Comment puis-je protéger la porte de garage contre le cambriolage ?

 

Lorsqu’on vise à se protéger des intrusions, la porte de garage est souvent négligée, à tort bien évidemment. Elle permet en effet d’accéder discrètement au véhicule, à des vélos et à nombre d’objets ainsi que bien souvent au reste de l’habitation. Ce point faible peut-il être sécurisé et comment ?

 

porte garage IBS

© Patrick Decorte



Les types de portes de garage

Vous avez plusieurs types de portes de garage, leur protection nécessitera donc une approche différente. Voici les plus courantes :

 

La porte de garage battante ou pliante composée de deux panneaux ou plus

La porte de garage basculante débordante

La porte de garage basculante à contrepoids ou ressorts

La porte sectionnelle

 

La porte (souvent en bois) à ouverture battante ou pliante de plusieurs panneaux

L’un de ces panneaux servant de porte, les autres pourront facilement être bloqués à l’aide de verrous placés au niveau du sol et sur la partie supérieure du panneau. Le verrou à tige ronde placé au niveau du sol est le plus efficace (forer le sol avec une mèche du même diamètre que la tige).

Pour ce qui est de la porte elle-même, il est indispensable d’y placer une serrure avec un pêne qui pénètre la gâche de 2 cm minimum ou un pêne à crochet ainsi qu’un cylindre avec rosace ou plaque de sécurité. Possible aussi : une serrure en applique à 3 points de fermeture

 

La porte basculante débordante

Il s’agit d’une porte qui, lors de son ouverture, déborde sur l’extérieur. Elle est munie d’une poignée centrée verrouillable en façade et est guidée par des rails. Elle peut être dotée d’un portillon.

Il existe plusieurs façons de la protéger contre le vol :

La manière la plus simple et la moins coûteuse consiste à forer un trou dans les rails de la porte et d’y placer une tige métallique pour empêcher l’ouverture. Evidemment, il sera impossible d’ouvrir le garage par l’extérieur, il faudra donc quitter la maison par une porte ayant une protection suffisante.

Une autre solution, placez un verrou avec serrure donnant à l’extérieur de la porte. Optez pour un système de fermeture à 3 points qui confère une sécurité supplémentaire (2 points latéraux dans le bas de la porte et 1 point sur la partie supérieure)

Placer un système anti-ouverture qui se fixe au sol, au pied de la porte et qui nécessitera l’usage d’une clef pour être enlevé.

 

La porte basculante non débordante

La porte s’ouvre sans déborder sur l’extérieur.

Ici le système à fixer au sol est quelque peu différent. Fixé au sol mais également à la porte, il se débloque à l’aide d’une clef. 

La solution préconisée en premier lieu pour la porte de garage basculante débordante est bien sûr d’application en présence de rails.

La porte sectionnelle

En général, cette porte est motorisée et dispose d’un dispositif de verrouillage anti-soulèvement.

Vous pouvez placer un clavier à code à l’extérieur ce qui permettra d’ouvrir la porte sans utiliser la commande électrique. Vous pourrez ainsi donner l’accès à la maison à la personne qui est chargée de la surveiller lors de vos vacances, vous pourrez lui donner un code provisoire sans devoir lui donner une clef qu’elle pourrait perdre.

N’oubliez pas de faire placer une batterie dans le boîtier du système d’ouverture afin que la porte puisse s’ouvrir même en cas de panne de courant ; une batterie n’est pas systématiquement fournie lors de l’achat d’une porte sectionnelle.

 

Pascal PINTSCH

Commissaire de police,

Conseiller en prévention vol de la zone de police de Semois et Lesse

Source: secunews.be ©

 

 

Protégez-vous des arnaques sur la voie publique

 

On vous aborde sur la voie publique pour vous proposer de signer une pétition ou verser de l’argent à une bonne cause ? Soyez vigilant, il peut s’agir d’un escroc abusant de votre générosité ou d'une bande organisée rompue à quémander ou distraire leur cible pour la voler.

Restez donc sur vos gardes lorsqu’on en appelle à votre générosité et familiarisez-vous avec les arnaques les plus fréquentes.

 

 

arnaque rue ibs

© IMPACT 360



Modes opératoires les plus fréquents

La fausse pétition

C’est le cas le plus courant : une personne vous propose de signer une pétition. Elle est persuasive et la cause est touchante : il s’agit de sauver des réfugiés, de soutenir une ONG, de cotiser pour un enfant malade ou encore de secourir des animaux abandonnés.

 

Le faux handicap

Parfois, ce sont des jeunes filles en groupe qui se disent muettes et qui insistent lourdement en vous suivant ou en vous barrant la route. Parfois une personne seule ou accompagnée d'un enfant vous demande une participation financière pour des soins ou médicaments et elle peut même devenir agressive en cas de refus.

 

Le faux sondage

Un individu prétexte un formulaire d’enquête pour vous poser quelques questions. Il se rapproche pour bien comprendre et noter vos réponses. Lorsqu’il repart, votre portable ou un objet de valeur déposé près de vous a disparu.

 

Les faux vendeurs

Une personne vous arrête dans la rue en vous proposant des gaufres ou de petits objets au profit d’enfants abandonnés ou de refuges d'animaux. Soit les marchandises doivent être payées à l’avance et ne seront en fait jamais livrées à domicile, soit le prix des objets est trop élevé. Dans tous les cas, l'association servant de prétexte, pour autant qu'elle existe réellement, ne verra jamais l'argent.

 

Quelques conseils pour éviter les arnaques

• Méfiez-vous par principe de toute situation qui sort de l’ordinaire, gardez votre sacoche contre vous et vos autres sacs ou colis sous contrôle

• Ne poursuivez pas une conversation si de l’argent vous est uniquement demandé

• S’il s’agit d’une ONG, les ambassadeurs sont facilement reconnaissables à leur T-shirt et leur logo. En outre, ils ne vous demanderont pas d’argent liquide. Refusez tout dialogue si ces conditions ne sont pas respectées

• Méfiez-vous doublement si la pétition est en anglais. Il n’y a aucune raison pour qu’un organisme présente une pétition dans une langue étrangère au pays

• En cas de doute, prévenez la police. S’il s’agit de personnes agissant au nom d’une ONG, prévenez l’organisation. Elle vous sera reconnaissante de protéger ainsi sa réputation.

• Dans tous les cas, restez sur vos gardes. Durant la discussion avec le quémandeur, il n'est pas exclu qu'un complice profite de votre distraction pour vous voler. Relisez nos conseils de vigilance au sujet des pickpockets.

 

Michèle ORBAN

Chargée de veille documentaire

Source: secunews.be ©

 

 

Passages à niveau : ne prenez pas de risques !

 

Quels conseils de prudence lorsqu’on aborde un passage à niveau ? Que faire lorsque son véhicule est immobilisé sur les rails ? Dans la majorité des accidents, les conducteurs de véhicule et piétons impliqués sous-estiment les risques et s’engagent lorsque les barrières sont en mouvement voire fermées, malgré la sonnerie et les feux rouges ! 

En Belgique, on recense en moyenne un accident par semaine lors des traversées de passages à niveau, et en 2017 le décès de neuf victimes.

Gare Train IBS

 © Patrick Decorte



Impossible d’éviter l’impact d’un train en marche

Un train a besoin d’une longue distance pour freiner jusqu’à l’arrêt complet : à 90 km/h, il lui faut 800 mètres pour s’arrêter contre 70 mètres pour une automobile !

En juin 2018, la vidéo d’une simulation réalisée en conditions réelles (1) montre la force d’impact d’une locomotive lancée à 75 km/h contre une voiture immobilisée sur les rails d’un passage à niveau. Le véhicule est percuté à l’arrière gauche et projeté plusieurs mètres plus loin, tandis que la locomotive ne parvient à s’immobiliser que beaucoup plus loin. Les pompiers ont dû désincarcérer les trois mannequins installés à bord de la voiture.

La prudence est de mise à chaque passage à niveau

L’usager, même impatient, doit se rendre à l’évidence : on franchit un passage à niveau comme on aborde un carrefour dans lequel on n’est pas prioritaire. Il s’agit de redoubler de prudence et de respecter les dispositifs de sécurité prévus dans le code de la route et mis en place par INFRABEL, à savoir les panneaux de signalisation, les signaux lumineux et sonores ainsi que les barrières.

 

Comment franchir un passage à niveau ?

Ralentir à l'approche du passage à niveau, concentrer son attention sur les barrières, les signaux lumineux et sonores.

Ne pas franchir le passage si la sonnerie retentit et les feux rouges s'allument, même si les barrières ne s’abaissent pas encore.

Ne pas redémarrer tant que les barrières ne sont pas complètement relevées ET attendre que les signaux lumineux et sonores vous autorisent le franchissement.
Les barrières peuvent en effet stopper leur remontée et brusquement redescendre à l’approche d’un second train fort proche du premier : l’usager imprudent se retrouvera alors bloqué sur les rails.

S’assurer de ne pas être immobilisé sur le passage à niveau, ne s’y engager qu’à condition d’être certain de pouvoir le franchir en une fois (file de véhicules …).

Pas de sonnerie, de signaux lumineux ni de barrières ? Ralentir et prendre le temps de regarder attentivement à gauche et à droite pour voir si un train arrive.

La plupart des accidents sont dus à l’impatience d’usagers qui ne respectent pas la signalisation et franchissent le passage à niveau au moment où les barrières entament leur descente ou leur remontée ou, ne voyant pas de train, slaloment entre les barrières fermées (piétons).

 

Que faire lorsqu’on est immobilisé sur les rails ? 

En cas de panne sur les rails ou d’immobilisation à cause d’un bouchon, un seul réflexe : sortir de la voiture avec les passagers et quitter le passage à niveau. Puis utiliser le téléphone placé à proximité pour être localisé plus rapidement.

Si la voiture est seule sur les rails et bloquée par les barrières, il ne faut pas hésiter à les défoncer : le passage à niveau passera en mode en alarme, ce qui modifiera la signalisation en amont et permettra au train de ralentir peut-être à temps.

  

Franchir un passage malgré l’interdiction = infraction du 4ème degré

Il est interdit de franchir un passage à niveau lorsque les feux sont au rouge, le signal sonore retentit et les barrières entament leur descente ou ne sont pas totalement remontées.

Franchir un passage à niveau dans ces conditions, constitue une infraction du 4e degré, avec renvoi devant le tribunal de police. Les peines sont une amende importante et une déchéance du permis, que l’usager conduise un véhicule, se déplace à pied ou à vélo au moment de l'infraction.

 

(1) INFRABEL, Crashtest

 

Francis DEOM et Christian ARNOULD

Source: secunews.be ©

 

 

"Smash and Grab" : le vol au Bélier, vol éclair !

 

Bien loin du cambriolage subtil et silencieux, le modus operandi du vol à la voiture bélier procède d'une action extrêmement violente puisque c’est au moyen d’un véhicule, d’armes de choc ou d’objets en tout genre, que la vitrine, la façade ou la porte d’une surface commerciale sont percutées en vue de se saisir d'un butin.

Bien qu’en baisse, le phénomène ne peut être négligé au regard de son coût particulièrement élevé ; en effet, les dégâts occasionnés par l’attaque dépassent souvent ceux du vol proprement dit.

Nous aborderons ici la question du modus operandi et des solutions préventives. Des conseils pratiques plus détaillés feront l’objet d’un prochain article.

 

Vol au belier IBS

© Federale police-DJB



Mode opératoire : quelques minutes suffisent …

La brochure Mieux vaut prévenir que guérir publiée en 2010 par la FEB en collaboration avec la police judiciaire fédérale, ainsi que certaines recherches, décrivent le mode opératoire de ce type de cambriolage de manière détaillée.

 

Rarement le fruit d’un acte impulsif ou improvisé, le processus se fait en 4 étapes :

- Une reconnaissance des lieux 

précède l’acte afin de repérer les zones de vulnérabilité de l’établissement (alarmes, caméras, solidité du portail, etc.) et l’intérêt des biens à voler. Travail d’équipe avant tout, il est très rare de ne voir qu’un seul auteur : complices pour repérer les lieux, personnes chargées de neutraliser les dispositifs de sécurité, chauffeurs expérimentés, exécutants pour le vol proprement dit, etc.

- L’intrusion,

soit l’enfoncement d’une partie de l’établissement, peut se faire à l’aide d’une voiture, généralement volée, soit à l’aide d’objets divers se trouvant souvent près de la cible (blocs de béton, poutres, plaques d’égouts, etc.). Bien que la voiture-bélier puisse être envoyée à toute vitesse pour percuter la vitrine, une approche plus lente est plus commune et ce, afin de minimiser les risques d’alerte (diminution du bruit) et les risques d’éclats (éviter les blessures et les traces des auteurs, etc.).

- Le vol du butin

se fait aussitôt la brèche ouverte. Les commerces les plus ciblés sont les stations services, les petits commerces (librairies, nightshops, etc.) ou encore les distributeurs de billets. Les objets prisés sont, outre l’argent, des produits pouvant être facilement recelés et revendus : tabac, alcool, vêtements haut de gamme, électro, bijoux, etc.

- La fuite

s’opère à l’aide d’un véhicule également volé dans les environnements immédiats et se fait généralement via une voie différente de celle de l’intrusion. Le vol au bélier ne prend que quelques minutes et de fait, déjoue l’efficacité des dispositifs de sécurité (alarme, temps d’intervention des services de Police, etc.).

  

Des solutions concrètes, globales et variées

Les dispositifs de techno-prévention restent l’une des solutions de base ; les mesures organisationnelles (bien fermer les voies d’accès, inventaire d’objets de valeurs, etc.), électroniques (alarmes, caméras, etc.), urbanistiques (piliers, voies fermées, etc.) et mécaniques (volets, coffres-forts, etc.) atténuent les risques d’un cambriolage sous toutes ses formes.

Le Partenariat Local de Prévention pour indépendants (PLP-I) permet également d’accroître le contrôle social et de diminuer les risques d’effraction. Il consiste en l’instauration d’un réseau (commerçants, citoyens, police locale) axé sur la collaboration et donc l’échange d’informations. De sorte qu’un membre ayant constaté des agissements suspects (repérage, présence douteuse d’un véhicule, etc.) peut alerter ou sensibiliser les acteurs concernés.

Outre les incitants fiscaux prévus pour les aménagements contre le vol, des subsides spécifiques sont parfois également prévus pour contribuer à la dissuasion.

 

Sébastien DORMAELS

Licencié en Criminologie

Source: secunews.be ©

 

 

Les présomptions de légitime défense. 

Pour rappel, la légitime défense ne peut être invoquée qu’en cas de défense proportionnée à une agression actuelle ou imminente, injuste et contre les personnes, en l’absence de tout autre moyen raisonnable de protection.

 

legitime defense IBS

© IMPACT 360
 

Il arrive toutefois que, dans certains cas, le législateur présume que la personne a agi en état de légitime défense, eu égard aux circonstances particulières de la cause, alors qu’elle ne remplit pas a priori les conditions de base pour pouvoir l’invoquer... Ainsi, une riposte disproportionnée à l’agression ou en réponse à une agression contre les biens (et non contre les personnes) pourrait, contre toute attente, être couverte par la légitime défense par le biais d’une des deux présomptions établies par le législateur.

Ces présomptions de légitime défense répondent à des conditions qui leur sont propres et elles ne s’appliquent que dans des hypothèses strictement déterminées par la loi.

 

Se défendre la nuit, après escalade ou effraction de l’habitation par l’agresseur

L’article 417, alinéa 2 du Code pénal instaure une première présomption de légitime défense moyennant le respect de différentes conditions de temps et de lieu : Est présumée avoir agi en état de légitime défense la personne qui repousse, pendant la nuit, un agresseur ayant franchi par escalade ou effraction les clôtures, murs ou entrées d’une maison ou d’un appartement ou de leurs dépendances.

Mais un hangar est-il une dépendance ? Quand commence et s’arrête la nuit ? Le juge appréciera ces différents éléments de fait, non définis par la loi, en se référant aux circonstances concrètes de la cause. Ainsi, par exemple, un crépuscule pourrait être qualifié de «nuit» au vu du mauvais éclairage des lieux, de la saison d’hiver, etc.

Une fois ces conditions remplies, la personne est présumée avoir agi en état de légitime défense. Il est toutefois possible de démontrer l’inverse en établissant qu’elle n’a pas pu croire à un réel danger pour sa personne ou autrui, que ce soit comme but direct, ou indirect en cas de résistance, de l’agresseur.

 

Légitime défense en réponse à un vol avec violences

L’article 417, alinéa 3 du Code pénal instaure une seconde présomption de légitime défense lorsque la personne se défend contre des auteurs de pillage ou de vol avec violences. Si la notion de pillage est actuellement tombée en désuétude, cette présomption continue à trouver application dans tous les cas de vols avec violences contre les personnes, tels qu’un hold-up avec prise d’otage ou encore une extorsion.

Contrairement à la première présomption évoquée, cette seconde présomption de légitime défense ne peut être renversée. Cela n’équivaut toutefois en aucun cas à une autorisation de poursuivre l’acte de défense contre l’agresseur alors que tout danger a disparu.

 

Inapplicabilité des présomptions de légitime défense

Lorsqu’il est impossible d’invoquer l’une des présomptions de légitime défense, faute d’en remplir les conditions, ou que la présomption a été renversée, la personne agressée ne se trouve pas pour autant démunie. Selon les circonstances, il lui est encore permis de soulever le principe général de la légitime défense de l’article 416 du Code pénal ou encore d’autres arguments juridiques, tels la contrainte, l’état de nécessité ou encore la provocation dans le cadre de l’exercice de sa défense en justice, en vue d’obtenir un acquittement ou une diminution de peine. Encore faut-il en remplir les conditions...

Marie Forthomme
Substitut du Procureur du Roi près le TPI de Liège

Source: secunews.be

 

A propos

IBS existe depuis plus de 30 ans. La société fut fondée dans le souci d'apporter à ses clients une sécurité optimale.

Avec de nombreux collaborateurs et installations à travers tout le territoire national, IBS est un des principaux acteurs sur le marché belge en matière de sécurité.

N° d’entreprise : BE 0426.405.367
N° du ministère de l’intérieur : 20046630
N° agréation incert : A-0024b

Contact

Avenue Mercator 1

1300 Wavre

Téléphone: 0800 20 199

Email: info@ibs-security.be