Impliquer le citoyen dans les plans de prévention : mode d’emploi

Comment susciter l’adhésion de la population et stimuler sa participation dans la prévention de la criminalité ? Privilégier l’échange d’informations entre les acteurs locaux et les habitants d’un quartier permet en effet d’assurer une meilleure gestion de la sécurité tout en renforçant le tissu social entre les résidants. De cette démarche globale impliquant l’ensemble des acteurs concernés découle un plan d’action, ainsi que l’émergence de nouveaux comportements adoptés par les participants eux-mêmes.

 

Maison communale IBS

© Zone POLBRUNO

 

Les mécanismes de participation :


Il n’y a pas un modèle unique de participation citoyenne. Les outils mis en place dépendent des problèmes spécifiques dans un quartier donné, de la configuration de l’espace et de la typologie des résidants.

- La consultation : les autorités communales cherchent parfois à récolter l’opinion et les suggestions des habitants afin d’adapter au mieux leur plan d’action à la situation réelle du terrain. Ils organisent alors une consultation sur une question déterminée.

Concrètement, il peut s’agir d’une simple enquête publique, d’une consultation populaire ou d’une réunion d’information au cours de laquelle les participants sont également consultés. Dans certains cas, la commune désigne des personnes-relais chargées de récolter les problèmes et d’en faire part aux autorités. La méthode peut aussi être un peu plus élaborée, comme la création d’un conseil consultatif, c’est-à-dire d’une assemblée de personnes, désignées ou élues chargées par le conseil communal de rendre un avis sur une question.

- La concertation : plus que la consultation, la concertation signifie un véritable partenariat entre différents acteurs. Dans ce cas de figure, les habitants ne donnent pas seulement leur avis à propos d’un problème mais ils participent à la mise en place d’un plan d’action. On y retrouve la police locale, les autorités communales, des associations de citoyens ou de riverains et les habitants désireux de s’investir.

- Le partenariat local de prévention : le partenariat local de prévention (PLP) est une sorte de consultation qui met en place une réelle collaboration entre la police locale et les habitants d’un quartier déterminé.


Partant du principe que la surveillance sociale est un facteur déterminant dans la lutte contre la criminalité et la diminution du sentiment d’insécurité, cette association structurée vise avant tout à responsabiliser le citoyen quant à la sécurité de son quartier en facilitant la communication avec les autorités (agissements suspects, problèmes locaux, etc.). D’autres types de partenariats vont plus loin que l’échange d’informations, notamment en impliquant les citoyens dans certaines activités de prévention. C’est par exemple le cas du projet «PopPol» (ZP Vesdres), où des citoyens-«veilleurs» exécutent des passages réguliers en complément des surveillances réalisées par les services de police.

 

Le processus d’une concertation citoyenne

L’organisation d’une participation citoyenne se déroule en trois phases:

- Une séance d’information lors de laquelle sont présentés le thème et les différents partenaires ;
- Une concertation entre les acteurs ;
- La mise en place concrète des actions envisagées.

Ce processus, qui doit rester le plus transparent possible, passe nécessairement par les étapes suivantes :

- Définir les objectifs;
- Identifier les acteurs et les limites géographiques;
- Délimiter les grandes étapes de l’élaboration du projet;
- Organiser le travail de l’équipe de projet;
- Valider les règles ensemble (convention, chartes, etc.);
- Clarifier les rôles et missions des porteurs et des responsables du projet;
- Planifier les dépenses.

La communication appliquée par rapport au projet reste un facteur critique de succès. Il peut être notifié par les journaux d’information communaux, la presse locale ou les médias sociaux. De cette manière, les habitants de la commune sont informés et les personnes intéressées peuvent y adhérer.

 

L’apport des outils numériques

La communication a fortement évoluée avec le développement d’internet. Les réseaux d’alertes et d’échange d’information se sont multipliés. Le citizensourcing se répand, c’est-à-dire des outils numériques capitalisant des idées recueillies auprès des citoyens. C’est le cas, chez nous, de la plateforme numérique CitizenLab, qui offre aux habitants de Bruxelles la possibilité de co-créer leur ville en établissant le dialogue entre la ville et ses habitants.


Concernant les PLP, des plateformes de partage d’information, comme «Voisins vigilants», regroupent une communauté où les citoyens et les commerçants s’informent mutuellement et informent la police de tout fait suspect.

Michèle Orban, Chargée de veille


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Source: secunews.be

 

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