Porte à porte : prudence lorsqu’un inconnu vous propose ses services !

Les exemples ne manquent pas pour illustrer les risques de la vente de services à domicile. Un ouvrier sonne à votre porte : il lui reste de l’asphalte et il vous propose de refaire votre allée pour un prix défiant toute concurrence. En travaillant chez des voisins, un artisan a vu qu’il vous manquait une tuile, ou vous propose un taillage de haie à prix d’ami… mais il faut vous décider tout de suite !
  
Plus l’occasion semble bonne, plus vous avez des raisons de vous méfier. Il arrive en effet très souvent que ces personnes soient des faux artisans, profitant de la crédulité ou de la vulnérabilité des personnes seules pour extorquer de l’argent. Après la remise de l’acompte, certains disparaissent purement et simplement. D’autres exécutent un travail baclé.

Le présent article émet des conseils de prudence dans le cadre de la vente de services à domicile. Il a été précédé d’un premier article consacré aux dispositions légales qui protègent le consommateur : l’existence d’un contrat précis, le délai de réflexion, l’autorisation délivrée par un guichet d’entreprise ainsi que les modalités à respecter par les vendeurs qui font du porte à porte. Un second article a traité quant à lui des précautions à prendre face à un représentant qui propose l’achat d’un bien à domicile.  

 

porte a porte IBS

© Secunews.be

 

Si un artisan se présente à votre porte 

• N’ouvrez pas la porte si vous êtes seul et qu’il s’agit d’un inconnu• N’ouvrez pas la porte si vous êtes seul et qu’il s’agit d’un inconnu
• Refusez CATEGORIQUEMENT tout travail qui doit se faire tout de suite ! Une période de 7 jours est obligatoire entre le moment où l’artisan vous propose ses services et le moment où il exécute ses travaux
• Exigez de voir sa carte de commerce ambulant : celle-ci est obligatoire.

Si vous avez l’intention d’accepter la proposition

• Demandez un devis détaillant les travaux ou réparations à effectuer, leur prix, la date de prestation et leur durée.• Demandez un devis détaillant les travaux ou réparations à effectuer, leur prix, la date de prestation et leur durée.
• Demandez les coordonnées du prestataire et dites-lui que vous le recontacterez si son offre vous intéresse : cela vous laissera le temps de vérifier les conditions et modalités de son offre et comparer les prix de ses concurrents
• Sachez que la loi limite à 700 euros la vente d’un service se rapportant à l’aménagement de la maison ou du jardin.

 

Si vous décidez d’accepter ses services

• Echelonnez les paiements : un acompte raisonnable au début, une partie pendant et le solde à la fin des travaux• Echelonnez les paiements : un acompte raisonnable au début, une partie pendant et le solde à la fin des travaux
• Ne payez pas d’acompte immédiatement. Attendez les 7 jours réglementaires
• Une facture est obligatoire et un exemplaire doit vous être remis
• La facture doit mentionner les coordonnées de l’artisan, la date, le prix à payer et un descriptif des travaux. N’acceptez pas une facture qui ne contient pas ces critères.
• Utilisez un moyen de paiement qui laisse des traces, ou exigez un reçu

En cas d’arnaque

• Portez plainte au commissariat de police locale• Portez plainte au commissariat de police locale
• Déposez une plainte en ligne au SPF économie
• Tournez-vous vers une association de défense des consommateurs, leurs conseils sont souvent judicieux.

En collaboration avec les services du SPF Economie


Michèle Orban, Information Broker 

Source: secunews.be ©

 

 

Nuisances sonores : quand recourir à la police ? 

Confronté à des bruits très gênants, comment pouvons-nous réagir ? Dans un premier temps, il est conseillé de trouver des solutions amiables, comme nous l’avons explicité dans l’article précédent. Face à certaines situations plus problématiques, lorsque les désagréments dus au bruit perdurent et que les tentatives de concertation ont échoué, le recours à des instances officielles s’impose. A qui faire appel dans pareils cas ?

  

nuisance sonore IBS

© Kato Peeters

 

La médiation peut aider

En premier lieu, il convient de savoir que pour favoriser la discussion, un «médiateur» peut aider, de manière neutre, à conduire le dialogue entre voisins. Il peut s’agir d’un syndic, d’un gérant ou d’un gardien d’immeuble, d’un membre du comité de quartier, d’un employé des services communaux ou associatifs de médiation, etc.

La médiation a pour but de concilier les parties et d’éviter une procédure judiciaire. Même si un procès est en cours, l’appel à un médiateur constitue toujours une solution de dialogue moins pénible que les processus judiciaires.

 

Se plaindre à l’administration communale

Face au responsable de nuisances sonores qui tarde à réagir dans un délai raisonnable ou qui refuse tout simplement de le faire, en l’absence de réaction de sa part, il est possible d’introduire une plainte auprès de l’administration communale concernée, par un courrier au Bourgmestre, au Service Urbanisme ou Environnement, au Service Médiation, .... Dans ce cadre, il n’est pas rare que les administrations communales sollicitent l’intervention des services régionaux compétents dans la lutte contre les infractions environnementales (IBGE, DPE, ...).

 

Intervention des services de police

En situation urgente (ex. : tapage nocturne ou diurne) ou face à l’absence de réaction de la personne responsable des nuisances, on peut faire appel aux services de police qui se déplaceront afin de constater les nuisances sonores et, si possible, d’y mettre un terme.

Si le bruit causé dépasse les normes acceptables de la vie en société (trouble de la tranquillité publique) ou si une réglementation est violée (ex. : infraction au règlement communal qui interdit d’utiliser une tondeuse le dimanche), les services de police auront la possibilité de demander au responsable de limiter les nuisances sonores voire d’y mettre un terme et pourront le cas échéant dresser un procès-verbal de constat de l’infraction. Un PV sera par conséquent adressé au Parquet compétent. Il s’agit du début d’une procédure judiciaire classique qui peut cependant être longue et coûteuse.


Parfois, pour objectiver les nuisances sonores, il conviendra de faire appel à des agents spécifiquement formés pour mesurer le niveau de bruit causé en vue de constater que les activités contreviennent aux dispositions de réglementations particulières fixant éventuellement des normes acoustiques maximales (ex. : le bruit causé par l’utilisation tous les week-ends d’une salle des fêtes mal insonorisée). Ces mesures sont généralement effectuées par des services spécialisés, formés à l’utilisation de sonomètres : fonctionnaire de police OPJ spécialisés, agents OPJ de l’IBGE ou de la DPE, ....

 

Recours au juge de paix

Avant de se lancer dans une procédure judiciaire classique, on peut à tout moment introduire une demande de conciliation auprès de la justice de paix. Outre sa formation juridique et son expérience à régler des litiges, le juge de paix possède des connaissances psychologiques adaptées notamment aux conflits de voisinage.

Cette conciliation est gratuite et se fait par simple envoi d’une lettre auprès du juge de paix territorialement compétent. Si la conciliation échoue, il reste encore la possibilité d’intenter un procès devant la justice de paix, procédure assez simple, rapide et peu coûteuse par rapport à la procédure judiciaire classique.


Christophe Romboux

Commissaire divisionnaire, Chef de corps de la zone de police de Huy

Source: secunews.be

 

 

Eviter les vols et le racket dans les transports publics

De manière générale, les transports publics belges ne sont pas confrontés à des problèmes récurrents de sécurité mais il n'en reste pas moins que le nombre de délits recensés chaque année dans les trains, trams, bus et métro reste significatif et ce malgré les efforts déployés par la SNCB, De Lijn et la STIB. Les faits délictueux les plus fréquents ? Les vols et le racket.De manière générale, les transports publics belges ne sont pas confrontés à des problèmes récurrents de sécurité mais il n'en reste pas moins que le nombre de délits recensés chaque année dans les trains, trams, bus et métro reste significatif et ce malgré les efforts déployés par la SNCB, De Lijn et la STIB. Les faits délictueux les plus fréquents ? Les vols et le racket.


Au-delà des mesures prises par les polices locales et les sociétés de transport, rappelons quelques conseils de vigilance individuelle.

  

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© Secunews.be

 

Ne sous-estimez pas les risques de vols dans les transports publics

• Mettez votre portefeuille en sécurité, dans une poche intérieure fermée ou dans une ceinture ventrale. Préparez votre abonnement, ticket d’accès ou monnaie à l’avance, afin de ne pas sortir votre portefeuille lorsque vous êtes moins attentif • Mettez votre portefeuille en sécurité, dans une poche intérieure fermée ou dans une ceinture ventrale. Préparez votre abonnement, ticket d’accès ou monnaie à l’avance, afin de ne pas sortir votre portefeuille lorsque vous êtes moins attentif 

• Tenez votre sac à main (à dos) contre vous, fermeture vers l’intérieur 

• Surveillez vos colis ou bagages, déposez-les si possible devant vous 

• Restez vigilant, surtout si une personne vous bouscule ou vous aborde pour un motif futile. N’oubliez pas que les pickpokets agissent en groupe et profitent des mouvements de foule ou créent des incidents pour détourner l’attention.

 

Face à une menace de racket

Si un ou plusieurs auteurs veulent vous intimider : Si un ou plusieurs auteurs veulent vous intimider : 

- Efforcez-vous de ne pas paniquer et contrôlez votre respiration ; inspirez et expirez régulièrement et profondément 

- Evitez toute attitude provocante ou à l’inverse, de soumission. Parlez lentement et clairement, restez courtois tout en vous montrant déterminé 

- Si les agresseurs sont armés ou ne vous laissent pas le choix, donnez ce qu’on vous demande. Votre intégrité physique est plus importante que l’argent.



Christian Arnould 
Commissaire divisionnaire er

 

Source: secunews.be ©

 

 

Extincteur à domicile : mode d’emploi !

Disposer d’un voire de plusieurs extincteurs à la maison est recommandé. Après les avoir choisis en fonction de critères définis dans notre article précédent, il faut savoir où les installer et découvrir comment pouvoir les utiliser de façon efficace avant de se retrouver dans le contexte stressant d’un incendie.

  

Extincteur domicile IBS

© ANPI

 

Comprendre les indications de manipulation

Une fois l’extincteur choisi, la première chose à faire est de lire sa notice, voire de prendre conseil auprès du technicien. Un extincteur se vide en quelques secondes, mieux vaut ne pas attendre l’incendie !


Où placer l’extincteur ?

L’extincteur doit être placé dans un endroit visible et facile d’accès, comme le hall d’entrée, tout en veillant à ne pas gêner la circulation des personnes. Il vaut mieux prévoir un extincteur par étage, voire plusieurs si l’étage dépasse 200m².

Dans les pièces à risque, il est aussi indiqué d’en placer : cuisine, garage, etc. Etant donné son poids, le fixer à une hauteur inférieure à 1m20 facilite sa manipulation.

 

Comment manipuler l’extincteur ?

• retirer la goupille de sécurité ;

• appuyer vivement sur le bouton/percuteur afin de mettre l’extincteur sous pression ;

• tester l’extincteur ;

• s’accroupir et respecter la distance recommandée pour le type d’extincteur (CO² : 1m, eau/mousse : 2-3m, poudre : 3-4m) ;

• diriger le jet vers la base des flammes ;

• ne pas intervenir dans un local enfumé ou sur des feux importants ;

• appeler le 112 le plus rapidement possible et dans tous les cas afin que des professionnels examinent la situation et écartent tout danger de reprise.

Après utilisation, l’extincteur devra être contrôlé et à nouveau rempli par le fabricant.

 

Tenez également compte ...

• Un seau d’eau est efficace sur de nombreux foyers, sauf huiles brûlantes et appareils électriques sous tension

• Sur un feu de friteuse, on utilisera de préférence une couverture d’extinction car un extincteur mal utilisé peut propager les flammes hors de la friteuse. Ne JAMAIS jeter de l’eau sur la friteuse car les flammes se décupleront violemment

• Avant d’éteindre un feu de gaz avec un extincteur, coupez au préalable l’alimentation sinon vous risquez l’explosion.

Article précédent : Un extincteur pour maîtriser de petits incendies à la maison

Sandrine Mathen, Secouriste
Jean-Paul Charlier, Commandant Services Incendie er

Avec la collaboration d’ANPI

Source: secunews.be

 

 

Les avertisseurs radars : quels risques en cas d’utilisation ?

Situer précisément un radar, fixe ou mobile, est matériellement possible avec des détecteurs de radars. Si cela ne suffit pas, il est même possible de les empêcher de mesurer la vitesse du véhicule au moyen de brouilleurs, dispositifs accessibles sur internet et surtout, interdits ! Qu’en est-il de nos GPS et autres avertisseurs de radar tels que les Coyote, Tomtom et autres applications mobiles de plus en plus nombreuses et assistant notre conduite au quotidien ?

  

avertisseur radar ibs

© Free Images

 

Détection ou recensement ?

Les avertisseurs de radars tels que nous les connaissons (wikango, coyote, etc.) se distinguent des détecteurs de radars dans la mesure où, s’appuyant sur la technologie GPS, l’avertisseur ne fait que recenser des informations routières à travers une base de données régulièrement mise à jour. L’appareil ne mobilise aucune technologie/fonctionnalité permettant de situer à lui seul la présence d’un radar.

Parmi ces informations, figurent bien entendu les notifications faites par la communauté d’utilisateurs de ces plateformes et relatives à la présence de radars fixes ou mobiles.

Par conséquent, il ne s’agit pas ici de détection de radar à proprement dit mais d’un système de communication rapportant les signalements émis directement par les utilisateurs d’avertisseurs. De fait, la précision et validité de ces informations ne sont pas garanties.

 

Radars ou zones dangereuses ?

Les avertisseurs sont qualifiés d’«outils d’aide à la conduite» et n’ont pas pour principale finalité le repérage des radars. Afin de lever l’ambiguïté, les constructeurs ont progressivement revus leur système notamment en se limitant au renseignement des zones dites « dangereuses » approximatives où se trouve potentiellement un radar ou contrôle routier sur base de données provenant d’autres utilisateurs.

Ces nuances par rapport aux détecteurs de radars, font des avertisseurs (physiques ou apps) des dispositifs tolérés dans certains pays et totalement légaux en Belgique.

 

Et à l’étranger ? des réglementations différentes

Il est cependant impératif de se renseigner préalablement à vos trajets à l’étranger. La tolérance et la réglementation en matière d’utilisation des avertisseurs varient fortement en Europe.

En effet, si les avertisseurs de radars sont autorisés en Belgique, Pays-Bas, Espagne ou encore l’Italie, certains pays interdisent son utilisation (Autriche, Irlande, etc.) voir même son transport (Suisse).

De plus, des pays comme la France ou l’Allemagne par exemple, n’autorise l’usage de l’avertisseur que si celui-ci est en mode bridé (signalement approximatif des zones à risque).

 

Pays où il y a interdiction ? Quelques conseils d’usage

Avant le passage à la frontière :

→ Désinstallez les apps (waze, coyote mobile, etc.) de vos appareils (smartphone, tablette, etc.) ;

→ Désactivez la fonction « alerte radar » de votre GPS s’il en dispose et du système de navigation intégré de votre véhicule si celui-ci en est muni ;

→ Désactivez et rangez l’appareil hors portée de main;

→ Si vous arrivez en Suisse, où l’usage et le transport d’avertisseurs de radars sont interdits, sachez que la Douane peut procéder à la fouille de votre véhicule et de votre smartphone.

 

Par conséquent, il est recommandé de ne pas embarquer un tel dispositif à bord. Si la Suisse est un pays de transit vers une autre destination, vous pouvez toujours vous le faire envoyer par la poste ou à un point d’enlèvement hors Suisse.

 

Sébastien Dormaels
Licencié en criminologie

Source: secunews.be ©

 

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