?

 

Gare IBS

© Patrick Decorte


Un service interne de sécurité de 700 agents

Securail, le service interne de sécurité de la SNCB-Holding, intervient dans les gares et les trains afin d’assurer la sécurité des usagers comme du personnel de la société des chemins de fer. C’est lors de la réforme des polices que B-Security a vu le jour en 1999, au sein de la SNCB, avant qu’une bonne partie de ses compétences ne soit reprise en 2004 par Securail.

Fort de ses 700 agents (ETP), Securail travaille préventivement en assurant des patrouilles ou en intervenant lors d’incidents. Ces derniers peuvent être constatés en direct par les agents, être signalés par téléphone ou filmés en temps réel par 4.000 caméras de surveillance équipant le circuit TV fermé des gares de la SNCB.

Un réseau qui compte 11.000 caméras au total, équipant les gares, trains, parkings, ateliers et autres sites.

 

Un réseau de caméras en expansion 

Un tiers des voitures actuelles, de type Desiro, sont équipées de caméras enregistrant les images des voyageurs, données qui sont stockées sur un disque dur à bord du train et conservées pendant sept jours. Elles ne sont toutefois pas consultables en temps réel mais restent utiles a posteriori si un incident devait être documenté.

En 2015, la SNCB a passé commande de 445 nouvelles locomotives et voitures à double étage, Bombardier-Alstom de type M7, équipées de caméras de surveillance, 3.000 au total, transmettant leurs images en temps réel aux salles de contrôle. Ce matériel sera livré en 2019.

Situé à Bruxelles, le Security Operations Center (SOC) est la salle principale où arrivent les images prises par les caméras de surveillance du réseau SNCB. Trois autres salles de contrôle sont décentralisées à Liège Guillemins, Anvers Central et Bruxelles-Midi pour assurer cette même tâche ainsi que la gestion des alarmes.

Securail y analyse des incidents de différents ordres : accidents de santé, agressions, personnes sur les voies, vol de cuivre, dégradation de matériel, etc. Il est possible de visionner simultanément entre 25 et 50 images en temps réel, ce qui oblige des changements de personnel toutes les 45 minutes afin de maintenir un travail efficace.

Le SOC a pour missions essentielles la coordination des interventions, l’enregistrement des appels reçus par le numéro gratuit (0800/30 230) et par le personnel SNCB, l’envoi de patrouilles préventives et l’analyse des images caméra. Ces dernières images génèrent par ailleurs une collaboration avec la police et la Justice et permettent d’autre part de participer à la bonne organisation de grands évènements.

 

Des agents assermentés et formés notamment à la médiation

Le personnel de Securail est assermenté, cela signifie qu'ils peuvent constater toute infraction à la réglementation ferroviaire par un procès-verbal. Securail dispose de plusieurs prérogatives, en particulier s’il y a flagrant délit : contrôle d’identité et/ou de sécurité, arrestation et détention temporaires, utilisation de menottes pour mise à disposition de la police, usage de spray au poivre ou lacrymogène, expulsion de personnes sans titre de transport valable. En cas d’arrestations, Securail doit faire appel sur-le-champ à la police des Chemins de fer.

Les agents Securail suivent une formation de base de 55 jours qui met la sécurité au premier plan et inclut des techniques de médiation. Des journées annuelles complètent en outre le développement de connaissances et savoir-faire. Certains agents Securail travaillent également avec des chiens de service.

 

La Police des Chemins de fer

La Police des Chemins de Fer (SPC) est une entité de la police fédérale chargée spécifiquement de la sécurité dans le cadre du transport de personnes et de biens par rail.

Son personnel (cadre théorique = près de 600 policiers et civils) remplit les missions de police de base et d’appui spécialisé sur les lignes ferroviaires et de métro, les gares, parkings, etc. Sa fonction « Recherche » notamment, l’implique dans la lutte contre la criminalité spécifique qui se développe dans et autour de gares : pickpockets, vols de câbles, trafic de stupéfiants, etc.

 

Conseils pratiques pour les usagers du rail

Préférez la compagnie d’autres voyageurs plutôt qu’un compartiment vide

Surveillez vos bagages surtout si vous les placez dans les espaces de rangement

Ne posez aucun objet de valeur de façon visible. Ne mettez pas votre portefeuille ou votre GSM dans la poche de votre veste car il peut être facilement subtilisé

La situation devient tendue ? Restez calme et sûr de vous mais évitez néanmoins de provoquer par le regard ou l’attitude

En cas d’agression, ne prenez pas de risque inutile pour protéger vos biens. Appelez immédiatement le numéro d’urgence 0800/30 230 (gratuit) ou la police (112).

 

Christian ARNOULD
Commissaire divisionnaire er

Source: secunews.be ©

 

 

Les détecteurs de mouvement pour l’extérieur

 

Les systèmes d’alarme placés à l’intérieur d’une habitation sont bien connus, les détecteurs de mouvement installés à l’extérieur sans doute moins. Quels types de détecteurs existent sur le marché ? Sont-ils efficaces lorsqu’ils sont reliés à un système d’alarme ?

 

 

Detecteur exterieur IBS

© Pascal Pintsch


Pour rappel, un détecteur de mouvement est un interrupteur qui se déclenche automatiquement quand il perçoit un mouvement dans son périmètre d’action. L’utilisation la plus fréquente de ce type d’appareil est le déclenchement d’un éclairage.

Mais il existe aussi des détecteurs de mouvement infrarouges qui sont couplés à un système d’alarme et qui permettent la détection d’une personne qui s’introduit dans un jardin ou une cour. 

Fixé sur un mur à l’extérieur et relié à votre système d’alarme, le dispositif va par conséquent détecter une présence et déclencher certaines actions, par exemple : 

  • Votre système d’alarme va se mettre en marche, provoquer sirène et transmission téléphonique.
  • L’alarme peut rester silencieuse mais envoyer un message vers une centrale ou votre gsm.
  • Un système audio peut s’enclencher grâce à des haut-parleurs qui vont diffuser un message : par exemple Attention, vous venez de pénétrer dans une propriété privée, si vous ne quittez pas immédiatement les lieux, un service de police va intervenir dans les minutes qui suivent.

 

Le détecteur extérieur avec éclairage

Le but premier du placement de ce détecteur est de permettre de rentrer chez soi, la nuit, sans se retrouver dans l’obscurité. Il est en effet plus sécurisant et plus facile d’ouvrir sa porte dans un environnement bien éclairé.

Ce type de détection est intéressant dès lors qu’il y a des maisons autour de la vôtre et mettra ainsi le voleur en lumière, permettant à vos voisins de voir la présence d’un intrus dans votre propriété. L’éclairage pourra surprendre l’éventuel cambrioleur et lui faire prendre la fuite.

N’oubliez pas cependant de placer le spot avec détecteur à une hauteur suffisante : lors de plusieurs visites après-vol, on s’est rendu compte que les spots placés à moins de deux mètres avaient été neutralisés par les auteurs.

Le désavantage de ce type d’éclairage est qu’il va se déclencher à tout moment et pas seulement au passage d’une personne (Chats, chiens, …).

 

Le détecteur de mouvements relié à un système d’alarme

Le premier usage, est la détection précoce de toute effraction. L’auteur sera repéré avant même qu’il n’ait eu le temps de s’attaquer à vos châssis. Le dispositif va déceler les moindres déplacements (mouvement et chaleur) et transmettre l’information qui déclenchera l’alarme.

 

Un détecteur peut protéger une façade entière de votre maison. Il est évidemment déconseillé de le placer sur la façade où se trouve l’entrée de votre habitation puisque des visiteurs sont susceptibles de venir sonner à votre porte.

Il est prévu pour résister aux intempéries et aux changements brusques de températures.

Sur le marché il y a plusieurs sortes de détecteurs mais il est recommandé de choisir un détecteur qui distingue l’être humain des animaux.

 

Il existe deux types de détection 

La détection périmétrique qui va protéger l’ensemble des issues d’une même façade. Ce système est recommandé lorsque l’environnement comporte beaucoup de végétations qui risqueraient de perturber la détection.

 

Dtection primtrique IBS 

 

La détection volumétrique qui va protéger un volume spécifique comme l’entrée d’un garage, une terrasse, le jardin, etc. Ici, le détecteur pourra être fixé sur une façade ou sur un poteau.

Dtection exterieur IBS

Les différentes catégories de détecteurs

  1. Infrarouge actif : émet un faisceau infrarouge qui, s’il est coupé, donne l’alerte
  2. Infrarouge passif : mesure le rayonnement infrarouge émis par les éléments présents
  3. Mouvement radar : émission d’ondes radio qui effectuent un aller-retour permanent entre le détecteur et un endroit précis.

Certains modèles peuvent combiner plusieurs technologies pour la détection de présence (détection infrarouge, ultrasons, détection sonore …). Cette combinaison est en effet souvent nécessaire pour les détecteurs extérieurs de manière à éviter tout déclenchement non justifié.

Il est clair qu’en choisissant des produits de qualité, installés dans les règles de l’art, les risques de déclenchement intempestif seront réduits.

 

Pascal PINTSCH

Commissaire de police

Conseiller en prévention vols de la zone de police de Semois et Lesse

Source: secunews.be ©

 

A propos

IBS existe depuis plus de 30 ans. La société fut fondée dans le souci d'apporter à ses clients une sécurité optimale.

Avec de nombreux collaborateurs et installations à travers tout le territoire national, IBS est un des principaux acteurs sur le marché belge en matière de sécurité.

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