Vols à la tire : quelques précautions avant de partir ...

Les périodes de vacances, les grands évènements festifs et sites touristiques sont privilégiés par les pickpockets, très à l’aise parmi les foules qui se pressent dans les transports et les espaces de rassemblements bondés, lorsque les participants profitent de l’ambiance générale et sont moins attentifs.

 

vol a la tire IBS

© Berty Goudriaan

 

Avant de rejoindre le centre-ville ou un évènement de masse : 

• n’emportez que l’argent et les documents réellement indispensables pour la journée. Préférez les cartes de banque, mémorisez vos codes secrets

• conservez à domicile, dans un endroit sûr, les numéros de vos cartes de banques, documents d’identité, numéro de série de votre GSM, etc.

• encodez les numéros de téléphone Card Stop et Doc Stop, de votre banque et de l’organisme émetteur de vos cartes de crédit dans votre GSM. Mais n’y enregistrez pas cependant des données confidentielles

• mettez votre portefeuille et votre GSM en sécurité dans une poche intérieure fermée ou dans une ceinture ventrale

• séparez vos cartes bancaires et vos clefs, des documents mentionnant votre adresse

• préparez votre abonnement, ticket d’accès ou monnaie à l’avance, afin de ne pas devoir sortir votre portefeuille.

 

N'oubliez pas également de prendre certaines mesures préventives concernant votre smartphone ( verrouillage, track & trace, paramétrage, etc.) afin d'augmenter vos chances de le retrouver en cas de vol et surtout de limiter l'exploitation frauduleuse des données professionnelles/privées qui y sont stockées (vol d'identité, extorsion, etc.).

 

Christian Arnould
Commissaire divisionnaire er

Source: secunews.be

 

 

L’utilisation de cameras mobiles de surveillance : quels changements ?

Drones, bodycams, dashcams, ANPR mobiles… les caméras mobiles sont de plus en plus employées par les particuliers mais également par les acteurs de la sécurité – privés ou étatiques – pour lesquels ces dispositifs sont devenus une nécessité dans la rationalisation et l’efficacité de leurs moyens. Quels changements majeurs la nouvelle Loi caméras apporte-t-elle en la matière ?

 

En effet, les caméras mobiles se voient appliquer quelques règles particulières qu’il peut être intéressant de se remémorer.

 

  

camera mobile IBS

© Bedfordshire Police

 

Loi caméra VS caméra mobile

Un régime spécifique s’applique aux caméras mobiles conformément à la loi sur les caméras de surveillance. Celle-ci reste toutefois applicable à l’installation et à l’utilisation de toutes caméras de surveillance dont le but est de prévenir, constater ou déceler les délits contre les personnes ou les biens ; prévenir, constater ou déceler les nuisances au sens de l’article 135 de la nouvelle loi communale ; maintenir l’ordre public et qui a pour finalité "d’assurer la surveillance et le contrôle" dans certains lieux.

Si la finalité poursuivie par le traitement d’images n’est pas la surveillance et le contrôle, la loi ne s’appliquera donc pas. C’est par exemple le cas pour les caméras utilisées lors d’évènements festifs afin de collationner des vidéos récréatives. Attention malgré tout, il faut alors se référer aux règles de la loi vie privée et parfois aux règles applicables à l’utilisation de drones mais nous ne développons pas ces règles ici.

Une caméra de surveillance mobile est la caméra de surveillance qui est déplacée au cours de l’observation afin de filmer à partir de différents lieux ou positions. Cela ne concerne donc que les caméras " qui ne sont pas fixées à un endroit pendant le temps de la surveillance, mais que l’on déplace au cours de l’observation, tout en recueillant des images ".

 

Règles spécifiques : qui peut les utiliser et dans quelles circonstances?

Les services de police peuvent avoir recours à des caméras mobiles de manière visible dans le cadre de leurs missions, après autorisation préalable de principe du conseil communal - sauf en cas d'urgence motivée, où un accord oral est valide -, lorsqu'il s'agit d'une zone de police ou du ministre de l'Intérieur, pour les services de la police fédérale. Cette autorisation n’est pas requise dans les lieux dont ils sont gestionnaires. Le champ d’application restreint que nous connaissions, à savoir, la limitation aux cas de grands rassemblements, est donc élargie par la loi. Les caméras mobiles peuvent toujours être utilisées en vue de contrôler le respect des règles de circulation .

En dehors d’une utilisation policière, les caméras de surveillance mobiles ne peuvent être aussi utilisées dans les lieux ouverts (non pourvus d’une enceinte et accessible librement) en vue de la reconnaissance automatique de plaques d'immatriculation, par ou pour le compte des autorités communales.

Il s’agit de prévenir, constater ou déceler des incivilités et de contrôler le respect des règlements communaux en matière de stationnement payant. .

L'utilisation des caméras mobiles ne peut alors être confiée qu'au personnel désigné par la loi pour exercer des missions de constatation, à savoir, la police et les agents constatateurs habilités.

L’avis positif du conseil communal de la commune est évidemment rendu après consultation du chef de corps de la zone de police et détermine la durée de validité de cet avis.

Dans les lieux fermés (délimités par une enceinte visible) accessibles ou non au public, la caméra mobile n’est légale qu’utilisée par des agents de gardiennage qui satisfont à toutes les conditions prévues par la loi pour la commande de ces systèmes. L’utilisation est par contre légale dans un lieu fermé où personne n'est supposé être présent mais également à des fins personnelles ou domestiques, dans un lieu fermé non accessible au public. A l’exception de ce dernier cas, la décision d'utiliser des caméras de surveillance mobiles est cependant notifiée aux services de police.

 

Ambre Vassart
Juriste spécialisée en droit administratif - Union des Villes et communes de Wallonie

Source: secunews.be ©

 

 

Peut-on engager des volontaires pour la surveillance d’événements ?

Un organisateur peut-il encore engager des volontaires pour des missions de surveillance ? Lors de l’organisation de manifestations, le fait de pouvoir ou non engager des volontaires, plus particulièrement pour des activités de surveillance, est en effet d’une importance vitale pour la viabilité financière des associations.

A l’article 3,7°, la nouvelle loi (02 octobre 2017) réglementant la sécurité privée et particulière définit les activités de surveillance lors d’événements comme des « activités de gardiennage » exclusives : le contrôle d’accès, la libération des passages, le contrôle aux sorties, la protection des podiums, la vérification des accès aux places VIP, le contrôle “backstage” et la surveillance des installations. D’où la question : dans quelles circonstances est-il encore possible d’engager des volontaires ?

Le régime du volontariat, décrit à l’article 24 de la loi en question, se présente sous la forme d’un service interne de gardiennage qui exerce exclusivement des activités de contrôle de personnes et/ou d’accompagnement dans la circulation et peut uniquement être réalisé avec le concours d’un personnel propre ou avec des personnes qui présentent un lien manifeste avec les organisateurs. Le législateur veut ainsi éviter que les services de gardiennage soient fournis par des tiers, qui ne sont pas des sociétés de sécurité, comme des clubs canins, des organisations de sports de combat ou des centres de bodybuilding.

 

surveillance events IBS

 © Jean-Pierre Ruelle



A quels critères les volontaires doivent-ils répondre ?

Les activités dites de gardiennage peuvent uniquement être exercées sous le régime du volontariat si toutes les conditions suivantes sont réunies :

Il s'agit exclusivement de l'exercice d'activités de contrôle de personnes et d'accompagnement dans la circulation ;

Les personnes employées aux "activités de gardiennage" sont des membres de l'association organisatrice et elles agissent sous la forme d'un service interne de gardiennage ;

Les activités ne peuvent être organisées que sporadiquement par l'organisateur – ce qui signifie une fréquence ne dépassant pas trois à quatre fois par an ;

Les personnes qui exercent des "activités de gardiennage" ne peuvent le faire que de manière sporadique ;

Elles ne peuvent le faire que gratuitement. Toute rémunération en nature ou pourboire leur est interdite.

 

Qui peut devenir volontaire ?

Les volontaires ou bénévoles employés à des missions de surveillance doivent répondre aux conditions suivantes :

Les personnes ne peuvent pas avoir été condamnées (même avec sursis) à une seule sanction pénale ou correctionnelle.

Elles doivent correspondre au profil défini pour les agents de sécurité, à savoir:
→ Le respect des droits et des droits fondamentaux des citoyens et le respect des valeurs démocratiques
→ Démontrer intégrité, loyauté et discrétion
→ Etre capable de faire face au comportement agressif et de le contrôler
→ Absence de relation suspecte avec le milieu criminel
→ Absence de risque pour la sécurité interne et externe de l’Etat et pour l’ordre public

Avoir leur résidence principale légale en Belgique depuis au moins trois ans ;

Ne pas exercer certaines professions (détective privé, armurier) ou des activités qui, si elles sont exercées par un tel volontaire ou bénévole, peuvent constituer un danger pour l'ordre public ;

Ne pas avoir été membre d'un service de police au cours des cinq années précédentes ;

Ne pas être membre d'une société de sécurité ou d'un service de sécurité interne ;

Avoir atteint l'âge de 18 ans (pour les exécutants) ou de 21 ans (pour la direction de l'équipe de volontaires ou bénévoles).

Pour les volontaires, aucune formation n’est exigée, ni aucune obligation de test psychotechnique. Et il y a également une exemption de porter une carte d’identification.

 

Qui décide de l’engagement de volontaires ?

Dans tous les cas, c’est au bourgmestre d’accorder les autorisations, après avis obligatoire du chef de corps de la police locale.

L'organisateur enverra donc toujours une liste avec les volontaires qu'il propose d'employer pour les missions de sécurité. Les dispositions administratives (formulaires, délais, ...) pour une telle demande diffèrent d'une commune à l'autre. S'informer bien à l'avance et en temps opportun est donc recommandé !

 

Fernand Hollevoet

Advisor Law Enforcement – G4S Belgium

Source: secunews.be ©

 

 

Le film anti-effraction pour décourager le cambrioleur

Comment empêcher un cambrioleur de forcer une fenêtre sans barreaux ni verre feuilleté ? Souvent, les conseillers en prévention vol constatent que les fenêtres n’ont que très peu, voire aucune protection. Si le remplacement complet des châssis n’est pas envisagé, ils recommanderont de placer un ou des verrous, une clenche à clef sur la fenêtre existante … Reste la vitre, partie très fragile, composée de simple, double ou triple vitrage.

 

bris vitre IBS

© Free Images



La fenêtre sans protection ne posera pas de problèmes au voleur

Souvent, en cas d’effraction, le cambrioleur brisera la vitre pour avoir accès à la clenche. Ce qui lui permettra de rentrer aisément dans votre habitation. La vitre de votre habitation ne résistera qu’une fraction de secondes aux coups portés par le voleur.

Pour rappel, les trois éléments principaux d’une fenêtre, dite de sécurité sont :

  • Les poignées de fenêtre avec serrure à clé.
  • Les verrouillages à tête champignon qui garantissent une protection anti-décrochement contre les effractions à l’aide d’un tournevis ou d’un pied de biche. Attention à ne pas les confondre avec les têtes rondes présentes sur la majorité des fenêtres, celles-ci assurant uniquement l’étanchéité.
  • Le verre feuilleté composé d’un minimum de quatre couches de PVB (Polyvinyl butyral).

 

Les atouts du film anti-effraction

Si vous n’avez pas la possibilité de placer du verre feuilleté, il existe une solution alternative qui est le film anti-effraction.

Ce film autoadhésif s’applique sur une surface vitrée ordinaire, sur la face intérieure de la vitre. En renforçant le vitrage, il retarde l’effraction et peut la déjouer. En cas de choc, la vitre va s’étoiler et le verre restera en place, comme dans le cas du verre feuilleté.

Le film anti-effraction offre pas mal d’avantages :

  • Il résiste aux chocs et évite les éclats de verre
  • Il résiste au feu car il se consume sans créer de flammes
  • Il sert de protection contre les vents violents en évitant que les débris de verre ne tombent à l’intérieur de l’habitation
  • Il peut éviter les blessures en cas de bris de vitre accidentel
  • Il peut également se placer sur une porte d’intérieur en verre, ce qui évitera les blessures suite à une chute.


Si vous n’êtes pas bricoleur ou si vous n’êtes pas sûr de vous, il est conseillé de faire appel à des professionnels pour le placement de ce type de film qui existe en plusieurs épaisseurs, en fonction de la performance attendue et de la grandeur de la vitre. Le film doit se poser en continu, c’est-à-dire qu’il faudra un seul film par vitrage, sans raccord.

Vérifiez également que le produit possède une certification délivrée à la suite de tests permettant d’évaluer la résistance des matériaux de protection contre l’intrusion (Temps de résistance en fonction du type d’outil utilisé par le malfaiteur).

Les vitrages sont régis par la norme Européenne EN 356, anti-vandalisme et anti-effraction.

À titre informatif, ce type de film peut être utilisé pour protéger les vitres des voitures. En effet, si le pare-brise est composé de verre feuilleté ce n’est pas toujours le cas des vitres latérales.

 

Autres conseils

N’oublions pas qu’aucun système n’est infaillible mais il doit être dissuasif : plus la résistance est forte, plus vite l’auteur sera découragé dans sa tentative de pénétrer chez vous.

Il ne faut évidemment pas se limiter à placer un film sur la vitre. Le bris de vitre n’étant pas la seule façon de pénétrer par la fenêtre.

Il est conseillé de placer une clenche à clef, ce qui empêchera le voleur, s’il arrive à faire un trou dans la vitre, d’y passer la main pour actionner la clenche.

De plus, celle-ci évitera le vol à la chignole, technique qui consiste à forer un trou dans le châssis à l’aide d’une perceuse, puis d’introduire une tige métallique permettant de faire pivoter la clenche.

Sur le châssis, placez un ou plusieurs verrous si la fenêtre ne possède pas de verrouillages à tête champignon.

Le jour où vous décidez de changer vos châssis pour améliorer l’isolation de votre maison, il serait dommage de ne pas saisir cette occasion pour rendre l’accès à votre habitation plus sécurisé.

Le conseiller en prévention vol de votre zone de police (ou commune) vous donnera les informations utiles pour vous aider dans votre choix. Sa visite est gratuite, n’hésitez donc pas à faire appel à lui.

 

Pascal Pintsch

Commissaire de police,
Conseiller en prévention vol de la zone de police de Semois et Lesse

Source: secunews.be ©

 

 

Si un voleur arrache votre sac à main ...

Malgré les précautions que vous auriez pu prendre avant de partir et en cours de route, vous pouvez être victime d’un arrachage de sac à main. Les auteurs peuvent être à pied ou motorisés, surgir derrière vous ou, au contraire, vous croiser dans la rue : vous serez dans la plupart des cas, surprise par le caractère brusque de l’agression.

 

Sans que le risque d'agression en rue ne devienne une obsession, retenez ici les recommandations élémentaires. Pour rappel, un article précédent résumait les précautions à prendre AVANT de quitter le domicile (documents d'identité et clés hors du sac à main, ne pas enrouler les sangles autour de votre bras ou main, etc.).

 

Vol sac IBS

 © S. van Malleghem



Vol ou tentative de vol de sac à main : comment réagir ?

• Si vous avez l’impression d’être suivie par un individu à pied, retournez-vous pour signifier à cette personne que vous l'avez vue et rejoignez au plus vite des passants ou le commerce le plus proche. N’hésitez pas à appeler la police

 

• Si vous constatez qu'une voiture vous suit, courez dans la direction opposée

 

• En cas d’agression, ne retenez pas votre sac. Recevoir des coups ou tomber violemment sur le sol est beaucoup plus grave que la perte de votre sac

 

• Criez le plus fort possible et appelez au secours, cela dissuade généralement les agresseurs

 

• Portez plainte immédiatement au bureau de police le plus proche en cas d'agression

 

• Communiquez le vol de votre carte de banque à Card-Stop (070/344.344) accessible 24/24 heures et 7/7 jours.

  

Christian Arnould
Commissaire divisionnaire er

Source: secunews.be ©

 

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Avec de nombreux collaborateurs et installations à travers tout le territoire national, IBS est un des principaux acteurs sur le marché belge en matière de sécurité.

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