Le Home-jacking : que faire ?

Se faire cambrioler est traumatisant. Mais lorsqu’il y a violence, la victime risque des séquelles importantes aussi bien à court-terme que de manière prolongée (peur, sentiment d’insécurité, etc.). S'il est plus rare que les cambriolages traditionnels, le home-jacking est malgré tout une forme de criminalité à laquelle on doit tenir compte.

  

Patrouille de nuit IBS

© Patrick Decorte

 

 

Le home-jacking, c’est quoi ?

Il s’agit du vol d’un véhicule au domicile de la victime, après avoir volé les clefs dans l’habitation ou l’une de ses dépendances (garage, etc.) avec recours à la violence et aux menaces. Par extension, le home-jacking concerne également les cambriolages où les auteurs surpris en flagrant délit, en viennent à la violence que ce soit pour conserver les objets dérobés ou encore, assurer leur fuite (COL 6/2001). Dans le cas du home-jacking, l’usage de la violence est donc une réaction à la situation et n’était pas envisagé dès le départ.

A ne pas confondre avec le home-invasion : les voleurs sont dans ce cas à la recherche d’objets particuliers/ciblés (argent, etc.) et ils utilisent directement la violence contre les occupants pour les obtenir plus rapidement.

Enfin, pour rappel, le vol garage concerne quant à lui le vol d'un véhicule, les auteurs s'emparant des clefs dans une habitation sans faire usage de violences ou menaces.

 

Quelles cibles ?

En Belgique et sur ces 10 dernières années, une centaine de vols du type home-jacking sont enregistrés par les services de police en moyenne par an. Régionalement, le phénomène est le plus présent en Wallonie suivie par la Flandre et la région Bruxelles-Capitale.

Le home-jacking est généralement commis par plusieurs auteurs et dans des zones résidentielles le plus souvent huppées ou – à tout le moins – laissant pressentir la présence d’objets à très haute valeur (voitures haut gamme, bijoux, etc.). A l’instar des cambriolages dans les habitations sans violence, les zones rurales sont également touchées notamment en raison d’un contrôle social moindre par rapport aux zones fortement urbanisées et des possibilités de fuite rapide (grands axes routiers, etc.).

Paradoxalement, les habitations munies de dispositifs de sécurité (alarmes, vidéosurveillance, coffres, etc.) peuvent pousser les cambrioleurs à recourir à la violence tant leur détection, et donc une interaction avec les victimes, peut être rapide.

 

 

Au-delà des mesures de sécurité physiques, les bons réflexes

- Veillez à ce que votre véhicule soit stationné si possible dans un endroit clos tel qu’un garage : la présence d’un véhicule devant une habitation permet aux auteurs de supposer le domicile qui y abrite les clefs ;

- Soyez discret : avant le home-jacking, certains auteurs déterminent leur cible notamment en parcourant les sites d’annonces de ventes de voitures ou autres médias. Cette phase leur permet de prendre contact, physiquement ou à distance, avec la future victime en se faisant passer pour un acheteur potentiel. De fait, évitez toujours de répondre à des numéros masqués et de communiquer votre adresse au premier contact et dans votre annonce ;

- Ne laissez jamais les clefs du véhicule sur le contact, dans le garage où il stationne ou dans une chambre : faire un juste compromis entre ne pas faciliter le vol et réduire les risques d’interactions entre auteurs/victime si malgré tout le vol est commis;

- Conservez une copie de vos documents de bord ainsi que la fiche d’identification de votre véhicule chez vous ;

 

 

Nez-à-nez avec les voleurs, que faire ? 

- Evitez tout geste brusque ou provocation (menaces, armes factices ou réelles, dévisager du regard, etc.);

- Coopérez et fournissez ce que les auteurs vous demandent. Votre sécurité et votre vie n’ont pas de prix ;

- Une fois les voleurs en fuite, ne partez pas à leur recherche, ne les coursez pas ;

- Appelez immédiatement les services de police et communiquez-leur le plus d’éléments possibles à propos des voleurs afin de renforcer les chances d’interception de ces derniers ;

- Ne touchez à rien dans l’habitation : des traces et indices peuvent être utiles aux policiers lors de leur arrivée et dans la suite de leurs investigations.

  

Sébastien Dormaels

Master en criminologie

 

Source: secunews.be ©

 

 

Prévenir les vols sur chantier : marquage, police locale et déductions fiscales

Récemment, nous avons rappelé que le vol sur chantier est un phénomène fréquent et qu'il représente des pertes annuelles très importantes, d'où la nécessité d'impliquer les personnels et contremaîtres dans un plan de sécurisation efficace. Nous passons ici en revue les autres mesures préventives possibles : enregistrement et marquage des matériels, collaboration avec la police locale et déductions fiscales pour la sécurisation des lieux de travail.

Ces mesures sont issues du principe de prévention situationnelle et couvrent – de façon ordonnée – les domaines : organisationnel, architectural, électronique et l’enregistrement. Ce dernier point sera développé à travers les mesures de marquage (du matériel) et de signalement. Nous concluons enfin par des informations quant aux avantages fiscaux dont les entrepreneurs peuvent bénéficier lors de la sécurisation de leur chantier.

  

Maitre Chien IBS

© G4S Belgium

 

 

Enregistrement

Dressez l’inventaire du matériel de valeur, notez les numéros de série ainsi que leurs caractéristiques spécifiques.

Identifiez et enregistrez les véhicules et machines, notamment à l’aide de photos. A cet effet, un formulaire d’enregistrement est disponible sur le site besafe.be : bien le remplir augmentera les chances de retrouver le matériel volé. Ce document permet également de réaliser correctement la déclaration de vol.

 

Marquage

Le matériel peut également être marqué afin de le rendre moins attractif au vol. Cela peut notamment se faire en posant un adhésif mentionnant «enregistré et photographié» sur chaque matériel à sécuriser ; cette mesure s’avère très dissuasive et décourageante pour les voleurs potentiels.

Différentes méthodes existent aussi telles que les systèmes «microdots» dont les marquages ne sont visibles qu’à l’aide d’une lumière ultraviolette.

 

Appel à la police locale

Demandez à la police locale – de la zone où se situe le chantier – de patrouiller à proximité. Vous pouvez également lui fournir des informations relatives aux périodes durant lesquelles les risques de vols sont les plus élevés ; par exemple, lorsqu’un grand nombre de matériels sont exposés ou lorsque le chantier est inoccupé.

Si néanmoins vous êtes victime d’un vol, contactez la police dans les plus brefs délais et donnez une description détaillée du matériel dérobé.

Les informations vers la police ne se limitent pas aux faits de vols; une déclaration peut également être motivée par le signalement d’irrégularités ou d’agissements suspects.

Enfin, vous pouvez également consulter un conseiller en prévention vol d’une commune ou d’une zone de police afin de rechercher – ensemble – la manière optimale de sécuriser votre chantier.

 

Avantages fiscaux

Des avantages fiscaux ont été prévus pour les entrepreneurs lors de l’achat de systèmes et matériels anti-effraction ainsi que pour des prestations de services spécialisés. Vous pouvez bénéficier de ces avantages de deux manières.

D’une part, à travers les déductions pour investissements en matériels de sécurisation : outre l’amortissement ordinaire, vous pouvez bénéficier d’une déduction complémentaire de 20,5%. Cette déduction s’applique sur les bénéfices de l’année au cours de laquelle vous avez acheté le matériel, à condition que celui-ci réponde à certains critères techniques. Les matériels pris en considération sont par exemple les barrières de sécurité de chantier, les serrures et autres systèmes de sécurité protégeant le matériel et charroi sur les chantiers.

D’autre part, il existe également une déduction des frais professionnels : celle-ci concerne les frais occasionnés par le recours à certains services en matière de sécurisation (ex: raccordement à une centrale d'alarme, entreprise de gardiennage, transport intelligent, etc.). Ces dépenses sont déductibles à 120% au lieu de 100%. La déduction s’opère pour l’année durant laquelle les frais ont été effectués. Dans le domaine de la construction, un tel service serait par exemple le recours au «gardiennage de consortium».

  

An Pues

Conseiller en prévention vol

Source: secunews.be ©

 

 

Canicule : comment se protéger ?

Que l’on parle de journée caniculaire, de nuit tropicale ou encore de vague de chaleur, le problème reste le même : l’augmentation importante de la température extérieure fait courir des risques pour la santé des personnes. Alors, mieux vaut prévenir que guérir en suivant quelques conseils simples.

  

ibs canicule

© IMPACT360

 

 

Qu’est-ce qu’une canicule ?

L’Institut royal météorologique parle de journée caniculaire lorsque la température maximale dépasse les 30°C. Lorsque trois journées caniculaires se succèdent, on parle de vague de chaleur. De même lorsque cinq journées à plus de 25°C se suivent.

 

Quels sont les risques pour la santé ?

Ils sont nombreux : déshydratation, coups de soleil, insolation, violents maux de tête, nausées, insomnies, agitation, convulsions, épuisement, vertiges, voire perte de connaissance. Ces risques sont encore plus importants pour les enfants, les personnes âgées et/ou isolées. Les personnes cardiaques et souffrant de problèmes respiratoires doivent également prendre des précautions lors de périodes caniculaires.

 

Comment réduire les risques ?

• Boire régulièrement de l’eau, sans attendre d’avoir soif. Attention : les boissons alcoolisées, très sucrées et à base de caféine favorisent la déshydratation ;

• Ne pas faire d’effort physique important, éviter de sortir aux heures les plus chaudes ;

• En cas de sortie, porter un chapeau et des vêtements clairs et légers, mettre de la crème solaire. Prenez vos précautions si vous êtes exposé au soleil, n'oubliez pas que la peau des enfants est extrêmement sensible aux rayons UV ;

• Fermer les portes, fenêtres, tentures (rideaux) ou stores le jour, aérer la nuit ;

• Se rafraîchir en usant d’un brumisateur le jour et d’un ventilateur la nuit, prendre une douche, etc. ;

• Ne pas laisser un bébé dans une voiture exposée au soleil ou à la chaleur ;

• Si vous devez prendre des médicaments, demander conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

 

Autres bonnes réactions

En cas d’inquiétude quant à la santé d’une personne, appelez immédiatement un médecin ou formez directement le 112.

Signalez également à la commune les cas de personnes isolées à risque que vous connaîtriez.

 

 

Sandrine Mathen

Secouriste à la Croix-Rouge de Belgique

 

Source: secunews.be ©

 

 

Voyages à l’étranger : se prémunir contre le vol

Les voyages sont souvent synonymes de détente, de décontraction. Mais des vacances peuvent tourner au cauchemar si l’on est victime d’un vol ou que l’on perd ses documents. Voici quelques conseils utiles pour bien profiter de votre séjour. Ils visent à prendre un minimum de précautions avant votre départ, et adopter ensuite un comportement vigilant lorsque vous êtes sur place.

  

IBS vol etranger

© Patrick Decorte

 

 

Avant de partir …

• Renseignez-vous sur votre destination. Dans certains pays, le «vol à la tire» est récurrent, certaines régions peuvent présenter des risques liés à des remous politiques, des conflits latents ou une criminalité spécifique.

• Faites une copie de tous vos documents d’identité (carte d’identité, passeport, etc.) : ces copies pourront vous faciliter les démarches en cas de vol ou de perte.

• Encodez votre n° de registre national, et les différents numéros utiles :

Card Stop : 070 344 344 ou depuis l'étranger +32 70 344 344,

Doc Stop : 00800 2123 2123 ou +32 2 518 2123.

• N’oubliez pas de sécuriser votre domicile. Relisez les conseils de précautions à prendre à ce sujet.

• Voyagez "léger" : dans la mesure du possible, évitez d’emporter trop de liquidités. Ne prenez avec vous que les documents et les cartes bancaires indispensables : votre carte SIS, par exemple, ne vous sera d’aucune utilité.

• Si vous emportez votre ordinateur, faites une sauvegarde avant le départ. Ne sous-estimez pas les risques de vol de votre portable et de vos données confidentielles.

Les bons gestes sur place

• Placez vos documents et objets de valeur en lieu sûr (coffre de l’hôtel, etc.). Si cela s’avère impossible, évitez de ranger tous vos documents au même endroit. 

• Lors de vos excursions, rappelez-vous qu’un touriste est vite repéré. Il représente une cible de choix pour les pickpockets, particulièrement dans des lieux très fréquentés tels que les marchés. N’affichez aucun signe extérieur de richesse.

• Tenez votre sac devant vous en cas d’affluence. Ne laissez jamais sans surveillance un bagage ou autre colis.

• Séparez argent, clés et documents d’identité que vous portez sur vous. Mettez-les dans une poche intérieure fermée et dans une pochette ventrale.

• Si vous devez vous séparer de votre GSM, ou de votre ordinateur portable, retirez la batterie et/ou la carte SIM.

  

Dominique Lemaire et Christian Arnould

Source: secunews.be ©

 

 

Piscines privées : attention aux accidents !

 

Chaque année, des accidents par noyade surviennent dans les piscines privées ou pièces d’eau, la plupart du temps par manque de précautions. Parmi les victimes principales, de jeunes enfants entre 1 et 5 ans décèdent ou en conservent des séquelles lourdes. Quels sont les risques pour les enfants et comment les prévenir ? En bref, quelques conseils …

securite piscine IBS

© Secunews.be



Les risques de noyade mais pas seulement …

• Noyade : un tout petit peut se noyer dans 20-30 centimètres d’eau d’une pataugeoire. Deux minutes suffisent pour qu’un enfant coule à pic et sans bruit ;

• Hydrocution : plonger brusquement dans une eau froide après une exposition prolongée au soleil, un repas copieux, un effort intensif, etc., peut entraîner un choc thermique dans l’eau et la perte de connaissance suivie d’une noyade ;

• Chutes graves : le fait de glisser lourdement et heurter le bord du bassin, de sauter dans l’eau et tomber violemment sur un des nageurs, etc. ;

• Intoxication à la suite de projections oculaires ou cutanées, d'ingestions accidentelles de produits d’entretien (chlore, etc.), local mal ventilé ou stockage incorrect.

 

Comment éviter les accidents ?

Indépendamment des baignades

• L’accès à la piscine ne doit pas être physiquement possible pour un enfant (voir les dispositifs prévus par la règlementation française), qu’il s’agisse de vos enfants ou de petits voisins qui seraient tentés de se baigner en votre absence ;

• Apprenez à vos enfants à se familiariser avec l’eau et à nager dès l'âge de 5 ou 6 ans. Expliquez les dangers et interdisez-leur de s’approcher seuls de la piscine ;

• Veillez à ce que les produits chimiques soient hermétiquement fermés, séparés physiquement les uns des autres et stockés hors de portée des enfants. Contrôlez très régulièrement la qualité de l’eau, éloignez les enfants et respectez les consignes de sécurité (gants, lunettes de protection, aérer …) lorsque vous manipulez les produits.

 

Pendant la baignade

• Avant de permettre aux enfants de nager, rappelez de manière claire les consignes de prudence (ne pas pousser ou se bagarrer au bord, entrer progressivement dans l’eau, ne pas sauter à proximité d’un nageur, etc.) et faites-les respecter strictement ;

• Ne laissez jamais vos enfants (et même ados) jouer seuls au bord du bassin ou dans l’eau, ne les quittez pas même pour un bref moment, qu’ils aient ou non des brassards, un gilet flottant ou une bouée. Si plusieurs invités sont présents, convenez de l’adulte chargé spécifiquement de la surveillance ;

• Empêchez les baignades durant les heures de midi, endéans les deux heures après les repas ou un effort physique intense. Evitez également d’exposer les enfants trop longtemps au soleil.

 

Et si vous séjournez en France ?

S’il n’existe aucune réglementation spécifique dans notre pays, la France oblige par contre, depuis 2006, les propriétaires de piscines privées de plein air, enterrées ou semi-enterrées, d’équiper celles-ci d’un dispositif de sécurité répondant à des normes précises afin de les rendre inaccessibles aux enfants de moins de 5 ans.

Les propriétaires ont le choix entre plusieurs installations

• Une barrière de protection (norme NF P90-306) souple ou rigide d'une hauteur d'au moins 1,10 m avec un système de verrouillage d’accès ;

• Une alarme sonore de piscine (norme NF P90-307) placée à la surface de l'eau ou autour du bassin ;

• Une couverture (norme NF P90-308) souple ou rigide fermant le bassin : volet roulant automatique, couverture à barres, couverture tendue à l'extérieur des margelles, fond de piscine remontant ;

• Un abri de piscine (norme NF P90-309) entièrement et convenablement fermé.

 

Cette obligation de sécuriser l'accès à la piscine concerne également les centres de vacances, les hôtels, campings, etc. Mais la règlementation en question ne vise pas les piscines situées dans un bâtiment, les piscines posées sur le sol, gonflables ou démontables et bien sûr les pièces d’eau.

 

Deom Francis et Christian Arnould

Source: secunews.be ©

 

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IBS existe depuis plus de 30 ans. La société fut fondée dans le souci d'apporter à ses clients une sécurité optimale.

Avec de nombreux collaborateurs et installations à travers tout le territoire national, IBS est un des principaux acteurs sur le marché belge en matière de sécurité.

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